Société – Meyomessala International

Anicet MbongAnicet Mbong27 juillet 2020
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Les mesures barrières édictées par le gouvernement de la République dans la lutte contre la pandémie, doublée à la flambée du numérique, ont favorisé la montée en puissance de réseaux de prostitution et de proxénétisme.

« nemo censetur ignorare lege », autrement dit, « Nul n’est censé ignorer la Loi ». Cet adage exprime une exigence juridique selon laquelle une personne ne peut plaider devant un juge son ignorance de la loi. Au Cameroun, le premier alinéa de l’article 343 du Code pénal stipule que, « est punie d’un emprisonnement de six (06) mois à cinq (05) ans et d’une amende de vingt mille (20.000) à cinq cent mille (500.000) francs, toute personne de l’un ou de l’autre sexe qui se livre habituellement, moyennant rémunération, à des actes sexuels avec autrui ». Le deuxième alinéa renchérit : « est puni des mêmes peines celui, en vue de la prostitution ou de la débauche, procède publiquement par des gestes, paroles, écrits ou par tous autres moyens, au racolage de personnes de l’un ou de l’autre sexe ». Le constat est clair. Le législateur camerounais a tout prévu. Quoique nouveau, le monde du numérique est sous le contrôle de la Loi. « Sex-girls », travailleuses du sexe et leurs clients qui croyaient trouver sur Internet une terre fertile pour leur business n’ont qu’à bien se tenir. Face à la dureté de la Loi, celle de la peau de l’habitude restera anecdotique.

Usant parfois de faux profils sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, WhatsApp ou encore Snapchat, de jeunes prostituées, encore appelées « vendeuses de piments », emploient des techniques de webmarketing pour attirer la clientèle. A travers des groupes privés créés pour recruter les clients potentiels, elles vendent leurs charmes. En parcourant naïvement son fil d’actualité sur les réseaux sociaux au Cameroun, il est devenu fréquent de tomber sur des annonces proposant d’intégrer des groupes dédiés au commerce du sexe. La forte pénétration des smartphones, ajoutée au confinement imposé par la crise sanitaire de COVID-19, a boosté l’offre en matière de prestations sexuelles en ligne. Il est plus facile pour une travailleuse du sexe ou un client de trouver satisfaction sans devoir essuyer le regard de l’autre dans des lieux plus classiques. « Pour moi, c’est plus discret de solliciter des services sexuels sur les réseaux sociaux. Je n’ai plus à écumer les trottoirs pour satisfaire mes besoins. Depuis mon domicile, je passe ma commande en quelques clics », confie un client ayant requis anonymat. « C’est effectivement l’une des raisons pour lesquelles ce type d’activité prospère », justifie un  psychosociologue. Pour cet expert, l’apparition des téléphones intelligents et des réseaux sociaux a modifié les comportements et les manières d’agir. Pour ce qui est de la prostitution en ligne, il faut savoir que les principaux facteurs sont la pauvreté et le sous-emploi. Cette situation entraîne une perte d’espoir et une baisse de l’estime de soi. Et comme on peut se prostituer sur les réseaux sociaux sans être stigmatisé, sans être forcément vu, beaucoup s’y adonnent pour gagner leur vie et s’affirmer en société, conclut l’expert. Seulement, même en ligne, l’activité n’est pas sans risques.

Le risque d’arnaque est fortement élevé. La forte demande amène certains à se faire passer pour des prostituées seulement pour escroquer en ligne. « Derrière certains comptes se cachent des hommes. Ils vous enverront des images qui ne sont pas d’eux et exigeront des paiements avant prestation. D’autres sont de fausses prostituées qui vous feront miroiter mille plaisirs et qui disparaîtront une fois qu’elles auront pris votre argent. Mais la véritable explication reste l’instabilité de l’environnement socioéconomique », détaille l’expert pour montrer que si les adeptes de ces pratiques, vielles comme le monde, ne sont pas frappés par la loi, d’autres prédateurs donnent un goût amer à leurs plaisirs.

 

 


AvatarFrederick Emell23 juillet 2020
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La première dame de Guinée équatoriale illustre éponyme de l’organisation humanitaire, a personnellement réceptionné la contribution de son homologue chinoise, dans la lutte contre le coronavirus, remise par l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Malabo, Qi Mei.

Le 17 juillet 2020, était jour de convergence de vues entre la première dame de Guinée équatoriale, Madame Constancia Mangue de Obiang et la première dame de Chine Madame Peng Liyuan. La première a présidé la cérémonie de don de matériel sanitaire que la seconde à fait à la Fondation Constancia Mangue Nsue Okomo (FCMNO). Selon le service d’information d’inspection et de presse de Guinée équatoriale, le don remis par l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Malabo, au nom de la première dame de son pays, était constitué de 18 000 masques et de 120 thermomètres infrarouges destinés à lutter contre le coronavirus en Guinée équatoriale, où les femmes et les enfants occupent une place spéciale. Durant sa visite à la FCMNO, la diplomate chinoise a signé une dédicace dans le livre d’or en exprimant ses vœux de prospérité pour la fondation.

