Gérard Barbut, Auteur à Meyomessala International

AvatarGérard Barbut31 juillet 2020
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Malgré une condamnation à 20 ans de prison pendante dans l’affaire dite du « braquage de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest », l’ancien président actuellement en liberté conditionnelle en Belgique, souhaite désormais retrouver sa terre natale.

L’enfant prodige de Gagnoa n’est pas dupe. Le temps qui passe joue contre lui et les millions de partisans du Front populaire ivoirien (FPI) qui le pressent de se présenter au scrutin présidentiel d’octobre 2020. La Cour pénale internationale l’autorisant à quitter la Belgique, à condition que tout pays dans lequel il souhaite se rendre accepte au préalable de le recevoir, Laurent Gbagbo a entamé des procédures auprès des autorités de son pays la Côte d’Ivoire. « Après plusieurs demandes infructueuses d’établissement d’un passeport diplomatique auprès du ministère des Affaires étrangères à Abidjan, le président Laurent Gbagbo s’est déplacé ce jour auprès de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles pour introduire une demande de passeport ordinaire et d’un laissez-passer », a indiqué dans un communiqué le 28 juillet, Me Habiba Touré, l’avocate du président du FPI.

« En effet, à l’issue de son acquittement le 15 janvier 2019, et de la levée des conditions restrictives le 28 mai 2020, il est plus que temps pour le président Laurent Gbagbo de rentrer chez lui », conclut-elle. En effet, l’ex-chef d’Etat de 2000 à 2010 a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) du chef d’accusation de « crimes contre l’humanité » et libéré après sept ans de détention à La Haye. La Cour examine actuellement la demande d’appel de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. Avant une quelconque réponse des autorités ivoiriennes, son avocate se projette. « Maintenant, le choix concernant une éventuelle candidature à l’élection présidentielle, cela relève du choix du parti et de son choix personnel également. Mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour. On parle d’un homme qui a été privé de son pays pendant près de dix ans. Il veut rentrer chez lui le plus rapidement possible », éclaire-t-elle, narguant au passage la justice ivoirienne : « si la justice ivoirienne est tellement sûre d’elle, de sa procédure, pourquoi a-t-elle peur de le laisser rentrer ? ».

Vers un bal de vétérans

L’ancien président ivoirien Henri Konan-Bédié, 86 ans, tout juste désigné candidat par son parti, le PDCI-RDA, sera inévitablement rejoint par le président sortant Alassane Ouattara âgé de 78 ans. Invité par ses partisans à briguer un troisième mandat lors de la réunion du conseil politique de son parti, le RHDP, tenue le 29 juillet à Abidjan, le président sortant a promis de se prononcer dans les jours à venir. « J’ai écouté toutes les interventions et je prends acte de la sollicitation des militants. Vous savez que je ne vous ai jamais déçus et je ne vous décevrai jamais. La Côte d’Ivoire doit avancer et non reculer. Je m’adresserai très prochainement à toute la nation », a répondu Alassane Ouattara. Avec un retour de Laurent Gbagbo, 75 ans, l’élection du 31 octobre prochain aura des airs du déjà vu. Le peuple ivoirien et la communauté internationale ne souhaitent pas revivre les épisodes douloureux des affrontements de ces éléphants de Côte d’Ivoire.


AvatarGérard Barbut9 juillet 2020
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Le démenti est du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, à travers un communiqué rendu public le 06 juillet 2020.

« L’information diffusée sur les réseaux sociaux, sur la tenue le 02 juillet 2020, de négociations entre une délégation gouvernementale et des sécessionnistes en instance de jugement, n’est pas conforme à la réalité », signe le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi. Selon lui, « le gouvernement réaffirme sa disponibilité à rechercher des solutions pacifiques à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, notamment par le dialogue ».

Le communiqué du Mincom intervient après une information qui a abondamment circulé sur les réseaux sociaux, annonçant que le président autoproclamé de la république imaginaire d’Ambazonie, Julius Sisuku Ayuk Tabe avait été extrait de sa cellule tout comme Wilfried Tassang et Blaise Shufai, Mancho Bibixy et autres, pour rencontrer Léopold Maxime Eko Eko, le patron de la direction générale de la Recherche extérieure (DGRE). Selon la même rumeur, la rencontre aurait pour but de connaître les conditions posées par ces sécessionnistes pour soutenir un cessez-le-feu immédiat et effectif dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pour donner de la consistance à cette information, la folle rumeur du 02 juillet annonçait que Sisuku Ayuk Tabe avait été prévenu de cette entrevue le 1er juillet par le régisseur de la prison principale de Yaoundé. Entre autres conditions, il aurait demandé que le cessez-le-feu soit annoncé par le président Paul Biya, exigé le retrait des militaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et une amnistie générale en faveur des prisonniers « ambazoniens ». « Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie », martelait le président Paul Biya, le 10 septembre 2019. « Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs », rappelait-il.

