Actualités – Meyomessala International

paul-biya-signature-decision-decret.jpeg

6min354710

Le président de la République a ordonné le classement dans le domaine privé de l’État et en unités forestières d’aménagement, de certaines portions de forêt situées dans les départements du Nkam et la Sanaga Maritime, région du Littoral.

Depuis quelques mois, des éclats de voix se font entendre dans ces deux départements du Littoral. A l’origine, un litige foncier entre les élites locales et les communautés.

C’est pour mettre fin à ce différend que le président Paul Biya est intervenu : « Le public est informé que sur très hautes instructions du chef de l’Etat, le Premier ministre chef du gouvernement, a signé le décret N°2020/3900/PM du 6 août 2020 portant retrait du décret N°2020/3216/PM du 14 juillet 2020 portant classement au domaine privé de l’Etat d’une portion de forte de 68385 hectares consultée en unité forestière d’aménagement dénommé UFA 07 006, située dans les départements du Nkam et la Sanaga Maritime, région du Littoral », lit-on dans le communiqué signé de Séraphin Magloire Fouda, secrétaire général des Services du premier ministre.

Par ailleurs, note le communiqué, « Le chef de l’Etat a ordonné de surseoir à la procédure de classement de la portion de forte 65007 situé dans le département du Nkam et constitué en unité forestière d’aménagement dénommée UFA 07 005 », écrit le SG des SPM.

Le Cameroun préparait ses concessions forestières

Les populations du Nkam, Sanaga maritime, Yingui, Ngambé… avaient jusqu’à fin mars pour porter à l’attention des autorités des éventuelles oppositions et réclamation relatives au projet de classement dans le domaine privé de l’État de 150 000 hectares (ha) dans la forêt intacte d’Ebo. C’est dans le Littoral du Cameroun.

Le projet à terme, indique le ministère de la Faune et la Forêt (Minfof), est de transformer la zone ciblée en une forêt de production. Les 150 000 ha seront scindés en deux concessions forestières classées. Elles seront voisines de la plantation d’huile de palme de l’agro-industriel Greenfil Palm Plantation Ltd qui, avec de l’assistance technique française et malaisienne, a défriché plus de 1700 ha depuis de 2017.

Seulement, le projet gouvernemental rencontre déjà des oppositions. Début avril 2020, l’ONG Greenpeace Afrique, spécialisée dans la défense de la cause environnementale, a initié une pétition contre le projet. Elle dit se joindre à l’appel lancé par des populations de la région du Littoral «pour l’annulation immédiate des plans du gouvernement visant à transformer une zone de près de 150 000 hectares de forêt intacte désignée pour un parc national en deux concessions forestières». Greenpeace indique que plus de 40 communautés sont riveraines de la forêt d’Ebo et en dépendent pour la nourriture, les médicaments et les activités culturelles.

« Ebo est une zone de forte concentration de biodiversité, qui abrite une population de chimpanzés qui cassent des noix, ainsi que certaines des populations les plus importantes de chimpanzés Nigéria-Cameroun, des éléphants de forêt, des perroquets gris et d’autres espèces inscrites sur la liste rouge de l’UICN en danger et en voie d’extinction, et 12 essences d’arbres inconnues à la science. Cette forêt contient environ 35 millions de tonnes de carbone », défendait l’ONG.

Le Minfof rétorquait que des dispositions particulières seront prises dans la protection des sites particuliers reconnus comme habitats de la faune sauvage lors de l’élaboration du plan d’aménagement de cette unité forestière d’aménagement. Ceci conformément à la législation camerounaise qui rend exécutoires les directives d’inventaire d’aménagement et prêt-investissement intégrant les spécificités de la biodiversité pour les forêts de production du domaine forestier permanent du Cameroun.


AvatarChristophe Mercier13 août 2020
Joe-Biden-choisit-la-senatrice-noire-Kamala-Harris.jpeg

6min205910

Dans une décision historique, le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, qui avait l’embarras du choix dans le camp démocrate, a choisi la sénatrice Kamala Harris pour défier avec lui Donald Trump le 3 novembre, première femme noire colistière aux États-Unis qui pourrait aussi devenir la première vice-présidente.