Pendant la cérémonie, Qi Mei a indiqué que le cinquantenaire des relations entre la Guinée équatoriale et la Chine, le 15 octobre prochain, sera un exemple de coopération Sud-Sud, car Malabo et Beijing sont de bons amis, de bons partenaires et de bons frères. « Nous sommes habitués à recevoir le soutien de la Chine. Depuis le début de cette pandémie du coronavirus dans le monde, l’unique aide que nous avons reçue d’une première dame a été de celle de la Chine », a reconnu la présidente de la FCMNO, en exprimant sa profonde gratitude à son homologue chinoise pour les 18 000 masques et les 120 thermomètres infrarouges pour la lutte contre le coronavirus. Pour la circonstance, Madame Mangue de Obiang était entourée entre autres personnalités, de ses conseillers Antonio Oburu Ondo et Lucas Nguema Escada, ainsi que des mécènes Agustín Nze Nfumu et Victoriana Nchama Nsue Okomo.

Avec 3 071 cas confirmés, 842 guérisons et 51 décès dus au COVID-19 au 15 juin 2020, les autorités équato-guinéennes ne publient plus les statistiques sur l’évolution de la pandémie. Le confinement imposé depuis mi-avril a été assoupli depuis quelques semaines,  permettant la reprise des échanges entre la partie insulaire et continentale de ce petit pays d’Afrique centrale. A Malabo et Bata qui étaient soumises à un confinement plus strict qu’ailleurs, les commerces et les restaurants ont pu rouvrir, ainsi que les lieux de culte. Les discothèques et les salles des fêtes sont cependant restées fermées durant cette première phase, selon une annonce du gouvernement. Le port du masque et la distanciation physique restent obligatoires dans les lieux publics. « L’absence de confinement ne signifie pas qu’il faut baisser la garde », a averti, le 15 juin, à la télévision d’état (TVGE) Teodorin Nguema Obiang, vice-président et président du comité politique de riposte au Covid-19.


AvatarManfred Essome19 juillet 2020
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Nous sommes officiellement dans l’ère du gros derrière, annonce le réputé magazine Vogue. Les femmes n’ont plus besoin de dompter leurs courbes pour attirer les hommes, selon le psychologue évolutionniste Gordon G. Gallup de l’université d’Albany, qui croit que ces derniers préfèrent les grosses fesses.

Le chercheur affirme que les hommes ne peuvent pas s’empêcher d’être attirés par les courbes voluptueuses puisque c’est inscrit dans leurs gènes. Il a expliqué à MTV News que l’évolution n’est pas seulement la survie du plus fort. C’est principalement de trouver quelqu’un qui a des gènes qui assurent la santé, la vitalité et la fertilité.

«La raison pour laquelle les silhouettes à la taille fine et aux hanches larges sont si prisées et la raison pour laquelle les hommes les préfèrent sans le savoir  est à deux niveaux. Si une femme a une taille fine, cela signifie qu’elle n’est pas enceinte. Et si elle a des hanches larges, cela signifie qu’elle sera capable de donner plusieurs fois naissance grâce à sa morphologie.»

Toujours selon le scientifique, les femmes qui ont un gros derrière ont tendance à être intelligentes et elles donnent naissance à des enfants plus doués. Il explique: «La graisse accumulée dans les fesses (la graisse glutéo-femorale) est riche en acides gras polyinsaturés qui sont cruciaux dans le développement cérébral du fœtus.» Les hommes ne sont donc pas conscients des raisons qui les poussent vers les femmes aux derrières rebondis, mais y sont très attirés.

Grosses fesses équivalent à femmes idéales?

On le sait, les hommes adorent les fesses. Elles les obsèdent littéralement depuis la nuit des temps. Ils les regardent, aiment les toucher, les lécher et avoir des relations sexuelles anales. Une femme a même du mal à comprendre comment des fesses comme celles de Blanche Bailly, Kim Kardashian, Nicki Minaj, Amber Rose ou encore Zahia peuvent tant attirer les hommes. Et pourtant, c’est bien le cas. Ces stars arborent très volontairement de grosses fesses rondes et bien dessinées dans le but de plaire et d’attirer les regards masculins. Mais qu’est-ce qui explique cette attirance, ou même cette obsession des hommes pour les fesses féminines?

L’Histoire nous démontre que l’Homme a d’abord essayé le sexe anal avant le sexe vaginal. On suppose qu’il a copié la position des animaux, ne se rendant pas compte que les animaux ne pratiquaient en réalité pas le sexe anal. Dans des temps plus modernes, au Moyen-Age, les fesses et le sexe anal étaient associés aux sodomites par l’Eglise, et donc totalement prohibés. Or, on sait que l’on est attiré par ce qui est interdit. Ce n’est que très récemment que le sexe anal est démocratisé et que l’on peut en parler librement. Et encore, il est interdit dans de nombreuses régions du monde, et même punit. C’est le cas de certains états américains, mais aussi et surtout de la plupart des pays islamiques comme l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, l’Iran, l’Irak…

Le psychologique

Mais ceci n’explique pas totalement l’attirance de l’Homme pour les fesses. Selon certaines études récentes, on s’est rendu compte que c’est plutôt les courbes, la cambrure ou encore la forme des fesses qui attireraient les hommes. L’homme semble donc naître avec une prédisposition à aimer les courbes. Car en effet, il en est de même pour les seins et les hanches. Est-ce lié à la poitrine de la mère? Aucune étude récente n’a pour le moment été menée pour suivre des adultes qui ont été allaités aux seins, et d’autres non pour comparer leur attirance aux courbes, aux fesses et aux seins. Nous pensons cependant que ces faits pourraient surprendre dans les résultats.

