Alors que les Bleus étaient donnés favoris pour le sacre du 19 juillet prochain, notamment grâce à leur attaque de feu, la Roja a rendu complètement inoffensifs Kylian Mbappé et ses coéquipiers. Une performance XXL qui n’est pas passée inaperçue chez les futurs adversaires potentiels de l’Espagne en finale.
On nous les enviait. On mettait en avant leurs statistiques de buts, de passes décisives. On louait leur intelligence de jeu, de déplacement. De tout cela, on n’a rien vu face à l’Espagne. Le trio Mbappé-Olise-Dembélé a déçu, dans des proportions totalement inattendues au regard des prestations livrées depuis le début de la compétition. Et avant de revenir plus précisément sur le trio majeur, nous pouvons ajouter à la liste des déceptions Bradley Barcola, remuant mais imprécis, et Désiré Doué, auteur d’une entrée particulièrement ratée.
Invaincue depuis le début du tournoi avec six succès en six rencontres, la France visait une troisième finale mondiale consécutive après celles de 2018 et 2022. En face, l’Espagne avançait avec le statut de championne d’Europe et de meilleure défense de la compétition. Didier Deschamps avait reconduit son 4-2-3-1 avec Maignan dans les buts, une défense composée de Koundé, Upamecano, Saliba et Digne, tandis que Tchouaméni et Rabiot occupaient le milieu. Devant, Mbappé était entouré par Dembélé, Olise et Barcola. Luis de la Fuente avait, lui aussi, opté pour un 4-2-3-1 avec Rodri et Fabian Ruiz à la récupération derrière le trio Yamal-Olmo-Baena chargé d’alimenter Oyarzabal. Dès les premières minutes, la Roja a imposé sa maîtrise collective et sa circulation de balle, obligeant les Bleus à défendre bas et à chercher des ouvertures en transition rapide.
L’Espagne a trouvé l’ouverture lorsqu’un centre de Cucurella a provoqué une intervention maladroite de Lucas Digne sur Lamine Yamal dans la surface. L’arbitre a désigné le point de penalty et Mikel Oyarzabal a transformé l’occasion d’un tir croisé malgré la bonne intuition de Maignan (22ème minute). Le scénario s’est ensuite compliqué pour les Tricolores avec la blessure de William Saliba, remplacé par Maxence Lacroix (30e). La Roja a continué à contrôler les débats et a même frôlé le break lorsque Fabian Ruiz s’est retrouvé en excellente position dans la surface avant d’être contré par Upamecano (38ème minute). De leur côté, les Français n’ont jamais réellement inquiété Unai Simón avant la pause, et ont rejoint les vestiaires menés après une première période dominée par les hommes de Luis de la Fuente.
Alors que la France poussait pour revenir, le tournant de la rencontre est intervenu lors d’un mouvement collectif espagnol parfaitement exécuté. Après un une-deux avec Dani Olmo, Pedro Porro s’est infiltré dans la surface et a conclu d’une frappe puissante du droit pour faire le break (58ème). Quelques minutes plus tard, Yamal a même cru inscrire le troisième but espagnol, mais sa réalisation a été annulée pour une position de hors-jeu (61e). Menés de deux buts, les Français ont tenté de réagir avec davantage d’agressivité offensive. Mbappé a obligé Unai Simón à détourner une frappe dans un angle fermé à la 64ème minute, puis a vu une tentative rasante passer tout près du poteau gauche (67e), sans parvenir à relancer le suspense. Score final: 2 buts à zéro contre la France. L’Espagne connaîtra son adversaire en finale de la Coupe du Monde ce Mercredi soir, au terme d’un choc très attendu, l’Angleterre de Jude Bellingham et l’Argentine de Lionel Messi.












