L’armée camerounaise s’impose. Avec l’avènement de la crise anglophone qui a viré en affrontement armé en 2017, de nombreux groupes séparatistes ont misé sur les enlèvements de civils. Leur stratégie est simple: faire le plus d’otages possibles parmi les populations, et réclamer des rançons auprès des familles affectées, afin de financer et renflouer leur logistique et assurer leur quotidien de violences. Pour ce faire, ces brigands d’un autre genre, se sont attaqués à 3 villages: Nyanga, Bakassi Bush, et Pamol Camp. Ils ont réussi à prendre 31 personnes dont les profils divergent et à les emmener de force dans leur camp de fortune, non loin du village de Munyengue. Les ravisseurs ont alors exigé leurs voeux: 5 millions de FCFA par otage pour une éventuelle libération. La rançon totale atteignait alors les 155 millions de FCFA.
Face à cette menace et ce cas de force majeure, le commandant du 21ème Bataillon des Fusiliers Marins (BAFUMAR) basé à Ekondo-Titi va confier la mission de libération des civils à 25 de ses éléments, qui pour le dire sont des soldats d’élite. Leur défi a été de parcourir 60 Kilomètres à travers un terrain hostile, tout en conservant l’effet de surprise en atteignant le repaire des ravisseurs. Il faut dire que le département du Ndian, frontalier au Nigéria à l’Ouest, est composé à 85% de forêts denses sur plus de 550 hectares, et de nombreuses rivières. Toutefois, les soldats entraînés parfaitement à ces situations difficiles, maîtrisant ces reliefs, ont relevé ce défi avec brio.
Parvenus au repère des ravisseurs, les soldats ont réussi à mettre un coup d’arrêt à ces séparatistes qui avaient l’intention d’utiliser ces civils comme boucliers humains. Les militaires camerounais avaient déjà pris l’avantage tactique, afin de déjouer tout bain de sang inutile. Deux armes à feu et d’importantes munitions ont été saisis durant cette opération nocturne menée d’une main de maître. Les ravisseurs eux, ont réussi à prendre la fuite. Les otages libérés, ont été acheminés vers le poste de commandement pour une toute première prise en charge, avant d’être confiés officiellement à un détachement de la Gendarmerie Nationale d’Ekondo-Titi. Une enquête a été ouverte, afin de démanteler ce réseau de séparatistes et les mettre hors d’état de nuire, pour le bien être des populations de la région du Sud-Ouest. Le succès de ce Bataillon Militaire spécialisé rassure aux yeux de la communauté nationale et internationale.
L’armée présente sur toutes les poches de crise
En rappel, dans la région de l’Adamaoua en Janvier 2025 : Le Bataillon d’intervention Rapide (BIR) avait libéré 7 otages le week-end du 18-19 janvier, neutralisant par la suite une dizaine de kidnappeurs. Au Nord-Cameroun (Guider, Janvier 2025) : La gendarmerie nationale quant à elle, avait mené une opération réussie pour libérer 7 autres otages, sous la direction du chef d’escadron Jean Joël Kito Sankeng. La Région du Nord-Ouest affectée par la crise anglophone, en Octobre 2025 : Le BIR avait réussi à libérer neuf otages, retenus par un groupe armé séparatiste. Toutes ces actions militaires prouvent à suffisance, que les mesures de protection des civils édictées par le Chef de l’État, par ailleurs Chef des Armées, S.E. Paul Biya, sont scrupuleusement respectées par nos forces de défense et de sécurité.