Lorsqu’on présente à un échantillon d’hommes une palette de diverses photos de femmes aux formes variées, le résultat est cinglant et contraire aux attentes! Les hommes aiment très majoritairement les femmes avec des cuisses, des fesses et des seins plus imposants que les tailles mannequins. Même les femmes ayant un petit ventre l’emportent largement sur des photos de mannequins professionnelles à la silhouette filiforme. Ce que démontrent ces sondages est que les extrêmes ne plaisent pas: ni trop minces, ni trop grosses. Cependant, les formes sont appréciées.

Le profil de la femme idéale est très clair pour les hommes. Il a pu être établi sur base de sondages et de tests soumis à des hommes très différents. La femme doit être de taille moyenne, avec une poitrine moyenne à forte, des fesses que l’on peut voir et des courbes (hanches, fesses, poitrine). La femme idéale est donc madame tout le monde. Les femmes qui se trouvent injustement trop grosses ou imparfaites, celles qui se comparent aux mannequins des défilés… sont en fait les préférées des hommes! Ce que vous pouvez en conclure, c’est qu’avoir un peu de cellulite sur les cuisses, des fesses plus grosses que la voisine, une poitrine que vous jugez trop importante…. vous favorise en réalité par rapport aux femmes minces, maigres ou qui passent leur temps en régime. Inutile de vous changer.  Si vous êtes fière de vos fesses bombées ou rondes, vous pouvez les mettre en avant avec un string ou une nuisette qui arrive au-dessus ou au milieu des fesses. Il y a fort à parier que monsieur ne tiendra pas longtemps en les voyant mises ainsi en avant…


Raoul CHEUDJIORaoul CHEUDJIO14 juillet 2020
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La boutique spécialisée dans la vente des perruques et des salons artisanaux a été officiellement ouverte le 10 juillet dernier à Los Angeles.

« Merci à tous ceux qui m’ont toujours soutenu. Mon bébé a vu le jour », a écrit Brenda Biya le 11 juillet 2020 sur son compte Twitter. 89 ans après James Truslow Adams, Brenda Biya, digne fille Yezum au cœur de la forêt luxuriante équatoriale, se lance à la conquête de l’Amérique avec en ligne de mire le sommet. Depuis avril, la jeune dame s’est mise à fond sur la base d’un business model correctement construit et travaille dur pour hisser les couleurs nationales du Cameroun au pays de Barack Obama. Les Etats-Unis restent le pays de l’entrepreneuriat. Malgré la croissance constante de l’Asie et de l’Europe, pour de nombreux entrepreneurs mondiaux l’Amérique sera toujours le marché à conquérir. Les Etats-Unis sont la plus grande économie du monde et l’attitude et l’atmosphère de laisser-faire envers les entrepreneurs signifie que la communauté des affaires y est une plaque tournante pour les petites entreprises et les grands empires d’affaires.

Si la boutique ouverte ne vise pas directement l’enrichissement personnel de sa promotrice, puisqu’une partie des bénéfices générés sera réservée aux œuvres de charité, elle demeure un motif de fierté à entretenir jalousement. Persévérante, volontaire, la patronne de « Bree Culture » vit désormais chaque jour comme un moment d’angoisse, convaincue de l’impossibilité de parvenir à ternir les engagements, au risque d’altérer durablement sa renommée, et de décevoir clients et amis venus nombreux, dans le respect des mesures barrières en vigueur contre le coronavirus, acclamer l’heureuse initiative.

Brenda Biya compte mettre l’expérience acquise au fil des ans en veille pour laisser place à un inoxydable optimisme. Apporter une vraie valeur pour de vrais clients, est désormais son crédo. La finalité de son entreprise étant de bien vendre ses produits. Une fois la vitesse de croisière atteinte, l’imagination fertile de la jeune dame la poussera sans doute à réinvestir les premiers bénéfices pour assurer le développement en totale liberté. Le choix de Los Angeles, ville de lumières, est sans doute guidé par le souci d’établir d’étroites relations avec les autres professionnels exerçant dans la même filière afin de tisser une toile plus grande et forte. Dans une dynamique d’amélioration, la recherche continue de la simplicité est indiscutablement le meilleur atout de Brenda Biya pour s’approcher d’une certaine idée de la perfection. YES SHE CAN !


AvatarManfred Essome6 juillet 2020
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Abandonnée par son épouse pour éviter la honte d’être l’épouse d’un violeur récidiviste, un homme en mal de proie se jette sur sa  fille de 9 ans la viole et lui transmet le VIH/SIDA. L’affaire a été dévoilée le 26 juin 2020.

