Il fallait s’y attendre depuis des mois. L’échec des négociations entamées en Janvier-Fevrier entre américains et iraniens, sous la médiation de plusieurs pays du Golfe a été l’élément déclencheur. Ces pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, visant à encadrer le programme nucléaire iranien, étaient déjà dans l’impasse, Donald Trump se déclarant insatisfait de la teneur des échanges. L’Iran a rejeté les exigences américaines, notamment un enrichissement zéro concernant l’uranium et le plutonium.
La rencontre qui avait pourtant donné l’occasion aux envoyés spéciaux de la Maison Blanche, les hommes d’affaires Steve Witkoff et Jared Kushner, de croiser pour la deuxième fois en moins d’un mois, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, beaucoup plus au fait des arcanes de la négociation nucléaire entre les deux pays n’a pas tenu la promesse des fleurs.
Samedi matin, Israël et les États-Unis ont lancé un bombardement massif sur l’Iran à la suite de l’échec de semaines de négociations sous fortes tensions. Des bombardements ont retenti dès le matin du 28 Février à Téhéran avant d’être confirmés comme des « frappes préventives » israéliennes, selon le bureau du ministre de la Défense Israël Katz. Les États-Unis se sont par la suite joints aux attaques à partir de l’USS Lincoln, positionné au sud du Golfe. Selon de nombreux médias, les responsables étasuniens disent s’attendre à ce que cette attaque soit beaucoup plus étendue que les frappes étasuniennes en juin dernier contre les installations nucléaires iraniennes, lors de la guerre des 12 jours.
L’Iran a par la suite lancé dimanche 1er Mars, une nouvelle vague d’attaques de missiles et de drones visant des bases militaires américaines dans la région et en Israël, ont annoncé les médias d’État, en représailles aux frappes américano-israéliennes qui ont coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei. La veille, Téhéran a lancé plus de 1200 missiles en direction des bases américaines et des positions alliés aux renseignements aux Emirats Arabes Unis (Dubaï), Koweït, Qatar, Bahreïn et en Arabie Saoudite. De nombreuses sources déplorent de nombreuses victimes, notamment à l’aéroport de Dubaï, et d’importants dégâts matériels. Vingt-sept bases américaines de la région, ainsi que le quartier général de l’armée israélienne et un complexe industriel de défense à Tel-Aviv figuraient parmi les cibles, a indiqué la télévision d’État iranienne ce dimanche.
Des milliers de personnes ont convergé dimanche vers l’emblématique place Enghelab à Téhéran, après l’annonce de la mort du guide suprême Ali Khamenei. Vêtus de noir pour la plupart, certains en pleurs, et brandissant des portraits de celui qui était au pouvoir en Iran depuis 1989.
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont dénoncé ce dimanche dans un communiqué conjoint les “attaques de missiles indiscriminées et disproportionnées lancées par l’Iran et annoncé prendre des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région. L’Iran ne se fixe aucune limite dans son droit à se défendre contre les frappes israélo-américaines, a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Dans un autre temps, le Président américain a déploré le décès de 3 militaires américains, et dit que d’autres décès étaient possibles. Donald Trump se dit prêt à une guerre durant 4 semaines contre l’Iran.