Mendiant de la paix, le 10 février 2020, le président Paul Biya a une fois de plus tendu la main à ses jeunes compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Ceux qui se sont laissé enrôler dans des bandes armées et qui continuent d’entretenir un climat d’insécurité dans ces deux régions doivent déposer les armes, à l’exemple de ceux, nombreux, qui l’ont déjà fait et qui vivent tranquillement au sein de nos communautés. Je continue de les exhorter à sortir de la brousse et à retrouver leurs autres jeunes concitoyens qui mènent une vie normale au sein de la société », encourageait le président de la République à la veille de la 54e édition de la fête de la Jeunesse. Le gouvernement reste donc ouvert aux différents contacts, initiatives et propositions allant dans le sens d’une sortie définitive de crise, dans le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Cameroun. Dans cette logique, René Emmanuel Sadi assure que « le gouvernement lance de nouveau un appel aux groupes armés pour qu’ils cessent les atrocités contre les populations civiles ainsi que la destruction des infrastructures de développement et répondent favorablement à l’offre de paix du chef de l’Etat, S.E Paul Biya ». Les forces de défense et de sécurité, « dans le respect des lois et règlements de la République, continueront à accomplir, avec professionnalisme, leur devoir de protection des citoyens et de leurs biens », concluait le porte-parole du gouvernement.


AvatarGérard Barbut17 juin 2020
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A l’inverse des chrétiens du monde entier, le vent de la Pentecôte a divisé la bande de délinquants et industriels de plans macabres contre les séjours du président Paul Biya et les intérêts de la République du Cameroun, en Europe.

Si les textes saints prétendent que c’est dès la Pentecôte, sous l’action du Saint-Esprit, que les apôtres du Christ ont commencé à annoncer l’évangile à la foule à Jérusalem en plusieurs langues, c’est après le 31 mai 2020 que la brigade anti-sardinards (BAS) a volé en éclats. A l’instar des langues confondues des constructeurs du temple sommital de Babel en Babylone dans le but de relier le ciel avec la terre, les discours des leaders de la BAS se confondent sur l’autel de leurs funestes desseins suite à des guerres de leadership, conflits d’intérêts, idéologie douteuse, bisbilles avec le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto. La crise sanitaire de COVID-19 qui a imposé le confinement à de nombreux sans-papiers qui vivaient au gré d’exhibitions de la BAS, est la cerise sur la pomme de discorde.

A la promesse du « retentissant » échange entre Calibri Calibro et Emmanuel Macron, président de la République française, lors de l’inauguration du Salon international de l’agriculture de Paris en février dernier, les fruits n’ont point tenu. Un échec que même l’immolation par le feu de Calibri Calibro devant l’Assemblée nationale de France, le 29 mai dernier, n’aurait pas expier. En manquant à son sacrifice, Calibri Calibro s’est attiré les foudres des dieux de la BAS en quête d’agneau sacrificiel pour redonner des allures à un mouvement qui battait de l’aile. Fatalement, il n’y a eu ni résurrection, ni renaissance, ni vie éternelle. L’échafaud construit à la hâte pour soutenir le mouvement situationnel aux relents terroristes est désormais promis à un vertigineux effondrement. De quoi désillusionner et contraindre certains qui avaient placé beaucoup d’espoir en cet instrument de manipulation des consciences avec pour principal objectif de répandre la violence et propager des discours haineux contre les autorités et institutions camerounaises. Le début de la fin de la BAS.

« J’ai décidé de me retirer complètement des réseaux sociaux. J’ai décidé de me retirer complètement des réseaux sociaux. J’ai décidé aussi de me concentrer beaucoup plus sur ma propre vie parce que c’est trop facile de penser un seul instant qu’avec tous les sacrifices que nous avons faits pour porter cette lutte, on puisse détourner de l’argent ou tomber dans des bassesses pas possibles », annonçait, début juin, Abdoulaye Thiam, alias Calibri Calibro, tête de proue de la BAS. Il rejoint Max Senior Ivoire, qui, quelques mois plus tôt quitta la horde de cinglés. El Chenou, lui, reçut l’appel de la raison quelques jours plus tard. Le parler en langues s’est généralisé. Le 9 juin, les portes de l’antenne de Grande Bretagne se sont refermées derrière Brice Nitcheu et Sandy Emily Boston. Il leur est reproché d’avoir travaillé dans un cadre « qui ne fait pas partie des objectifs de la BAS. Cela comprend entre autres, le lancement d’attaques sur des réseaux sociaux contre d’autres militants. C’est quelque chose que la brigade considère comme contre-productif et non conforme à ses objectifs fondamentaux », selon Emmanuel Kemta, alias Caporal grillé. Le mal qui secoue la BAS est annonciateur de la justice divine. Une justice contre laquelle les incantations de Christian Ntimbane Bomo, alias Pasteur de la République, ne pourront rien. Les défections de la BAS répondent à l’appel de l’homme revêtu de l’onction du Dieu d’Abraham, qui, le 10 février 2020 leur tendit la perche disant : « mes chers jeunes compatriotes, pour le bien de notre pays, j’ai besoin de vous ». Cet homme, c’est le président Paul Biya prêt à pardonner à tous les jeunes qui, à tort, ont été enrôlés dans des campagnes de déstabilisation d’une République unie et indivisible, résolument tournée vers son émergence économique.