La ville de Douala comme la plus part des villes du Cameroun regorge pourtant d’une multitude de femmes célibataires en quête de ce « partenaire » avec qui convoler en justes noces : mais celles-ci semblent invisibles pour le sieur Mahop qui n’a vu pour femme que sa propre fille de 9 ans. Du haut de ses 65 ans, sa réputation de «prédateur » suit l’homme comme son ombre dans l’entourage familial comme dans le voisinage : ce qui semble être à l’origine du départ de son épouse il y a quelques années.

Longtemps impuni, il a fallu que sa nouvelle victime, sa propre fille Solange, se confie à « cœur ouvert »  à une de ses cousines qui, ne pouvant supporter le « secret » souvent couvert par la famille donnera un coup de pied dans la fourmilière. Interpellé et mis à la disposition de la police judiciaire à Douala pour besoins d’enquêtes, le coupable devra répondre de ses actes.

En attendant son jugement, l’affaire se complique avec de nouveaux éléments apportés par la gamine dont la sérologie est positive au VIH/SIDA. De réconfort et d’accompagnement, Solange en aura besoin au quotidien pour porter cette lourde charge que lui impose le destin : puisse la main de Dieu lui être disponible pour apaiser ses douleurs.

Des épisodes malsains se multiplient

En janvier 2020, Kevin Mbouma placé en garde à vue à la Brigade de recherches de Bonabéri dans le quatrième arrondissement de Douala. L’homme est un instituteur dans un établissement de Bonabomè. Il est accusé d’avoir violé 18 filles âgées entre 10 et 14 ans, écolières dans l’établissement ou il travaille. L’intéressé est passé aux aveux complets au cours de son interrogatoire par les gendarmes, renseigne radio Equinoxe le 7 janvier 2020. L’on ne peut rien dire des circonstances de ce scandale, ni de sa motivation mais les enquêtes se poursuivent et devraient permettre d’avoir plus d’informations y relatives. Les victimes doivent en attendant subir des examens approfondis

Plus récemment, une fillette de 4 ans violée à Douala par un homme de 25 ans avec la complicité de la maîtresse de maison. Les faits se sont déroulés au quartier Logbaba dans la capitale économique du Cameroun le 22 juin 2020. Le suspect, un homme de 25 ans environ, s’est enfui avec la complicité de la maîtresse de maison. Celle-ci a été embarquée par les policiers du 11eme arrondissement venus enquêter.

Les associations féminines dénoncent les viols et abus sexuels sur les filles et femme

« Le bourreau peut être le frère ainé, ça peut être un oncle », c’est ainsi que Victorine Sehi Geguidé, présente l’une des faces cachées des viols et abus sexuels sur les filles et femmes au Cameroun. Ce jour, Victorine dirige un atelier d’échanges sur les victimes des violences sexuelles dans le 2ème arrondissement de Yaoundé.

A l’occasion, la parole se libère. Et les femmes responsables d’associations témoignent sur l’ampleur du phénomène.

« Nous avons eu une jeune fille qui a été violée par son oncle paternel, elle a eu un bébé de lui, mais nous avons eu vent de ce cas, nous l’avons suivi, nous avons eu un grand frein au niveau de la famille, qui a estimé que le linge sale devait se laver au sein de la famille. Avec la peur, la honte du qu’en dira-t-on, ils ont déplacé la fille pour qu’on n’ait plus de traces d’elle, » a confié à nos confrères de VOA Afrique, Jeanne Ntolo, de l’Association femmes autonomes de la briqueterie, un quartier populaire de la capitale. Les jeunes filles scolarisées font aussi partie des victimes de viols et d’abus sexuels. Mais, elles optent très souvent pour le silence.

« Nous avons un stagiaire qui a repéré le cas d’une élève qui est victime d’un abus sexuel, de harcèlement, ça ressort de son tuteur, elle vit avec sa mère qui est mariée à un autre homme, et cet homme la harcèle sexuellement. Nous avons ce cas actuellement, nous sommes encore sur le dossier, » a expliqué à l’assistance, Fadimatou Nana, conseillère d’orientation principale au lycée technique de Yaoundé.

Selon une récente étude de santé publique, sur une population de 37.719 filles et femmes camerounaises, 5,2% ont été victimes de viols, et près qu’un quart avait moins de 10 ans au moment du viol.

« C’est le voisin qui abuse, c’est le père qui abuse, c’est le camarade de classe qui abuse, c’est l’inconnu aussi qui abuse de petites filles. On recense tous ces cas-là chaque année et beaucoup plus dans le cadre du projet en cours en partenariat avec l’Unicef sur les violences faites aux mineurs », souligne Clarisse Otele, une assistante sociale qui travaille pour l’association de lutte contre les violences faites aux femmes. Co-fondatrice de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes, Elise Pierrette Mpoung Meno, estime que les résultats de leur combat sont encore mitigés au Cameroun même si elle note des avancées. La co-fondatrice de de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes ajoute : « on n’a pas eu de lois spécifiques contre les violences faites aux femmes, on a travaillé dans le code de la famille, on n’a toujours pas vu ce code validé ».