Joe Biden a choisi Kamala Harris comme candidate à la vice-présidence. « J’ai le grand honneur d’annoncer que j’ai choisi… une combattante en faveur de l’homme de la rue, et l’un des meilleurs hauts fonctionnaires du pays, comme colistière », a annoncé Joe Biden sur son compte Twitter. « Ensemble, avec vous, nous allons battre Trump ».

Élue sénatrice de Californie en 2016, ancienne procureure de l’État de Californie, Kamala Harris devient ainsi la troisième femme sélectionnée comme vice-présidente potentielle. Elle est aussi la première d’origine non-européenne, facteur qui semble lui avoir donné l’avantage sur les autres candidates. Cette annonce intervient une semaine avant la tenue de la convention démocrate, virtuelle cette année en raison de la pandémie de Covid-19. Elle met fin à un long suspense, même si Harris était donnée parmi les favorites.

Biden avait annoncé dès sa nomination acquise au mois de mars qu’il prendrait une femme comme colistière. Il a fallu plusieurs mois de réflexion au candidat du parti démocrate pour se décider. Dans un parti démocrate dont l’aile radicale est obsédée par les questions d’identité, et notamment raciale, le choix de l’actuelle sénatrice de Californie apparaît comme l’un des plus prudents pour Biden. Il espère apaiser ainsi la frustration de l’aile gauche du parti qui regimbe à voter pour un homme blanc septuagénaire.

Âgée de 55 ans, d’origine indo-caribéenne (son père est originaire de la Jamaïque et sa mère indienne), cette juriste diplômée de l’Université Howard à Washington et de l’Université de Californie n’a pas grandi dans un ghetto. Ses parents sont des universitaires de haut niveau, son père a été professeur d’économie à Stanford et sa mère diplômée en endocrinologie à Berkeley.

Mais Kamala Harris se considère comme afro-américaine, et a fait campagne en mettant en avant cette caractéristique pendant les primaires démocrates. Elle avait notamment lancé une attaque virulente contre Joe Biden, l’accusant de s’être opposé à la déségrégation des écoles publiques dans les années 1970, expliquant qu’elle avait elle avait été l’une des élèves à avoir bénéficié de cette politique.

Mais l’aile radicale du parti avait critiqué Kamala Harris pour avoir été peu sensible à la question raciale quand elle était procureure générale de Californie et procureure de district à San Francisco, et l’avait accusée de ne pas avoir assez pris en compte le racisme et la brutalité policière. Harris avait essayé de se défendre en se déclarant « progressiste » et favorable aux réformes des forces de l’ordre.

Harris avait finalement soutenu Biden et a fait campagne pour lui, après avoir suspendu sa propre campagne présidentielle à la fin de 2019. « On prend beaucoup de décisions importantes en tant que président », a dit Biden. « Mais la première est celle de choisir son vice-président… J’ai décidé que Kamala Harris était la meilleure personne pour m’aider à mener le combat contre Donald Trump et Mike Pence, puis à diriger ce pays à partir de janvier 2021 ».

« Nous ne sommes pas dans un moment normal », a-t-il ajouté. «J’ai besoin à mes côtés de quelqu’un d’intelligent, solide, et prêt à commander. Kamala est cette personne ».Le choix de Harris comme colistière de Biden est un peu le reflet du tandem qu’il formait avec Barak Obama en 2008, à l’époque lui aussi un jeune sénateur récemment propulsé sur la scène politique nationale. Donald Trump a aussitôt commenté l’annonce de ce choix en qualifiant Kamala Harris de « fausse ». « Avec Harris comme testament politique vivant de Joe Biden, il vient de donner le contrôle de notre pays aux émeutiers radicaux qui promettent d’augmenter les impôts, de couper les budgets de la police, de détruire les emplois dans l’énergie et d’ouvrir nos frontières ».


AvatarArmand Durvet12 août 2020
armee-niger.jpeg

5min204890

Six français membres de l’ONG Acted, leur guide et leur chauffeur nigériens, ont été attaqués le 9 août, en fin de matinée, par des personnes armées circulant à moto dans la région de la réserve des girafes de Kouré, sur la route nationale numéro 1 à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Niamey.