AvatarGérard Barbut1 juin 2020
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Face à la mobilité de nos lecteurs, votre plateforme stratégique d’informations et de communication, a désormais une nouvelle arme à son arc : le content commerce. Le Groupe BYSSEN allie ainsi une expérience de lecture innovante aux exigences numériques modernes.

Les sites web jouent un rôle important au niveau de la notoriété pour une marque, un produit un service, une institution. La notion de storytelling, particulièrement prisée sur les plateformes qui privilégie textes, photos et vidéos, y est donc prépondérante et c’est ce que confirme ce plus récent rapport. Alors que la presse se digitalise à marche forcée, se pose de manière toujours plus cruciale la problématique de la rentabilité des lecteurs avec la seule publicité. De plus en plus de médias s’essaient au content commerce ou comment vendre des produits, matériels ou immatériels, à une audience que l’on a déjà ! Meyomessala International ne déroge pas à la règle. Le Journal est donc disponible sur le tablier commercial en ligne, au prix de 2 euros seulement, calé à l’adresse https://www.meyomessalainternational.com/boutique

Un secteur en pleine mutation digitale 

Le marché de la presse quotidienne et magazine est en plein bouleversement avec l’avènement du digital et l’explosion des terminaux mobiles et des tablettes spécifiquement. Il n’est plus rare d’entendre de la part d’un media que son audience mobile dépasse celle de l’ordinateur fixe, notamment sur les grands événements (élections, événements sportifs, etc.). Bref, en plus de subir l’érosion des ventes physiques, voilà que les médias vont souffrir de l’explosion du mobile qui va créer de l’audience moins valorisable.

De plus en plus d’éditeurs, se tournent vers la monétisation de leur audience via la vente de produits, immatériels ou physiques : le content commerce. Ainsi lorsque nous rencontrons les groupes médias internationaux, un discours revient fréquemment : « nous n’offrons pas un quotidien ou un magazine mais une expérience avec une marque » Effectivement les marques médias ont pour les meilleures su créer une relation forte avec leur audience et certaines sont mêmes devenues iconiques. Alors pourquoi ne pas proposer la vente de produits directement à une audience qui profite d’un contenu sur l’information panafricaine par exemple.

Le bon produit à la bonne personne 

Mais le point clé demeure le transfert d’audience du media vers les boutiques en ligne. Généralement la première étape consiste à mettre des bannières un peu partout sur les sites de contenus vers les activités marchandes. Une stratégie de volume.

En fait, une partie de la solution de Meyomessala International vise à créer des synergies efficaces entre le contenu et l’e-commerce. Cette approche plus qualitative, passe par une analyse fine des comportements sur la partie éditoriale et sur celle marchande afin de proposer des recommandations 100% personnalisées de produit à chacun des utilisateurs.


AvatarGérard Barbut25 mai 2020
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La volonté du président de la République d’accompagner les initiatives locales a été applaudie par l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, auteur d’un traitement à base de plantes médicinales.

« J’encourage également tous les efforts visant à mettre au point un traitement endogène du COVID-19 », annonçait clairement le président Paul Biya lors de son message à la nation, à la veille de l’édition 2020 de la Fête Nationale. Une édition pour laquelle, en raison de la crise sanitaire, il a décidé de l’annulation des célébrations publiques le 22 avril dernier. Pleinement conscient de la gravité de la situation et est prêt à prendre toutes les mesures nécessaires, le chef de l’Etat a démontré sa volonté d’accompagner toute initiative locale visant à stopper la propagation du COVID-19. « Dès qu’un traitement sera disponible, le nécessaire sera fait pour le mettre à la disposition de nos concitoyens », a-t-il promis, comme pour booster le moral des promoteurs d’initiatives locales.

Saisissant la balle au bond, l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda a une fois de plus vanté les résultats de ses recherches. Après l’appui considérable reçu de Jean Pierre Amougou Belinga, promoteur du groupe l’Anecdote, Samuel Kleda, conscient de la consistance de ses recherches commencées bien avant la survenue du COVID-19, ne cache pas la joie d’un futur accompagnement des pouvoirs publics. Il a dit sa satisfaction au micro de CRTV, station régionale du Littoral, au lendemain de ce qui pourrait être la voie tracée par le président Paul Biya, aux commandes du plan de riposte contre le coronavirus au Cameroun.

Les assurances de Mgr Kleda

S’il conserve toujours jalousement la composition de sa recette miracle à base de plantes, l’archevêque métropolitain de Douala a, le 21 mai dernier, livré ses impressions à la suite du message du chef de l’Etat. « C’est cela que j’attendais depuis très longtemps. Si aujourd’hui, le Chef de l’Etat dit que ces solutions doivent être encouragées, pour moi, c’est une très bonne nouvelle. Nous pouvons nous aussi trouver une solution sur place au Cameroun. Je me vois réconforté dans le travail que je fais », s’est-il réjoui. Comme pour confirmer l’efficacité du médicament dont il est inventeur, le prélat a dévoilé d’encourageantes statistiques sur les cas de guérisons enregistrés à la suite de l’administration de son médicament. « Aujourd’hui, nous avons enregistré 1 200 personnes qui ont reçu le traitement. Du coup, les symptômes ont disparu et je dirai que ces gens sont guéris. Toutes les personnes qui ont reçu le traitement, nous n’enregistrons aucun décès. Vous pouvez voir les chiffres et contacter les personnes qui ont reçu le traitement », assure-t-il.

