Meyomessala International
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique

Votre panier est vide.

Aucun résultat
Voir tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique
Aucun résultat
Voir tous les Résultats
Meyomessala International
Aucun résultat
Voir tous les Résultats

Djaïli Amadou Amal : Prix Goncourt des lycéens 2020

« Les Impatientes », roman qui raconte la polygamie et les mariages forcés, a décroché le prix rendu à sa 33e édition. Il a été préféré, le 2 décembre, à l’issue d’une réunion en visioconférence d’un jury national de lycéens, dans une compétition qui l’opposait à cinq autres.

Huguette Pem par Huguette Pem
3 décembre 2020
dans Actualités, Culture, Flash Infos
Reading Time: 3 mins read
Accueil Culture
24.8k
PARTAGES
29.2k
VUES
FacebookTwitterWhatsapp

Le ministère français chargé de l’Education nationale en partenariat avec la Fnac et le Réseau Canopé organisent le Prix Goncourt des lycéens sous le haut patronage de l’Académie Goncourt. L’objectif est de faire découvrir aux lycéens la littérature contemporaine et de susciter l’envie de lire. Le Prix Goncourt des Lycéens 2020 est décerné, le 2 décembre, à Djaïli Amadou Amal, de nationalité camerounaise, pour son roman « Les Impatientes ».

A la suite des délibérations en classe, cinq auteurs étaient encore en lice face à Djaïli Amadou Amal : Miguel Bonnefoy (Héritage), Lola Lafon (Chavirer), Hervé Le Tellier (L’Anomalie), Maud Simonnot (L’enfant céleste), et Camille de Toledo (Thésée, sa vie nouvelle). Le roman « Les Impatientes », paru aux éditions Emmanuelle Collas, donne la parole à trois femmes peules à qui l’on ne cesse d’assener « Munyal », patience en peul, pour leur faire accepter leur destin et sa violence induite, le mariage forcé et la polygamie. « Je suis une femme africaine, je vis au Cameroun et donc j’ai décidé de parler de cette société du point de vue des femmes car on ne donne pas assez la parole aux femmes et surtout pas dans le Sahel », insiste-t-elle Djaïli Amadou Amal.

Née en 1975 à Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, d’une mère égyptienne et d’un père camerounais, Djaïli Amadou Amal est une combattante. Mariée à l’âge de 17 ans à un quinquagénaire qu’elle ne connaissait pas, elle parvient, cinq ans plus tard et dans la difficulté, à divorcer.

Dix ans plus tard, elle se remarie mais est victime de violences conjugales. Alors qu’elle parvient à s’échapper de l’emprise de cet homme, il kidnappe ses deux filles pour la faire revenir. Dans le même temps, elle s’accroche pour terminer un BTS en gestion, seules études que son époux l’a autorisée à suivre, même si elle admet qu’elle aurait préféré faire des études littéraires.

Son salut, elle le trouvera dans la littérature. D’abord la lecture, qui lui permet de « s’évader ». Elle dévore les livres de l’autrice sénégalaise Mariama Bâ ou du Malien Seydou Badian Kouyaté, avant de prendre la plume, pour pouvoir « dire ce qu’elle ressent ». Son tout premier texte, elle décidera toutefois de ne pas le publier. En 2010, elle finit par sauter le pas avec « Walaande », l’art de partager un mari, qui raconte l’attente sans fin de quatre femmes mariées au même homme. Le livre est un succès en librairie au Cameroun, pays où elle accède à la notoriété. En 2012, elle est invitée au Salon du livre de Paris.

Dans « Les Impatientes », la romancière décrit, dans un style simple et rythmé par des phrases courtes, une société patriarcale qui brise les femmes. Et d’énumérer : « le mariage précoce et forcé comme l’une des premières violences, le viol conjugal qu’on ne veut pas reconnaitre comme tel, les violences physiques et enfin la polygamie comme violence morale ».