D’après des sources concordantes, l’attaque a eu lieu un peu après le poste de contrôle des gardes de la réserve, à environ une heure de route de Niamey. La réserve attire des touristes qui s’y rendent pour une brève excursion pendant la journée, afin d’y admirer les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’Ouest. Dimanche à bord d’un Land Cruiser, les six français et deux nigériens ont subi des tirs d’armes automatiques, avant de voir leur véhicule incendié. « Nous sommes en train de gérer la situation, on donnera plus d’informations après », a indiqué le gouverneur de Tillabéri, Tidjani Ibrahim Katiella, sans donner de détails sur les circonstances de l’attaque, ni sur l’identité des assaillants. Cette attaque meurtrière est la première ayant visé des Occidentaux dans la zone de Kouré depuis qu’elle est devenue une attraction touristique il y a une vingtaine d’années. Selon un humanitaire à Niamey, la zone n’était « pas du tout considérée comme dangereuse ». Mais la région dans laquelle elle est située, dans la zone de « trois frontières », est instable. L’armée française, présente dans le cadre de la force Barkhane, a fourni dimanche un appui aux forces nigériennes.

Emmanuel Macron a dénoncé dimanche soir « l’attaque meurtrière qui a lâchement frappé un groupe de travailleurs humanitaires » et affirmé que « tous les moyens » seront mis en œuvre pour « élucider » les circonstances de cet « attentat », selon un communiqué de la présidence française. Le chef de l’Etat français, qui s’est entretenu avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, a ajouté que « leur détermination à poursuivre la lutte en commun contre les groupes terroristes au Sahel » demeurait « intacte ». Sur son compte Twitter, le président nigérien a adressé ses condoléances « aux familles des victimes nigériennes et françaises » ainsi qu’« au président Macron dont l’engagement à nos côtés dans la lutte contre le terrorisme est sans faille ». L’Elysée a précisé, dans son communiqué, qu’un conseil de défense se tiendra dans la matinée du 11 août, « sous l’autorité du président de la République et sur la base des informations qui seront transmises par les autorités nigériennes et françaises ».

Pour Emmanuel Macron et son gouvernement, il est question entre autres préoccupations, d’élucider les circonstances de l’attaque, évaluer l’évolution de l’enquête, faire le point sur les diligences aux niveaux diplomatique et militaire. Un groupe, encore peu connu, affilié à l’organisation Etat islamique dans le grand Sahara, opère dans une région plus au nord et a intensifié ses incursions dans la zone dernièrement, alors que s’élargit son champ d’action. Et si les personnes qui ont ouvert le feu sur le véhicule avant de l’incendier et de prendre la fuite vers le nord n’ont pas été identifiées, une source fiable, sur place, estime que ces agresseurs « ont de fortes probabilités de faire partie de ce groupe ». Cette même source admet que la rencontre entre le véhicule d’Acted et les assaillants ait pu être l’objet du hasard, doublée de « l’opportunité de faire un coup ».


AvatarDaniel Elanc12 août 2020
COVID-19-Vladimir-Poutine-annonce-lapprobation-dun-vaccin.jpeg

5min180010

Face à la presse le 11 août, le président russe a affirmé que son pays a développé le « premier » vaccin contre le nouveau coronavirus. L’une des filles du président russe s’est faite inoculer ledit vaccin.

Le vaccin est baptisé « Spoutnik V » (V comme vaccin), en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite en 1957, a déclaré le président du fonds souverain russe impliqué dans son développement, Kirill Dmitriev. « Plus d’un milliard de doses » ont été précommandées par 20 pays étrangers, a affirmé M. Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi, 12 août. Cette étape porte généralement sur des milliers de participants et leurs résultats sont habituellement indispensables pour soumettre une demande d’autorisation de mise sur le marché. « Ce matin, pour la première fois au monde, un vaccin contre le COVID-19 a été enregistré », a annoncé Vladimir Poutine, ajoutant que, « je sais qu’il est très efficace, qu’il permet de développer une forte immunité et, je le répète, il a passé tous les tests nécessaires ».

Une autorisation réglementaire de développement a été donnée par le ministère de la Santé russe à l’Institut Nikolaï Gamaleïa, un centre de recherche d’Etat en épidémiologie et microbiologie situé à Moscou. Cette autorisation qui intervient après moins de deux mois d’essais cliniques chez l’homme, dont l’une des filles du président Vladimir Poutine, ouvre la voie à l’utilisation à grande échelle de ce vaccin sur la population russe, même si les dernières phases des essais cliniques se poursuivent pour déterminer son innocuité et son efficacité. Selon le registre national des médicaments du ministère de la Santé, ce vaccin sera mis en circulation le 1er janvier 2021.