Avant le message du chef de l’Etat, l’initiative du prélat avait déjà retenu l’attention du gouvernement. « Je collabore avec le ministère de la Santé publique. Ils sont en train de voir d’étudier, d’analyser le produit. Egalement de recueillir tous les signes que présentent les patients, étant donné que tout ceci se fait dans un cadre hospitalier », témoigne Mgr Samuel Kleda. A l’endroit de nombreux sceptiques, l’archevêque métropolitain de Douala se veut pédagogue : « il y a des gens qui disent que le produit n’a pas été homologué, ce n’est pas reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Mais, il faut dire que nous nous trouvons dans une situation très critique. Il y a des gens qui meurent. Si on a un traitement, il faut agir vite sauver des vies. C’est dans le sens-là que je me suis engagé. Ceux que ça intéresse, ils feront leur travail, mais entretemps, je fais aussi le mien ».

Un capital espoir

Vivement que les services compétents du ministère de la Santé publique bouclent leurs analyses et donnent quitus à une distribution à l’échelle nationale, comme promis par le chef de l’Etat, de l’huile essentielle de Mgr Samuel Kleda. Pour mémoire, le prélat s’intéresse à la médecine traditionnelle depuis une trentaine d’années. Ses principaux axes de recherche sont : les infections respiratoires, les maux de gorge, la toux, les problèmes de nez, la grippe etc.

Après Madagascar, le pays de Paul Biya pourrait devenir une destination privilégiée pour le traitement du COVID-19 en Afrique.


AvatarGérard Barbut15 mai 2020
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D’après Alfred Nguini, l’ambassadeur du Cameroun en France, M. Ongolo Barthélémy Xavier entretient des rapports incestueux depuis plusieurs années avec la brigade anti-sardinards.

Paris, 26 janvier 2019. Une cinquantaine de manifestants se revendiquant être des opposants au président Paul Biya envahissent l’ambassade du Cameroun, saccageant notamment des portraits du chef de l’Etat. Ces manifestants qui se filmaient en direct sur la plateforme digitale Facebook Live ont pénétré dans les locaux de l’ambassade fermée le samedi dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, avant d’être évacués par les forces de l’ordre deux heures plus tard.

Depuis la survenue de ces événements, une question majeure taraude les esprits : comment ces manifestants ont-ils pu accéder dans la chancellerie fermée un samedi soir ?

Même les diligences observées autour de la plainte contre X déposée par l’ambassadeur, « pour association de malfaiteurs, vandalisme, dégradations volontaires, vol aggravé et menaces », qui ont pu mettre la main sur les têtes de file de la brigade anti-sardinards (BAS) : Waffo Abdoulaye dit « général Wanto », Thiam Abdoulaye dit « Calibri Calibro », et Azonsop Tchetchag Nelson dit « Maître corbeau », n’ont pas répondu à cette lancinante interrogation.

Des enquêtes en interne

En parallèle à la procédure devant le Tribunal correctionnel de Paris, procès pour lequel Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), s’est constitué partie civile, le chef de la mission diplomatique camerounaise en France a mené une enquête en interne. Activant plusieurs leviers, Alfred Nguini a découvert le pot aux roses. « Monsieur Ongolo Barthélémy Xavier, entretient des rapports incestueux depuis plusieurs années, avec la brigade anti-sardinards », établit l’ambassadeur de France au Cameroun.

S’inspirant de la discrétion qui caractérise la diplomatie camerounaise, Alfred Nguini entreprit la méthode la plus élégante : éloigner la taupe de Paris. Au fait de cette démarche, qui lui proposait pourtant une porte de sortie honorable pour sa carrière, M. Ongolo Barthélémy Xavier, qui porte mal ses prénoms, en complicité avec la BAS, a entrepris une campagne de dénigrement de l’ambassadeur.

Poussé vers la sortie

Depuis le mois de janvier 2020, M. Ongolo Barthélémy Xavier a été mis en quarantaine. « Précédemment deuxième secrétaire à l’ambassade », il est « désormais appelé à occuper d’autres fonctions à l’ambassade du Cameroun en République démocratique du Congo », précise Alfred Nguini, dans une note de service. Objet : interdiction d’entrée à l’ambassade à un diplomate.

Invité le 09 avril 2020, par correspondance nº00172/L/ACF, à libérer définitivement son bureau, « il avait jusqu’au 16 avril 2020, délai de rigueur, pour remettre au chef de mission, non seulement les clé de son bureau, mais tout le matériel appartenant à la mission dont il serait en possession », éclaire l’ambassadeur. Violant toute courtoisie, « l’intéressé n’a pas cru devoir s’exécuter », constate l’ambassadeur le 11 mai.