Dans un film documentaire intitulé « les prisonnières du silence », projeté en avant-première le 02 mars 2020 à Douala, trois jeunes camerounaises ont témoigné, sur les viols et abus sexuels dont elles ont été victimes.  La productrice, Laetitia Tonye Loé, une jeune camerounaise, a elle-même été victime d’abus sexuel.

 


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Le plus réputé des milliardaires camerounais, a été inhumé avec son téléphone portable le samedi 20 juin 2020 à Bandjoun, son village natal dans la Région de l’Ouest.

« Jamais sans mon téléphone portable ». C’était l’une des dernières volontés du défunt, selon sa fille Vicky Love Maptue Fotso, successeur du patriarche à la tête de la Mairie de Pete-Bandjoun. Elle a fait cette révélation pendant la série des témoignages, indiquant que son paternel avait demandé de son vivant qu’on l’enterre après sa mort, avec son téléphone portable.   Si les motifs de cette curieuse dernière volonté n’ont été clairement divulgués, l’on sait que, lorsqu’il était devenu casanier en raison du poids de l’âge, le capitaine d’industrie, décédé à 94 ans, était resté au contact de ses multiplies business à travers son téléphone.

Décédé le 20 mars 2020 en France, la dépouille mortuaire du richissime homme d’Affaires est arrivée dans la matinée du samedi 20 juin 2020 à l’Ouest, sa Région natale au Cameroun. Sur le tarmac du petit aéroport, les corps constitués, les proches et les membres de la famille du défunt ont accueilli la dépouille, suivi des honneurs militaires. En raison des mesures barrières contre la propagation de la pandémie du coronavirus, les organisateurs des obsèques du patriarche Victor Fotso, ont limité le nombre de participants. Il y a eu des messes et des célébrations religieuses avant l’inhumation dans la plus stricte intimité familiale.

Le grand bâtisseur a été élevé à titre posthume au grade de « Commandeur de l’ordre du Mérite Agricole » par le Président de la République, représenté par Jean Nkuete, Secrétaire général du Comité central du RDPC, le parti au pouvoir.

Hommage appuyé du DG de la CRTV

A travers un hommage le Journaliste Principal Hors Echelle, Directeur Général de Cameroon Radio Télévision salue la mémoire d’un homme qui a su marquer  son temps et comme pour tous ceux qui l’ont précédé ses œuvres parlent pour lui ainsi que les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé

 

« La mort, dit l’adage, ne surprend pas le sage. Aussi dense qu’il aura été immense, M. Fotso Victor a lui-même, avec un soin digne de lui, mis en scène sa fin de vie. En public, ses dernières images sont, en effet, de celles que seuls s’appliquent à construire, à polir et à offrir en ultime héritage les grands hommes de son époque. C’était le 18 janvier 2020. Dans la somptueuse salle des actes de l’hôtel de ville de Bandjoun, M. Fotso Victor c’est ainsi qu’il aimait qu’on l’appelle – organisait la cérémonie de cession solennelle à l’Etat de cet imposant ouvrage, fruit témoin entre mille autres de son incomparable travail. En invitant le ministre de la Décentralisation et du Développement Local Georges Elanga Obam à recevoir les clés du bâtiment et de la ville, il avait lui-même décroché son téléphone pour me joindre, me demandant avec une irrésistible insistance de tout faire pour être présent à ce tout dernier banquet. Avant de passer à table, il avait eu envers moi, mon humble personne, des mots et des attentions claires : « Charles Ndongo que vous voyez là est l’homme qui me connaît bien… même mieux que moi-même ! », dit-il, en présence notamment du Chef Honoré Djomo Kamga, roi des Bandjounais, de l’élite locale et de quelques membres de son incommensurable famille » avait-il dit dans ses propos emprunts d’émotions.

La nation reconnaissante

Victor Fotso repose désormais dans son village natal de la commune de Bandjoun. Inhumé ce samedi dans l’Ouest du pays, l’homme d’affaires a été décoré avant son enterrement. Cette cérémonie a en effet été marquée par la reconnaissance du richissime homme d’affaires comme Commandeur de l’ordre du mérite agricole. C’est le secrétaire général du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), Jean Nkuete, par ailleurs, représentant du chef de l’État, qui a posé la médaille de Commandeur au cercueil de Victor Fotso. Victor Fotso avait déjà reçu des décorations de Grand Officier de l’Ordre de la Valeur et Grand Cordon de l’Ordre du Mérite.


Anicet MbongAnicet Mbong23 juin 2020
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Son fidèle émissaire, Samuel Mvondo Ayolo a remis, le 12 juin dernier, un important don de matériels pour améliorer l’offre de santé publique et renforcer le dispositif de lutte contre le COVID-19.