La Russie n’a toutefois pas publié d’étude détaillée des résultats des essais permettant d’établir l’efficacité des produits qu’elle dit avoir développés. Début août, alors que la Russie annonçait que son vaccin était presque prêt, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’était montrée dubitative, rappelant que tout produit pharmaceutique devait « être soumis à tous les différents essais et tests avant d’être homologués pour leur déploiement » et soulignant l’importance du respect de « lignes directrices et directives claires » en matière de développement de vaccins.

A la suite de l’annonce de la mise au point d’un vaccin contre le COVID-19 par Vladimir Poutine, l’OMS a réagi prudemment. « Nous sommes en étroit contact avec les Russes et les discussions se poursuivent. La pré-qualification de tout vaccin passe par des procédés rigoureux », a pointé Tarik Jasarevic, le porte-parole de l’OMS, lors d’une visio-conférence de presse. « La pré-qualification comprend l’examen et l’évaluation de toutes les données de sécurité et d’efficacité requises recueillies lors d’essais cliniques », a-t-il rappelé, soulignant que le processus serait le même pour tout candidat vaccin. En sus des validations accordées dans chaque pays par les agences nationales, « l’OMS a mis en place un processus de pré-qualification pour les vaccins mais aussi pour les médicaments. Les fabricants demandent la pré-qualification de l’OMS car c’est une sorte de gage de qualité », a-t-il insisté.


Jean Paul BekonoJean Paul Bekono11 août 2020
paul-biya-preside-le-Conseil-superieur-de-la-Magistrature.jpeg

5min202450

La session de l’année 2020, présidée le 10 août, a été marquée d’une part, par l’entrée en fonction de nouveaux membres et du nouveau secrétaire, Abel Minko Minko ; et d’autre part, par l’intégration dans le corps judiciaire des premiers auditeurs de justice de la section Common Law sortis de l’École nationale d’administration et de magistrature.

Au lendemain d’un profond renouvellement de l’institution qui a consacré l’entrée, en son sein, de nouveaux membres titulaires et suppléants, ainsi que d’un nouveau secrétaire, la session 2020 du Conseil supérieur de la Magistrature  a comblé toutes les attentes. D’entrée de jeu, le président de la République a planté le décor. « Vous êtes appelés, par vos avis et propositions, à assister le président de la République, président du Conseil supérieur de la Magistrature, dans l’exercice de sa mission constitutionnelle de garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire et du bon fonctionnement de cette institution de l’Etat. C’est un rôle capital », a rappelé le président Paul Biya. A l’endroit des nouveaux membres, le président du Conseil supérieur de la Magistrature a prodigué de judicieux conseils. « Les termes du serment que certains vont prêter devront être, pour vous, source d’inspiration et d’engagement au service d’une justice crédible, fidèle à ses principes, disposant d’un personnel compétent, et appréciée de nos concitoyens », a souligné le chef de l’Etat.

Les membres du Conseil supérieur de la magistrature ont ensuite examiné l’ensemble des dossiers qui leur ont été présentés. Cette session a essentiellement statué sur la carrière des magistrats, traitant des intégrations, des mutations et promotions des magistrats. Les auditeurs de justice de la section Common Law rejoignent le corps Judiciaire après deux ans de formation à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM). La création de cette section en 2017 par le président Paul Biya répondait à une revendication des avocats d’expression anglaise. Cette mesure renforce le respect d’une tradition juridique spécifique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tout comme les auditeurs de justice de la section Common Law, les autres promotions d’étudiants ayant bouclé leur cycle de formation à l’ENAM ont été intégrées dans le corps de la Magistrature. Aucun dossier disciplinaire n’a été enregistré. Le président de la République ayant pris soin de révoquer du corps de la Magistrature, avec suppression des droits à la pension M. Chi Valentine Bumah, magistrat de deuxième grade, par le décret nº2020/398 du 27 juillet 2020,  pour abandon de poste depuis le 15 juillet 2019.