Compte tenu, d’une part, « de son attitude irrévérencieuse et de défiance ouverte vis-à-vis de l’autorité du chef de mission », et d’autre part, « qu’il chercherait à mettre à contribution pour commettre avant son départ définitif un forfait similaire à celui dont l’ambassade a été l’objet le 26 janvier 2019 », l’ambassadeur du Cameroun en France, Alfred Nguini a préféré tuer le mal dans l’œuf en décidant que, « l’accès à la chancellerie lui est désormais interdit, quel que soit le prétexte ». Il coupe ainsi l’herbe sous le pied de la BAS.


AvatarGérard Barbut14 mai 2020
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Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall a été reçu en audience au palais de l’Unité de Yaoundé, le 13 mai 2020, par le président de la République du Cameroun.

Habitué des couloirs du pouvoir de Yaoundé, François Louncény Fall s’est, dans l’après-midi de mercredi 13 mai 2020, plié au respect des mesures barrières prescrites dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 pratiquées par tout le dispositif de son accueil. Avec le président Paul Biya, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale, a fait le point de divers sujets brûlants au Cameroun et dans la sous-région. Sécurité, intégration sous-régionale, et crise sanitaire de COVID-19 ont meublé les échanges d’environ une heure d’horloge. Le Cameroun et l’ONU affichent des convergences de vues sur la totalité des sujets évoqués, et la question de l’intégration sous-régionale demeure une préoccupation majeure.

Le vif des échanges

Sur la ligne de front contre le COVID-19, le président Paul Biya anime une activité soutenue. Le 22 avril, il a décidé d’annuler les célébrations publiques des éditions 2020 de la Fête nationale et de la Fête du Travail. Dans le but de réduire l’impact économique du COVID-19, le président de la République a, le 30 avril, décidé d’assouplir les mesures entrées en vigueur le 18 mars dernier. Parmi les 19 mesures d’assouplissement en faveur des entreprises, des acteurs économiques et des ménages, celles relevant de la fiscalité sont estimées à 114 milliards de F.

Depuis le 8 mai, le chef de l’Etat a construit un pont aérien pour le rapatriement de 668 Camerounais de la diaspora bloqués à cause du coronavirus. Au terme de cette opération, plus de 1 343 Camerounais auront rejoint la mère patrie au frais de l’Etat. Pour limiter la propagation du COVID-19 dans les établissements pénitentiaires, un décret présidentiel du 15 avril portant commutation et remise des peines à certains détenus a permis la décongestion des prisons. Le 4 mai, le Fonds monétaire international (FMI) a mis à la disposition du Cameroun, la somme de 135 milliards de F destinée au volet sanitaire de lutte contre la pandémie.

Au plan sécuritaire, les conclusions de l’enquête consécutive aux évènements tragiques survenus dans la localité de Ngarbuh, rendues publiques le 21 avril ont démontré la volonté du président Paul Biya de conduire en toute transparence le processus de paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le coordonnateur national du plan présidentiel de reconstruction et de développement de ces régions, nommé le 3 avril est déjà au travail. Sa mission consiste en la réhabilitation de 350 écoles, 115 centres de santé, 40 ponts, 400 points d’eau, 600 km de routes rurales, 45 marchés, 12 000 habitations et la reconstitution d’un ensemble de documents personnels perdus.

Au niveau de la sous-région, la croissance en Afrique centrale se rétablit progressivement, mais reste inférieure à la moyenne de l’Afrique dans son ensemble. Elle est soutenue par le redressement des prix des produits de base. Des efforts d’assainissement budgétaire sont en cours dans le cadre de programmes économiques avec le FMI, dont le programme de réformes économiques et financières de la CEMAC. Ces efforts qui bénéficiaient de facteurs favorables liés à la remontée des cours du pétrole, connaissent un ralentissement du fait de la crise sanitaire. Dans l’ensemble, l’Afrique centrale devrait voir son PIB réel augmenter à 3,6 % en 2019 et à 3,5 % en 2020.

François Louncény Fall, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU et Chef de Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique Centrale.

Sur la quintessence de l’audience…

Avec le président de la République, j’ai eu le grand honneur de faire le tour d’horizon de la situation politique, économique et sociale non seulement du Cameroun mais aussi de toute la sous-région, au cours d’un entretien franc et fructueux.

Sur la pandémie de COVID-19…

Le Chef de l’Etat m’a longuement entretenu de toutes les mesures que le Cameroun est en train de prendre pour faire face à cette pandémie. Je saisis l’occasion pour apporter le soutien total des Nations Unies à toutes les initiatives qui sont prises dans ce sens.

Sur les questions de sécurité…

J’ai eu l’avantage d’évoquer la situation de la sous-région, notamment la question du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. J’ai trouvé auprès du président de la République, un observateur attentif et avisé sur les défis auxquels le Cameroun fait face et sur les dispositions du gouvernement pour renforcer la stabilité et la cohésion du Cameroun.

Nous avons eu un entretien franc et fructueux. Je repars de cette audience réconforté, sachant que la sagesse du Président continuera à aider et à guider les actions qui sont menées pour que le Cameroun demeure un pays uni et stable.