La romancière s’attache aussi à montrer à quel point les femmes, d’abord victimes, reproduisent de manière inconsciente ces violences, que ce soit dans le cadre de l’excision ou du mariage forcé où le rôle de la mère « dans la persuasion et le harcèlement » de la jeune fille est important, selon elle. « Ces femmes n’agissent pas ainsi par méchanceté mais parce qu’elle n’ont connu que ce système qu’elles ont pour rôle de reproduire », souligne la romancière, pour qui il faut une « prise de conscience des femmes ». Pour aider à cette prise de conscience, elle a créé dès 2012 l’association Femmes du Sahel, qui œuvre en faveur de l’éducation des filles de la région.

Vues: 467
Article Précédent

« Jondé ma » : une chanson de Tao, la reine du Sahel

Article Suivant

Régionales au Cameroun : Paul Biya accorde un financement aux candidats chefs traditionnels

D'autres Articles

CAN Féminine 2026: Le Cameroun sacré pour la première fois
Actualités

CAN Féminine 2026: Le Cameroun sacré pour la première fois

18 août 2026
Hécatombe à Ndikiniméki: L’assistance du Président Paul Biya aux victimes
Actualités

Hécatombe à Ndikiniméki: L’assistance du Président Paul Biya aux victimes

17 août 2026
Balongo Exploration: La SNH et Octavia scellent l’accord de production
Actualités

Balongo Exploration: La SNH et Octavia scellent l’accord de production

17 août 2026
CAN Féminine 2026: Michaely Bihina propulse le Cameroun en finale
Actualités

CAN Féminine 2026: Michaely Bihina propulse le Cameroun en finale

14 août 2026
Eau Potable: La CAMWATER entame sa métamorphose digitale
Actualités

Eau Potable: La CAMWATER entame sa métamorphose digitale

13 août 2026
Cameroun : Allègement des droits de douane sur les produits européens
Actualités

Cameroun : Allègement des droits de douane sur les produits européens

13 août 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Boutique

  • Meyomessala Hebdo Supplément du 18 Août 2026 Meyomessala Hebdo Supplément du 18 Août 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebo du 10 Août 2026 Meyomessala Hebo du 10 Août 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo Supplément du 03 Août 2026 Meyomessala Hebdo Supplément du 03 Août 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 27 Juillet 2026 Meyomessala Hebdo du 27 Juillet 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 13 Juillet 2026 Meyomessala Hebdo du 13 Juillet 2026 500 CFA
Flash Infos
18 août 2026
CAN Féminine 2026: Le Cameroun sacré pour la première fois
17 août 2026
Hécatombe à Ndikiniméki: L’assistance du Président Paul Biya aux victimes
14 août 2026
CAN Féminine 2026: Michaely Bihina propulse le Cameroun en finale
13 août 2026
Eau Potable: La CAMWATER entame sa métamorphose digitale
13 août 2026
Cameroun : Allègement des droits de douane sur les produits européens
10 août 2026
CAN Féminine 2026: Le Cameroun brise la malédiction Nigériane
5 août 2026
Séjour du Président Paul Biya à l’étranger : Le Gouvernement rassure
5 août 2026
CAN Féminine 2026: Le Cameroun au rendez-vous des quarts de finale
5 août 2026
Recensement Général: Le Cameroun opte pour une nouvelle prorogation
29 juillet 2026
CAN Féminine 2026: Les Lionnes à l’assaut de leur premier sacre

QUI SOMMES NOUS

Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que des acteurs économiques. C’est une publication et une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais spécialisée dans la communication écrite et cybernétique.

Follow us

Catégories

  • Actualités
  • Chronique
  • Culture
  • Dossiers
  • Economie
  • Flash Infos
  • International
  • Non Classé
  • Politique
  • Santé
  • Société
  • Sports

NEWSLETTER

  • Accueil
  • Qui sommes nous
  • Contact
  • Boutique
  • Panier
  • Afrique Monde

© 2026 Groupe Byssen

error: Content is protected !!
Aucun résultat
Voir tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique

© 2026 Groupe Byssen