D’une empreinte indélébile, le président Paul Biya marque le temps des grandes opportunités pour la justice camerounaise avec l’entrée en scène des auditeurs de justice de la section Common Law issus du recrutement spécial des personnels judiciaires anglophones afin d’appliquer, dans les ressorts des Cours d’Appel du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, cette innovation juridique. Le vaste redéploiement de magistrats compétents opéré par le Conseil supérieur de la Magistrature vise la manifestation quotidienne d’une justice crédible et appréciée de tous.


AvatarGuy Pierre Marie11 août 2020
siege-snh.jpeg

6min169140

La Société nationale d’hydrocarbures estime à 18,736 milliards USD (10 346,12 milliards de FCFA) la valeur des données issues des activités d’exploration et de production d’hydrocarbures menées au Cameroun et stockées dans son Centre d’informations pétrolières, à Mbanga-Bakoko près de Douala.

À en croire la SNH, le CIP dispose actuellement d’une salle de stockage d’une capacité de 80 000 mètres linéaires. Le site a reçu ses premiers échantillons en 2018. À fin juin 2020, le Centre a centralisé 150 caisses d’échantillons de forages. 2 900 autres échantillons attendent d’être transférés d’Hydrocarbures-Analyses-Contrôles (Hydrac), l’une des filiales de la SNH.

Entre 2004 et 2019, indique la Société, la vente de licences d’utilisation de certaines données de ce patrimoine a généré 4 142 milliards de FCFA. Le but premier de la conservation de ces données reste néanmoins de favoriser une meilleure connaissance des zones du domaine minier qui peuvent renfermer des gisements d’hydrocarbures. Avec pour objectif final, de parvenir à de nouvelles découvertes commerciales.

Créé en 1999, le CIP a pour mission principale de collecter, stocker, archiver et gérer le patrimoine camerounais sous quelque forme que ce soit. Ce patrimoine est constitué, notamment, d’échantillons de forages pétroliers et gaziers, de données sismiques et de diagraphies de puits. Aussi, le CIP a identifié, rapatrié, organisé et parfois, retraité les données digitales qui étaient détenues par les opérateurs pétroliers.

Quelques données physiques ont également été conservées dans les salles d’archivage de cette unité. En outre, le CIP a collecté chez les opérateurs encore actifs sur le domaine minier, des échantillons de forages, à l’instar de la boue de forage ou des prélèvements effectués dans le sous-sol terrestre ou marin au cours des opérations. Ils ont été indexés et provisoirement stockés dans un local d’Hydrac.

Les bonnes performances de la SNH en 2018

L’entreprise a transféré à l’Etat du Cameroun 283,71 milliards de Fcfa. La courbe poursuit toujours son ascension à la Société nationale des Hydrocarbures (SNH). Le 4 décembre 2018 au cours de la deuxième session ordinaire du conseil d’administration de cette structure, l’on est revenu sur les résultats positifs engrangés par l’entreprise. Ainsi peut-on lire dans le communiqué signé par Ferdinand Ngoh Ngoh, président du Conseil d’administration, « les ventes de pétrole et de gaz effectuées par la SNH ont permis de transférer au Trésor public après déduction des charges de production, la somme de 283,71 milliards de F pour les neuf premiers mois de l’année ». Soit une hausse de 20,31% par rapport à la même période durant le précédent exercice. À cette première bonne nouvelle a succédé une autre pour les caisses de l’Etat du Cameroun. On apprend également que l’entreprise nationale classée 114ème au dernier classement des meilleures entreprises africaines de l’hebdomadaire « Jeune Afrique » a versé à l’Etat, un dividende de 6 milliards de F et 7,4 milliards d’impôts et taxes divers.

Parmi la cascade des points positifs des dernières activités de la SNH, on a le démarrage des exportations de gaz naturel liquéfié. Des opérations qui ont permis au 30 septembre dernier, sept enlèvements. Par ailleurs, rapporte le communiqué, l’entreprise a lancé des opérations d’approvisionnement du marché national en gaz domestique. Plus de 9 millions de tonnes ont déjà été livrées à Yaoundé et ses environs.

