Le meilleur buteur de la sélection nationale est à la croisée des chemins cette fin d’année 2025. En cause, la future élection à la tête de l’instance faîtière du football. Lorsqu’il a été élu le 11 Décembre 2021, Samuel Eto’o a suscité de nombreux espoirs dans le cœur des camerounais. Réputé pour ses résultats exceptionnels au cours de sa riche carrière, il était très attendu en qualité de manager, après le chapitre Seïdou Mbombo Njoya. Il est devenu le premier ancien joueur à occuper ce poste, succédant à Seidou Mbombo Njoya, dont l’élection précédente avait été annulée par le Tribunal arbitral du sport.
Après une campagne tonitruante, des obstacles rencontrés, l’un des meilleurs buteurs de l’histoire du Barça, s’est mis au travail sur de multiples chantiers. Tout d’abord, une refonte et relance complètes du championnat camerounais, mis à l’arrêt depuis de nombreuses années. Entre salaires fixés, de juteux contrats avec des sponsors, augmentation de la billeterie au sein des stades, l’euphorie populaire est au rendez-vous depuis son arrivée. Ensuite, l’eternel problème de primes des sélections nationales masculine et féminine ont été de lointains souvenirs. Les conditions optimales ont été réunies pour l’équipe fanion de football lors de la Coupe d’Afrique des Nations jouée au Cameroun, la Coupe du Monde football en 2022 au Qatar notamment. Malgré tout, le public camerounais connu pour sa versatilité, ne lui a pas pardonné l’épisode Rigobert Song, qui n’avait pas réussi à faire qualifier le Cameroun pour les huitièmes de finale. Une élimination au goût amer, dont la pilule a eu du mal à passer. De plus, l’ancien goleador des Lions Indomptables, a également priorisé les mérites sportifs, avec l’organisation des cérémonies liées au Ballon d’Or camerounais tant pour les hommes que pour les femmes. Un traitement de valeur, qui a reçu l’approbation et l’accompagnement des autorités camerounaises.
La question de l’élection à la Présidence de la FECAFOOT, est cruciale au regard des récentes circonstances. Avec le bras de fer autour de la nomination inattendue du technicien belge Marc Brys, par le Ministère des Sports en avril 2024 qui a suscité la controverse. À la suite de cette nomination, de vives tensions sont survenues, sans compter la désignation d’un nouvel équipementier des Lions Indomptables à la place du Coq sportif, la marque française. Entre des échanges houleux avec le nouveau sélectionneur, la réaction colérique de Samuel Eto’o face au harcèlement d’un influenceur algérien après l’épisode Blida, de multiples sorties de pistes, l’actuel président de la Fecafoot fait l’objet de réactions mitigées.
En marge, l’élection récente de Samuel Eto’o au comité exécutif de la CAF en Mars 2025, a eu lieu malgré une opposition initiale de la Confédération, qui l’avait temporairement rejeté en raison d’un manquement à l’éthique (signature d’un contrat avec une société de paris sportifs en plein mandat présidentiel).
L’ex-numéro 9 du FC Barcelone avait été reconnu coupable de fraude fiscale en Espagne en 2022, et condamné à vingt-deux mois de prison avec sursis. Une condamnation suffisante, selon la lecture du ministère des Sports, pour bloquer une éventuelle nouvelle candidature d’Eto’o Fils selon les statuts de 2021 de la fédération.
Sauf que les statuts réformés de 2024, autorisent tout individu condamné avec sursis à briguer un poste à la Fécafoot, ce qui augure d’un nouveau bras de fer à l’orée du scrutin prévu pour le 29 novembre prochain à la Fecafoot.