« Nous allons poursuivre nos efforts, afin de faire bénéficier à nos populations des soins de santé de qualité et accessibles à tous », annonçait le président Paul Biya, le 31 décembre 2017. C’est dans cette optique que des instructions ont été données au gouvernement pour parachever les réflexions relatives à la mise en place progressive de la couverture santé universelle. C’est le point culminant de la vision stratégique du président de la République pour garantir un accès équitable aux services de santé sans encourir des difficultés financières à tous les Camerounais. La vision du chef de l’Etat se décline en, la mise en place d’un système de santé solide, efficace et bien géré; la promotion de la pratique des soins à un coût abordable; l’accès aux médicaments et technologies médicales; et  le déploiement des personnels de santé en nombre suffisant, bien formés et motivés.

L’application de ces hautes directives du président Paul Biya a permis de donner une réponse intelligible à la crise sanitaire de COVID-19. « Avec les moyens qui sont les nôtres, ils font le maximum pour soigner les personnes infectées », soulignait le chef de l’Etat, le 19 mai 2020, pour saluer les efforts d’un corps médical qui ne baisse pas les bras face à la gravité de l’infection au COVID-19. En témoignage de la reconnaissance de la Nation, le président de la République a décidé d’appuyer leurs efforts sur le terrain en les dotant de matériels sanitaires modernes. Dans ce programme, l’aire de santé de Meyomessala était à l’honneur le 12 juin 2020.

Le matériel acheminé sous bonne escorte par Samuel Mvondo Ayolo, ministre, directeur du cabinet civil, consistait en : une ambulance médicalisée, 50 lits et autant de matelas, 3 échographes complets, un appareil de radiologie, du matériel de chirurgie, dont 5 « general  instruments », 5 sutures sottes, 1000 moustiquaires imprégnées, et un groupe électrogène d’une puissance de 50KVA. Un matériel remis en présence des autorités administratives, politiques, religieuses, traditionnelles, et chaleureusement accueilli par les populations, principales bénéficiaires de cette autre forme de la sollicitude de Paul Biya, première élite du coin.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Meyomessala, Eloundou  Jean Claude, a émis le vœu de voir l’Hôpital de District de Meyomessala  se doter des équipements spécifiques de soins dentaires et ophtalmologues. Dr Ndoundoumou Patrick,  médecin chef de l’Hôpital de Meyomessala, a exprimé sa satisfaction à la suite de cette importante donation. « C’est beaucoup plus pour les populations qui vont en bénéficier parce qu’avec ce matériel nous allons pouvoir poser le diagnostic plus rapidement et être encore plus rapide dans la prise en charge » a souligné le médecin tout ému. L’édile de la ville, Christian Mebiame Mfou’ou, parlant au nom des populations a exprimé un grand soulagement et une profonde gratitude en l’endroit de l’illustre donateur.


AvatarArmand Durvet16 juin 2020
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Le Tribunal de première instance de Yaoundé l’a également assujetti au payement d’une amende de 25 millions de F à titre de dommages et intérêts à verser au plaignant Jean Pierre Amougou Belinga.

Yaoundé le 29 mai 2019. Georges Gilbert Baongla (GGB) est interpellé. Quelques jours plus tard, il passe aux aveux complets à la police judiciaire avant d’être présenté au procureur de la République, qui, décida de le placer en détention provisoire à la prison centrale à la suite d’une plainte de Jean Pierre Amougou Belinga. Le président du groupe l’Anecdote se plaignait alors contre GGB, président du groupe Le Démenti, pour diffamation et propagation de fausses nouvelles. Un an plus tard, riche en rebondissements avec l’entrée en scène de Blanche Baongla, sœur cadette de l’accusé, le feuilleton judiciaire a connu son épilogue avec la sentence prononcée le 10 juin 2020 par la juge Ghislaine Pauline Dikoume Batindi. Outre la peine privative de liberté de 2 ans, GGB est assujetti au versement des amendes, dont 4 millions à ses dépens avec une contrainte par corps de deux autres années supplémentaires à la prison centrale de Yaoundé au cas où, il ne payerait pas à temps ces frais au tribunal. Le président du Parti républicain devra publier, à ses frais, la décision rendue par la juge dans quelques organes de presse tels que Cameroon Tribune, Mutations, Le Messager, CRTV, Équinoxe TV, Canal2 International, STV et Vision4 TV. Il devra par ailleurs supprimer les vidéogrammes, corps du délit, sur les réseaux sociaux.

La magistrate a scrupuleusement appliqué les articles 305 et 342 du code pénal relatifs aux fausses nouvelles, dénonciations calomnieuses et propagation des fausses nouvelles, et l’article 78 de la loi de 2010 relative à cybersecurité et à la cybercriminalité. Ce procès est aussi l’occasion pour GGB de tomber le masque sur sa prétendue filiation avec Paul Biya. Profitant d’une position privilégiée de sa mère avec l’épouse de Paul Biya, alors Premier ministre, GGB a longtemps clamé à cor et à cri être le fils aîné de l’actuel président de la République. Une allégation à laquelle Paul Biya a toujours répondu par son « légendaire silence ». Une attitude perçue comme un laisser aller par GGB. La limite entre filleul et fils étant infime, quasiment inexistante, à ses yeux, le fils d’Elisabeth Baongla a préféré se revêtir d’attributs de fils aîné de Paul Biya au nom du gracieux coup de pousse de la nature. Aujourd’hui, une courageuse plainte de Sa Majesté Jean Pierre Amougou Belinga, traitée par une justice totalement indépendante, a permis de faire tomber un individu qui coure depuis plusieurs décennies.