 


AvatarGérard Barbut27 avril 2020
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Les rumeurs sur la mort du dirigeant nord-coréen Kim-Jong-Un se sont multipliées ce weekend. Sa sœur cadette Kim-Yo-Jong pourrait lui succéder s’il ne s’en sort.

Kim Jong-un, qui règne sur la Corée du Nord d’une main de fer, est-il mort ? Impossible à dire, compte tenu du manque d’informations en provenance de la dictature la plus fermée du monde. Mais les rumeurs vont bon train. Selon certains médias chinois, le dirigeant nord-coréen serait décédé. Côté japonais, le magazine « Shukan Gendai » déclare, lui, le leader nord-coréen dans un état végétatif, avec aucune chance de survie à terme, après une chirurgie cardiaque qui aurait mal tourné. Selon Reuters, au contraire, le train du président Jong-Un a été repéré durant la semaine à Wonsan, une station balnéaire de l’est de la Corée du Nord, lieu de villégiature de la famille Kim.

Quant au Sud-coréens, Kim Jong-un est « vivant et en bonne santé », comme l’a indiqué lundi le conseiller spécial à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in à la chaîne de télévision américaine CNN.

Qui est Kim-Yo-Jong?

Selon plusieurs rapports et spécialistes, Kim Yo-jong aurait été promue à une position politique importante en décembre 2019, un poste équivalent à celui de vice-président. Le fait qu’elle succéderait à Kim Jong-un à sa mort aurait été à ce moment-là officialisé. « Kim Yo-jong a été officiellement nommé héritière en décembre 2019 par le comité central du Parti des travailleurs », a annoncé il y a quelques jours le quotidien japonais « Yomiuri ». Il faut savoir que les deux enfants de Kim Jong-un sont par ailleurs beaucoup trop jeunes pour régner et son frère, Kim Jong-chol ne serait pas intéressé.

A la manœuvre des communications de son frère

Dans l’ombre, c’est elle qui orchestrerait les plans de communication de son frère depuis plusieurs années. En 2011, elle est nommée par Kim Jong-un au département de la communication étatique. La jeune femme, qui incarne une nouvelle génération de cadres du régime, s’attache alors à bâtir l’image de Kim Jong-un dans l’ombre, puisque les médias d’Etat ne la citeront pour la première fois qu’en 2014, en marge d’un scrutin pour renouveler le Parlement.

Fin 2014, signe d’une confiance absolue, Kim Jong-un la nomme vice-directrice de la propagande du régime. Dans le culte de la personnalité qu’elle forge autour de son aîné, elle s’attache à montrer un chef d’Etat bienveillant, accessible, à l’image de leur grand-père Kim Il-sung, fondateur du pays.

Discrétion

A l’inverse de son frère, elle ne souhaite pas prendre la lumière. L’une des premières images de Kim Yo-jong date du début de l’année 2012. Les Nord-Coréens la découvrent à la télévision d’Etat, en pleurs lors des funérailles de son père. Elle a alors autour de 23 ans, sa date de naissance exacte étant inconnue. Depuis, elle apparaît plus fréquemment lors des cérémonies. Elle avait par exemple accompagné son frère lors de la rencontre entre les deux Corées au moment des jeux Olympiques de 2018.

Extrêmement travailleuse

La carrière de Kim Yo-jong est fulgurante. Le fait d’être la sœur du « chef suprême » de la Corée du Nord facilite sans doute les choses. Il n’empêche : à chaque étape de sa carrière, elle a donné satisfaction à Kim Jong-un, que l’on sait pourtant versatile et qui aurait déjà fait assassiner des membres de sa famille. Après des études en Suisse, cette diplômée en informatique qui parle plusieurs langues a grimpé les échelons jusqu’à sa nomination, en octobre 2017, au bureau politique du Parti des travailleurs de Corée.

Lien familial

Les informations sur sa vie privée sont largement invérifiables. D’après le « Guardian », elle aurait épousé début 2015 le fils du vice-président du Parti des travailleurs, Chloe Ryong-hae, lui-même récemment promu à la puissante commission militaire du Parti, et serait mère d’une petite fille. Selon les sources, elle serait née entre 1987 et 1989. Elle est issue comme Kim Jong-un de l’union entre le précédent dictateur Kim Jong-il et sa troisième épouse, une danseuse nommée Ko Yong-hui, qui a également fait l’objet d’un culte de la personnalité.

Influence internationale

Outre sa présence lors de la rencontre historique entre les deux Corées au moment des jeux Olympiques, elle aurait joué selon les spécialistes de la Corée du Nord, un rôle prépondérant dans le rapprochement entre Donald Trump et Kim Jong-un après l’escalade diplomatique au sujet de l’arme nucléaire. En mars 2020, elle avait félicité publiquement Donald Trump d’avoir envoyé à Kim Jong-un une lettre dans laquelle il espérait garder de bonnes relations bilatérales et proposait de l’aide pour faire face à la pandémie de coronavirus.

