Des scènes dignes d’un casting professionnel pornographique. Les camerounais se sont réveillés avec des images devenues virales sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, WhatsApp et Telegram. À l’affiche, des policières, pratiquant le lesbianisme, dans un bureau administratif, en l’occurrence Christelle Eboa, Officier de police deuxième grade au Commissariat Central numéro 1 de Yaoundé, mariée et mère d’enfants, en compagnie d’une autre commissaire de police, dont l’identité n’a pas été révélée à ce stade de l’enquête. Cette dernière expose sans pudeur ses formes généreuses, et fait partie des actrices de ce film d’un autre genre. À la caméra, Josué Ossomo, Commissaire divisionnaire, Chef de la délégation régionale de la Sûreté Nationale pour la Région du Centre. Les faits se sont déroulés dans son bureau selon les premiers éléments concordants. Ce commissaire, a d’ailleurs été suspendu à l’immédiat par le Délégué Général de la Sûreté Nationale en personne Martin Mbarga Nguélé, et remplacé par Mbiti Alinda, ex-Délégué Régional de la Sûreté Nationale pour l’Extrême-Nord.
En effet, les trois cadres de la Police nationale, ont été conduits dans les locaux du Groupement Spécial d’Opérations (GSO), réputé pour être la Police des Polices, qui conduira cette enquête sensible sur fond de mœurs. À travers cette nouvelle affaire, c’est tout le corps de la Police Nationale qui voit son image dégradée aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale. D’abord à cause des pratiques contre-nature interdites par la loi camerounaise, ensuite les faits qui se déroulent dans un bâtiment officiel de la Police, et enfin, l’usage des outils numériques à des fins pornographiques par des fonctionnaires de l’État. La situation est suffisamment grave, car la Sûreté Nationale est le premier vivier de renseignements prévisionnels et primaires pour les autorités, notamment pour la Présidence de la République dont elle dépend. Cette sextape questionne sur la moralité des agents recrutés, leur surveillance, leur cursus de formation et l’exemplarité dont ils doivent faire preuve.
Suivant de nombreux lanceurs d’alertes sur les réseaux sociaux, Josué Ossomo, est cité comme étant la patron d’un réseau de pratiques sexuelles, qui serait allé avec de nombreuses conquêtes, en y mêlant favoritisme et toutes sortes de sorties de pistes. Une liste est d’ailleurs en circulation sur la toile, avec des noms et professions bien précises des dames pointées du doigt. Tout ceci est à mettre bien entendu au conditionnel, car seules les enquêtes des officiels camerounais feront foi, et permettront de mettre toute la lumière sur ce dossier. Les cadres arrêtés, seront d’ailleurs traduis devant le comité de discipline de la Sûreté Nationale, puis devant le Tribunal Militaire s’agissant du pôle judiciaire, et seront inéluctablement révoqués du corps de la Police Nationale.
Dans un contexte socio-politique tendu à l’approche de l’élection présidentielle 2025, où la confiance du citoyen envers les corps habillés est souvent fragile, une telle crise d’image pourrait s’avérer lourde de conséquences si les responsabilités ne sont pas clairement établies.