Le dénouement de ce procès est aussi un signal fort à l’endroit de tous les manipulateurs, qui, tapis dans la toile sont devenus des industriels des fake news les plus haineux, pour discréditer et porter atteinte à l’honorabilité des institutions et des citoyens. A leur endroit le président Paul Biya, lors de son adresse du 10 février 2018 à l’occasion de la 52e édition de la Fête de la Jeunesse, prodigua ce lumineux conseil : « chaque fois qu’en un clic, vous empruntez ces autoroutes de la communication qui vous donnent une visibilité planétaire, il vous faut vous souvenir que vous n’êtes pas pour autant dispensés des obligations civiques et morales, telles que le respect de l’autre et des institutions de votre pays ». Ce soir-là, le chef de l’Etat invita la jeunesse à être « des internautes patriotes qui œuvrent au développement et au rayonnement du Cameroun, non des followers passifs ou des relais naïfs des pourfendeurs de la République ». A tous les contrevenants, à l’exemple de GGB, la loi restera impitoyable.


Huguette PemHuguette Pem12 juin 2020
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Médailles d’argent, d’or et de vermeille ou allocation financière sont les cadeaux offerts aux mères à l’occasion de la journée qui leur est consacrée. La fille aînée du président de la République a choisi sa plateforme digitale officielle pour témoigner sa reconnaissance envers Chantal Biya.

Célébrée chaque année au Cameroun le dernier dimanche du mois, sauf exception. Si la Pentecôte tombe le même jour alors la journée des mamans est décalée au dimanche suivant. L’édition 2020 de la Fête des mères s’est célébrée le dimanche 7 juin 2020. Cet autre dimanche était l’occasion d’honorer toutes les mamans, qu’elles aient donné la vie une fois ou plus, pour enfants et conjoints. L’occasion était singulière pour l’unique fille du couple présidentiel.  Via son compte Twitter, Brenda Biya, a publié un message, hommage majuscule à sa mère. «Un jour, vous vous rendrez compte que votre maman était la meilleure amie que vous n’ayez jamais connue. Pour moi, ce jour est venu. Je t’aime maman. Bonne fête à toutes les mères», publiait la jeune dame. Elle a accompagné son message d’une photo du couple présidentiel. Un témoignage majuscule qui vient s’ajouter milliers d’autres que la première dame du Cameroun reçoit au quotidien à travers ses nombreuses œuvres humanitaires qui lui ont valu le titre de Mère nourricière, « Nya Meyong ». L’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, et ambassadrice spéciale du Programme commun des Nations unies sur le Sida, travaille à soulager les souffrances à travers un chapelet de structures et formations sanitaires. La Fondation Chantal Biya, reconnue d’utilité publique au Cameroun en 1999, les Synergies africaines, le Cercle des amis du Cameroun, le centre hospitalier de recherche appliquée en chirurgie endoscopique et reproduction humaine, le centre international de référence Chantal Biya, sont autant de structures de soulagement des souffrances de l’humanité créées ou inspirées par la première dame, Madame Chantal Biya.

A travers son œuvre humanitaire, l’objectif poursuivi est de convertir toutes les bonnes volontés aux valeurs du partage en vue de vaincre l’indifférence à la douleur qui demeure encore l’un des fléaux de l’humanité. Au quotidien, Madame Chantal Biya tisse la toile de la solidarité autour des couches sociales vulnérables du Cameroun, du continent africain et du monde entier.

A travers son post du 7 juin 2020, Brenda Biya a savamment réduit la reconnaissance internationale du dévouement à l’action humanitaire pour le réconfort apporté aux populations défavorisées, pauvres et démunies, et la relation humanitaire, chaleureuse de la première dame avec les populations, en un dénominateur commun, l’amour d’une mère. Un amour qui anéantit impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin, un affection qui, selon Patience Dabany, « ne s’éteint jamais ».


AvatarManfred Essome4 juin 2020
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C’est la quintessence d’un message porté du patron de la région siège des institutions, adressé aux préfets de son territoire de commandement.

Le message porté de Naseri Paul Bea, signé ce 3 juin 2020, a fuité sur les réseaux sociaux. Le gouverneur de la région du Centre instruit les préfets des dix départements de son territoire de commandement d’interdire en urgence, les veillées funèbres et rites mortuaires.

Pour l’heure, il n’y a pas d’explication officielle à cette décision radicale. Mais tout porte à croire qu’elle rentre dans la batterie des mesures visant à limiter la propagation du COVID-19.

Les derniers chiffres qui datent de 24 heures font état de 6585 cas déclarés de Coronavirus dans notre pays, 3676 guérisons et 200 décès. Et les scientifiques s’accordent à dire que le pic de la pandémie n’a pas encore été atteint. De quoi appeler à plus de vigilance.