Au cours de l’assise, c’est à Adolphe Moudiki, administrateur-directeur général de la SNH, que revenait la charge de présenter les activités menées de janvier à septembre 2018. Dans un contexte marqué par la hausse des cours du pétrole brut et du gaz naturel, la SNH a pu relancer les activités d’exploration/production. Celles-ci avaient subi l’impact de la baisse de ces cours au cours des dernières années. La production nationale de gaz naturel pour sa part s’élève à 1,188 milliard de m3 au 30 septembre de l’année en cours. Soit en substance, une augmentation de 373,99% par rapport à la même période en 2017. Il faut dire que cette performance se justifie par la mise en exploitation du Hili Episeyo, l’usine flottante de liquéfaction de gaz naturel (Floating LNG) installée au large de Kribi. Un projet matérialisé qui a d’ailleurs valu des félicitations au top management de l’entreprise, car le Cameroun devient ainsi le premier pays exploitant une usine flottante de liquéfaction en Afrique. Sur le plan mondial, le Cameroun est le 20e exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL).


Anicet MbongAnicet Mbong11 août 2020
abdelaziz-Mounde-Njimbam.jpeg

4min175500

Plus Abdelaziz Moundé Njimbam hausse la voix, plus il cherche à étouffer celle de sa conscience. A force de ne pouvoir dire ce qu’il pense, ce sicaire finit par ne plus savoir ce qu’il pense, s’il pense quelque chose ou même s’il est possible de penser. Il laisse malheureusement derrière lui, les crimes dignes d’être élucidés.

La vacuité de la « pseudo affaire » Célestin Mfoula, ultime baroud d’honneur des conspirateurs désemparés à la suite de maintes attaques vaines contre Samuel Mvondo Ayolo, contraste avec les nombreux crimes commis par les patrons de Abdelaziz Moundé Njimbam. A la veille d’un remaniement ministériel attendu depuis les dernières élections législatives et municipales. Il s’agit pour les félons ambitieux de lever l’hypothèque et le verrou que représente Samuel Mvondo Ayolo dans leur projet parricide de prise du pouvoir contre le chef de l’Etat. Un complot ourdi par une coterie de prédateurs économiques en vue de conquérir le pouvoir est aujourd’hui mis à nu. Une bande de délinquants financiers caresse le rêve de  devenir Calife à la place du Calife. A tort, ils misent sur l’endormissement du « tenant du titre », et de la naïveté du peuple, éternelle victime de leurs turpitudes. Pari fou mais pari réel.

Si la démarche de Abdelaziz Moundé Njimbam était vraiment citoyenne, il investiguerait sur les nombreux  biens mal acquis de ses commanditaires en hexagone. Il se questionnerait sur certains éléphants blancs : barrages de Memve’ele et de Mekin, complexe portuaire de Kribi etc. « Mon ambassadeur m’avait chargé d’accompagner à Eximbank China M. Bisso Dieudonné et l’équipe du ministère de l’Eau et de l’Energie  conduite par un certain Ngonnang. Nous devions ouvrir des négociations pour la construction du barrage de Memve’ele (…) Le coût du barrage fut estimé à 150 milliards de F CFA pour une capacité d’adaptation de 300 MW, en crédit préférentiel c’est-à-dire un taux plus bas que celui pratiqué sur le marché », confiait un diplomate en poste en Chine en 2008. Cette source ajoute que son  ambassadeur de l’époque lui avait confié le dossier sous pli fermé sur « le CDMA de CAMTEL, l’adduction d’eau de la ville de Douala, les logements sociaux de Yaoundé et le barrage de Mekin. Le coût de ce dernier projet  était estimé à 40 milliards de F CFA ». Ces projets avaient tous été approuvés par le président Hu Jintao lors d’un entretien avec son homologue camerounais en novembre 2006, en marge du Forum Chine-Afrique. A ce jour, plusieurs de ces projets peinent encore à être réalisés ou à produire les résultats escomptés. Bien identifiés, les auteurs de ces crimes contre la fortune publique n’ont qu’à bien se tenir.


Huguette PemHuguette Pem11 août 2020
coco-argente-vs-lady-ponce.jpeg

4min204910

L’artiste chanteuse de Bikutsi Lady Ponce a adressé par voie d’huissier, une citation directe pour diffamation à sa collègue. Il s’agit notamment d’un texte publié le 27 juillet 2020 par Coco Argentée sur Facebook.

Décidément, c’est une guerre ouverte entre les deux chanteuses de Bikutsi, Lady Ponce et Coco Argentée. Ce mercredi 5 août 2020, la toile camerounaise découvre un document où Rufine Adèle Ngono (Lady Ponce) a porté plainte à Corine Céline Ntyame « Coco Argentée ». La plainte lit-on dans le document, est relative à un texte que Coco Argentée a publié sur son compte Facebook le 27 juillet 2020.