Education européenne

Comme son frère, qui est passé par plusieurs établissements avec un nom d’emprunt, Kim Yo-jong a étudié en toute discrétion et sous haute protection dans une école privée de Berne, en Suisse, avant de revenir en Corée du Nord à la fin des années 2000. Elle parlerait couramment anglais et français.


AvatarGérard Barbut24 avril 2020
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Le président Félix Tshisekedi s’est entretenu avec son allié, l’ancien président Joseph Kabila, dans l’est de Kinshasa mardi 21 avril 2020.

La rencontre au sommet entre les deux hommes s’est faite à la Cité de la NSELE, la résidence présidentielle.  Cette entrevue avait essentiellement un seul point à l’ordre du jour à savoir la situation autour de la pandémie à Coronavirus en RDC, en Afrique et dans le Monde. C’est dans ce cadre que le Chef de l’État a entrepris le dialogue avec différentes forces politiques et sociales du pays. Après avoir observé une minute de silence pour la mémoire d’une vingtaine de nos compatriotes qui sont décédés des suites du COVID-19, ils ont présenté leurs condoléances aux familles éplorées.

Les deux personnalités manifestent toute leur compassion pour la centaine de Congolais qui sont infectés à l’heure actuelle, et qui, se retrouvent dans des structures hospitalières pour des soins appropriés. Elles leur présentent également les meilleurs vœux de prompt rétablissement.

Les Deux Hautes Personnalités reconnaissent que cette pandémie a un sérieux impact sur la situation socio-économique de notre pays et la perte la plus importante, demeure celle en vies humaines. Ils ont par ailleurs réitéré leur appel à la cohésion nationale et à l’unité de notre peuple autour de la riposte contre cette maladie ainsi que la nécessité de respecter les mesures telles qu’édictées dans les 2 messages à la nation du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, du 18 Mars 2020 et du 24 Mars 2020 conformément aux recommandations de l’OMS. Pour rappel, ces mesures comprennent entre autres la mise en œuvre de la distanciation sociale, les gestes de barrières d’hygiène comme le lavage des mains ainsi que certaines mesures sécuritaires. Le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a remercié Son Excellence Joseph KABILA KABANGE pour son engagement dans cette lutte et sa décision de mettre à la disposition du gouvernement provincial du Sud-Kivu l’hôpital Maman SIFA de Makobola pour la prise en charge des malades du Coronavirus. Engagement renouvelé à rester mobilisés pour cette lutte et conviennent de continuer à se concerter régulièrement pour évaluer la riposte à cette pandémie dans notre pays.

Partage du pouvoir entre les deux hommes

Majoritaires au parlement, les partisans de l’ex président Joseph Kabila raflent la plus grosse part du gâteau du gouvernement de coalition depuis juillet 2019.  D’après cet accord, les partisans de l’ex président Joseph Kabila détiennent 42 postes au sein  futur gouvernement actuel. Leurs alliés, les partisans du président Félix Tshisekedi détiennent quant à eux 23 postes ministériels. L’attente de cet accord a tenu en haleine les Congolais qui, six mois après l’investiture du président Félix Tshisekedi, n’avaient toujours pas de gouvernement.

Depuis Février 2020, des diplomates africains, européens et américains se sont succédé à Kinshasa pour rencontrer l’ancien président, Joseph Kabila. Ils lui auraient demandé d’accorder une marge de manœuvre au président Félix Tshisekedi. Mais l’ancien porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, élu député provincial dans le Sankuru (centre) dément cette information. Il estime même que la tension perceptible au sein de la coalition entre CACH (Cap pour le changement de Félix Tshisekedi) et FCC (Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila) s’est dissipée.

Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet déchu du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait évoqué le 24 janvier les relations entre l’ancien président Joseph Kabila et son successeur. Pour lui, les deux chefs de la coalition au pouvoir se donnent une certaine confiance tout en restant prudent chacun de son côté.


AvatarGérard Barbut20 avril 2020
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L’ancien Premier Ministre originaire du Nord-Ouest, a été nommé par le Président de la République le 17 avril 2020. Après dix ans à l’immeuble étoile, il remplace Peter Mafany Musongue à ce poste.

Philémon Yang ne fait d’ombre à personne, et c’est sans doute le secret de sa longévité. Premier ministre depuis en dix années, il sait évoluer en eau trouble. Portrait d’un homme qui a fait de la discrétion une technique de survie.

En ce 20 mai 2018, alors que Paul Biya ouvre les portes du palais présidentiel d’Etoudi à l’occasion de la fête nationale, une pluie battante tombe sur Yaoundé. Mais diplomates, entrepreneurs, hommes politiques, intellectuels ou sportifs ont fait le déplacement. Philémon Yang aussi. Nommé le 30 juin 2009, le Premier ministre est un habitué de l’exercice. Il vit en cette fin d’après-midi pluvieuse sa neuvième fête nationale en tant que numéro un du gouvernement.