Le 17 mars, le Cameroun prenait des mesures

Fermeture des frontières. Toute la journée du mardi 17 mars, la situation aura été confuse au Cameroun. Mais en soirée, le Premier ministre annonce une série de treize mesures qui vont de la fermeture des frontières au report des compétitions sportives, en passant par la fermeture des établissements scolaires et universitaires, la fermeture des débits de boisson et la suspension des visas d’entrée au Cameroun sur hautes instructions du Chef de l’Etat Paul Biya.

Report du Championnat d’Afrique des nations (Chan). Le Cameroun a annoncé, mardi 17 mars, le report à une « date ultérieure », à cause du nouveau coronavirus, du Championnat d’Afrique des nations (Chan) de football, qui oppose des équipes nationales composées seulement de joueurs évoluant dans les championnats africains, prévu initialement dans ce pays du 4 au 25 avril. « Le principe du report du Chan 2020 à une période plus propice a été retenu », a annoncé dans un communiqué le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. Cette décision a été prise par le comité d’organisation « après avoir fait le point sur la situation exceptionnelle née de la pandémie du coronavirus », précisait alors le communiqué. « Les nouvelles dates de la compétition seront arrêtées en fonction de l’évolution de la situation et communiquées en temps opportun », a-t-il précisé, soulignant que la décision a été prise en accord avec la Confédération africaine de football (CAF). Il était question pour les autorités camerounaises d’imposer un résultat négatif au test du coronavirus pour obtenir le visa et pouvoir assister à la compétition. Le Comité d’organisation a jugé cette solution irréalisable au vu des décisions de confinement dans de nombreux pays et des difficultés de circulation sur le continent.

« Le monde est confronté à une crise sanitaire grave et sans précédent. » Le président camerounais Paul Biya avait appelé au respect « strict » des règles d’hygiène alors que les cas de Covid-19 continuent de croître. « Le monde est confronté à une crise sanitaire grave et sans précédent. Elle affectera notre vie quotidienne et notre économie. Je vous exhorte à respecter strictement les directives du gouvernement et de l’OMS », avait tweeté le président Biya. C’est la première fois que le chef de l’État s’exprime publiquement sur le Covid-19 depuis que le premier cas a été déclaré dans le pays le 6 mars. D’autres mesures avaient été prises puis reconduites depuis le 13 avril 2020 parmi lesquelles :

  • la délivrance des visas d’entrée au Cameroun aux différents aéroports suspendue ;
  • tous les  établissements publics et privés de formation relevant des différents ordres d’enseignement, de la maternelle au supérieur, y compris les centres de formation professionnelle et les grandes écoles seront fermés ;
  • les rassemblements de plus de cinquante (50) personnes sont interdits sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Les compétitions scolaires et universitaires sont reportées, à l’instar des jeux FENASSCO et des jeux universitaires ;

Toutefois, les populations sont invitées à observer strictement les mesures d’hygiène recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé, à savoir notamment se laver régulièrement les mains au savon, éviter des contacts rapprochés tels que se serrer les mains ou s’embrasser, se couvrir la bouche pour éternuer. La reprise de la rentrée le 1er Juin 2020 pour les classes d’examen et classes intermédiaires, répondent à une séquence précise de programmation.

Des mesures économiques et initiatives d’assouplissement

Le président de la République Paul Biya a décidé de L’assouplissement des mesures prises pour arrêter la propagation du Coronavirus dans le pays le 1er mai 2020. Il est décidé de l’ouverture au-delà de 18 heures, des débits de boissons, des restaurants et des lieux de loisirs, avec obligation pour les clients et usagers de respecter les mesures barrières, notamment le port du masque de protection et la distanciation sociale. Un autre secteur concerné par cet assouplissement, est celui des transports. Le chef de l’État camerounais lève la mesure réduisant le nombre règlementaire de passagers dans tous les transports en commun par bus et taxis. Le port du masque restant obligatoire et la surcharge interdite. Toujours dans le même secteur, il a été décidé de l’exonération de l’impôt libératoire et de la taxe de stationnement pour les taxis et motos taxis, ainsi que de la taxe à l’essieu au titre du 2ème trimestre. Cette mesure pourrait être étendue au reste de l’année 2020.

L’on note aussi l’exonération de la taxe de séjour dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration pour le reste de l’exercice 2020, à compter du mois de mars. Le gouvernement a par ailleurs pris d’autres mesures d’accompagnement fiscal pour les entreprises et pour les particuliers telles que l’exonération au titre du 2ème trimestre, de l’impôt libératoire et des taxes communales (droit de place sur les marchés, etc.) au profit des petits revendeurs de vivres et le soutien à la trésorerie des entreprises à travers l’allocation d’une enveloppe spéciale de 25 milliards de FCFA, pour l’apurement des stocks de crédits de TVA en attente de remboursement. L’assouplissement selon le gouvernement, s’explique par le fait que les différentes mesures prises pour stopper la propagation du virus « ont entrainé des distorsions économiques et sociales, dont les effets se font ressentir dans plusieurs secteurs d’activités. »



Qui sommes nous

Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des  leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que  des acteurs économiques. C’est  une publication et  une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais  spécialisée dans  la  communication  écrite  et cybernétique.




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