Lady Ponce a fêté son 37ème anniversaire le 24 juillet dernier lors d’une soirée festive organisée à son domicile parisien. Sa collègue Coco Argenté, qui n’était pas invitée, en avait profité pour lui lancer des piques, l’accusant même, via les réseaux sociaux, d’être impliquée dans le boycott de ses collègues musiciennes.

Elle est donc invité à se présenter  le 28 août 2020 au Tribunal de première instance de Yaoundé Centre administratif à 7h 30 minutes pour répondre de ces faits de diffamation sur les réseaux sociaux. Dans ce texte publié dans la nuit du 26 au 27 juillet 2020, Coco Argentée accusait Lady Ponce de manœuvrer dans l’ombre avec les activistes de la Brigade Anti-Sardinards pour empêcher les concerts des artistes qui soutiennent le régime Biya en Europe.

«Il est temps que vous arrêtez vos conneries, bande de sorciers star, star dans zéro…Poncefack (appellation née de l’association du nom de Lay Ponce et de son mari, Ndlr), prononce mon nom je vais te traiter et te prouver que tu étais entourée d’asticots tout ce temps. Quand c’est trop c’est laid. Lionne indomptable t’es un exemple ? Votre birth (anniversaire de mariage, Ndlr) c’est le pardon que tu dois demander à dieu pour le mal que tu nous as fait …tu as utilisé ton ex et là-bas contre moi, toujours pour ta gloire. Essaie de me répondre», avait écrit Coco Argentée sur Facebook. Par la suite elle ajoutait, « mon respect envers toi c’était avant. Avec mes fausses chansons, j’ai 2 immeubles, 1 duplexe, 1 villa 10 étangs et plantations, des terrains…toi tu as quoi en tant qu’exemple ?», avait-elle conclure. Des propos qui ont choqué Lady Ponce qui vient de porter plainte.

Par ailleurs, Coco Argentée ajoutait « Un anniversaire, c’est la reconnaissance, demander pardon à Dieu pour le mal que tu as fait aux gens. Tes fans sont plus sauvages que les miens ??? Stop it !!! Demande à Dieu pardon, faut qu’il te pardonne pour le mal, l’injustice, la complicité du boycott à notre égard. Le pouvoir ce n’est pas le sexe, ce n’est pas la relation ».


patrice-melom-et-Gabriel-Mbairobe.jpeg

4min209280

Patrice Melom, le directeur général du port autonome de Kribi, et Gabriel Mbairobe, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, ont signé un accord-cadre à cet effet, le 7 août à Kribi.

La mutualisation des moyens pour l’accomplissement des missions respectives de chaque partie, et la mutualisation des efforts des parties prenantes pour la mise en œuvre des procédures en vue de faciliter l’importation des outils et intrants agricoles et l’exportation des produits issus de l’agriculture, sont les deux axes de partenariat couverts par l’accord-cadre conclu entre Patrice Melom, le directeur général du port autonome de Kribi (PAK), et Gabriel Mbairobe, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). Par cet accord conclu pour une période de trois ans et prorogeable par tacite reconduction aux conditions identiques, le PAK s’engage à intégrer, après accord de toutes les parties prenantes, les axes du présent accord-cadre dans le Programme d’accompagnement socio-économique de Kribi (PASEK) ; et promouvoir la valorisation des produits agricoles au travers de ses canaux de communication. De son côté, le Minader a décidé de promouvoir et valoriser les axes de partenariat issus de l’accord-cadre au travers de ses canaux de communication ; et veiller à l’exécution effective par ses services techniques affectés au port de Kribi, des diligences nécessaires prévues par les lois et règlements relativement aux procédures du commerce extérieur.

En commun les deux parties mettront en œuvre des actions de mutualisation visées à l’article 3 du partenariat à travers un comité de suivi pour garantir le dynamisme de l’accord-cadre, acté le 7 août. Une fois tous les deux ans, ledit comité de suivi tiendra une réunion d’évaluation périodique des axes de partenariat et des résultats atteints. Cette évaluation périodique permettra d’apprécier l’opportunité de la poursuite de la coopération, de la réorientation du partenariat, de la mise en place d’accords spécifiques en associant, au besoin, d’autres organismes.

