L’usine de transformation d’aluminium de la société Proalu SA, filiale de Prometal Groupe, sera partiellement financée par un consortium de trois banques locales et Proparco. Au total, BGFI Bank, Société générale Cameroun, Afriland First Bank et la filiale de l’Agence française de développement dédiée au financement du secteur privé injecteront 54,4 milliards de F dans ce projet. Cette enveloppe représente 61,8% du coût global du projet estimé à 88 milliards de F.
Pour dynamiser la filière aluminium en aval et consolider la place du Cameroun comme hub régional dans la métallurgie, le complexe industriel aura une capacité annuelle de 30 000 tonnes de bobines d’aluminium, 30 000 tonnes de bobines prélaquées (aluminium et acier), ainsi qu’une gamme de produits dérivés destinés aux marchés local et régional. L’approvisionnement en matière première se fera principalement auprès d’Alucam, ce qui constitue une garantie financière estimée à 48 milliards de F de chiffre d’affaires annuel pour l’entreprise publique en difficulté.
La nouvelle usine jouera un rôle clé dans la politique d’import-substitution adoptée au Cameroun. Actuellement, le Cameroun dépense près de 27 milliards de F chaque année pour importer des bobines et des câbles électriques. Avec la mise en service de l’unité de Douala, ces importations devraient être largement réduites. L’usine produira, en plus des bobines, quelque 8 000 tonnes de câbles électriques par an, dont 2 000 en aluminium et 6 000 en cuivre simple ou armé.
Sur le plan social, le projet devrait générer environ 1 500 emplois, dont près d’un tiers en postes directs. Les retombées fiscales ne sont pas négligeables : les promoteurs estiment à 10 milliards de F le montant annuel des impôts et taxes, avec une valeur ajoutée évaluée à 15 milliards de F pour l’économie nationale.