À quoi pense-t-il donc ? On dit cet homme de 71 ans dénué d’ambition, au service exclusif d’un président dont il a été le directeur de campagne lors de la présidentielle de 2011. Alors que se profile un nouveau scrutin pour la magistrature suprême, en octobre, la situation n’a guère changé : Philémon Yang servira Paul Biya, d’une main discrète mais ferme. Il ne manque en tout cas pas d’atouts. « Il est très prudent et a appris de ses prédécesseurs », confie un proche.

Il a appris des autres

Simon Achidi Achu (1992-1996) aimait serrer les mains et battre la campagne. Philémon Yang est un technocrate qui aime rester au plus proche de ses dossiers. Sadou Hayatou (1991-1992) était un politique ambitieux. Yang a appris à s’effacer derrière les réels tenants du pouvoir au pays de Paul Biya, qu’ils résident au secrétariat général de la présidence ou au cabinet civil.

Philémon Yang a-t-il en tête le sort d’Ephraïm Inoni, un autre titulaire du poste (2004-2009), condamné en 2012 à vingt ans de prison pour détournement de fonds publics dans la gestion de Cameroon Airlines ? Il a bien été président du conseil d’administration de Camair-Co (qui a succédé à Camair) de 2008 à 2013, mais les déboires de cette dernière (21 millions d’euros de pertes pour l’exercice 2011-2012) ne l’ont guère atteint et il finira par en démissionner, à la demande d’un Paul Biya soucieux de le tenir à l’abri du soupçon.

De plus, Philémon Yang le sait : mieux vaut ne pas se frotter au ministre de la Justice, Laurent Esso, grand ordonnateur de l’opération anticorruption Épervier. Le « premier des ministres », comme on le surnomme parfois, sait se tenir à distance respectueuse des dauphins putatifs du chef, qu’ils se nomment Laurent Esso, René Emmanuel Sadi, désormais ministre de la communication, ou Louis-Paul Motaze, aujourd’hui aux Finances.

Première apparition post-remaniement

Après le réaménagement du 4 janvier 2019, il a fait sa première apparition samedi 23 février 2019 à Abong-Mbang, lors du meeting de remerciements des populations de la région de l’Est au Chef de l’Etat après la nomination et le maintien des fils de cette région au sein du gouvernement de son successeur Joseph Dion Nguté. C’était sa première apparition publique de celui qui a été Premier Ministre, Chef du gouvernement pendant près de dix ans, depuis son départ de l’immeuble étoile, le 8 janvier dernier après la passation de pouvoir à son remplaçant Joseph Dion Nguté. Cette présence remarquée et remarquable de l’ex-premier ministre a été salué par le Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative. « Merci au PM, Philémon YANG d’être venu rehaussé de sa présence l’éclat de notre meeting », a écrit Joseph Anderson Lé sur son compte twitter.

Ce meeting a été ponctué par des offices traditionnels et religieux. « L’homme n’est pas un oiseau qui passe sans laisser de trace. Votre passage au gouvernement doit laisser des traces à l’Est », dixit Mgr Yan OZGA, évêque du Diocèse de Doume-Abong Mbang au différents fils de l’Est présent dans le gouvernement du 4 janvier 2019.

Rebondissement aux ordres nationaux

Philémon Yunji Yang vient d’être nommé vendredi dernier Grand chancelier des ordres nationaux. Cette fonction équivaut au statut de ministre d’État. La grande chancellerie des ordres nationaux est l’organe qui réceptionne les dossiers de candidatures à une distinction honorifique envoyés par les ministres compétents. Ses membres composent le conseil de l’ordre.

Philémon Yunji Yang est né le 14 juin 1947 à Jiketem-Oku (département de Bui dans la région du Nord-Ouest). Il a occupé le poste de Premier ministre entre 2009 et 2019. Il a conduit 4 gouvernements entre le 30 juin 2009 et le 4 janvier 2019. Philémon Yang est membre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). C’est un ancien magistrat de formation et diplomate anglophone de carrière. Depuis 1998, la Grande chancellerie est un service rattaché à la présidence de la République.

Cette nomination intervient après la session du conseil des ordres nationaux du 14 au 16 avril. Le nouveau Grand chancelier doit aussi mettre en œuvre le nouveau cadre juridique. Le 26 décembre dernier, le Chef de l’État a signé deux décrets. Un premier décret a réorganisé la Grande chancellerie. Le second, quant à lui,  réorganisait les conseils des Ordres Nationaux et des commissions des médailles de la république.  Il s’agit de textes d’application de la loi portant régime des ordres nationaux adopté lors de la session parlementaire de mars 2019.

Les missions clarifiées

Ces textes ont surtout renforcé l’importance opérationnelle de la Grande Chancellerie. Les insignes de commandeurs et de grands officiers dans l’ordre de la valeur, ainsi que celle du Grand cordon du mérite camerounais sont remis par la Grande chancellerie en cas empêchement du président de la République. La Grande chancellerie des Ordres nationaux préside aussi les conseils de l’ordre et les commissions des médailles de la république. Elle administre donc les ordres et les médailles, en signant les brevets des distinctions, entre autres.



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Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des  leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que  des acteurs économiques. C’est  une publication et  une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais  spécialisée dans  la  communication  écrite  et cybernétique.




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