C’est l’immeuble siège de l’entreprise portuaire, sis au centre-ville de Kribi, qui a servi de théâtre à cette importante cérémonie au format réduit en raison de l’actuelle crise sanitaire de COVID-19. Les autorités administratives de la région, dont le gouverneur Félix Nguele Nguele et le préfet du département de l’Océan Antoine Bisaga, étaient présentes. Après la signature de partenariat, les témoins de la cérémonie ont effectué une visite des installations portuaires de Mboro, à 35 km de Kribi. La suite de l’agenda du membre du gouvernement dans cette circonscription administrative prévoit, entre autres articulations, des descentes sur le terrain. Le 8 août, Gabriel Mbairobe s’est rendu à la SOCAPALM et à la coopérative de Mbebe, où il a procédé à une remise de matériels à de jeunes agriculteurs du PEA-Jeunes et à la visite de champs semencier de bananiers plantains.


AvatarManfred Essome7 août 2020
ceremonie-de-remise-de-dons-du-miel-turque-au-minepia-dr-taiga.jpeg

4min169070

Le Centre avicole de Yaoundé a servi, le 6 août, de cadre à la remise d’un important matériel de production, de transformation et de laboratoire, de la Turquie, représentée par son ambassadeur au Cameroun, Madame Ayse Saraç, au ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga.

La donation turque, témoignage des excellentes relations qui unissent le Cameroun et la Turquie, est à mettre à l’actif de l’Agence turque de coopération et de coordination (Tika). En 2018, la Tika a favorisé la formation de 10 apiculteurs camerounais à l’Institut de recherche apicole d’Ordu en Turquie. Cette formation portait sur les domaines de la technologie de production apicole et l’utilisation de matériels de production et de transformation de miel. Au mois de février 2020, près d’une vingtaine d’agriculteurs et cadres du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales ont été formés au Centre avicole de Yaoundé, par des experts de l’Institut de recherche apicole d’Ordu. Cette fois-là, les stagiaires se sont familiarisés avec les techniques modernes de production apicole, de transformation post-récolte des produits de la ruche et d’analyse physico-chimique du miel en laboratoire.

Le 6 août, au Centre avicole de Yaoundé, Dr Taïga a reçu des mains de l’ambassadeur de Turquie, Madame Ayse Saraç, un matériel de production auquel s’ajoute celui de transformation post-récolte et de contrôle qualité. La donation turque se décline en des tamis, des fumoirs, de performants modèles de ruches ayant fait leurs preuves en Turquie, des combinaisons apicoles, des incubateurs ainsi que du matériel de laboratoire. Pour Dr Taïga, il est question de « permettre au miel camerounais d’être davantage compétitif. Nous exportons déjà un peu de miel vers l’Asie. Vous comprendrez que nous voulons améliorer la qualité du miel qui est produit ». De son côté Madame Ayse Saraç a souligné que, « ce don est le reflet de la coopération entre la Turquie et le Cameroun dans le domaine de l’apiculture ».

Ces équipements et matériels vont permettre aux agriculteurs de se familiariser avec des modèles performants de ruches et d’améliorer aussi leurs productions en qualité et en quantité. Les centres nationaux de formation zootechnique et vétérinaire qui sont également bénéficiaires, mettront ainsi à la disposition des apprenants, du matériel de qualité pour appropriation et pour vulgarisation de la technologie turque en matière de production apicole. Le matériel de laboratoire complètera les équipements existants au laboratoire national vétérinaire. Cette coopération permettra aux produits apicoles du Cameroun d’être encore plus compétitifs sur le marché international, notamment à côté du miel blanc d’Oku, labellisé et mondialement connu.

La Turquie est classée deuxième pays apicole du monde après la Chine. Le miel turc est de plus en plus recherché dans la cuisine du monde. Selon l’institut turc des statistiques (TurkStat), la Turquie a produit 107 920 tonnes de miel en 2018 et en a exporté 5 912 tonnes au cours de la même période.



Qui sommes nous

Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des  leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que  des acteurs économiques. C’est  une publication et  une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais  spécialisée dans  la  communication  écrite  et cybernétique.




Newsletter


error: Content is protected !!
X