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Éthiopie: Le conflit au Tigré vire à la guerre des mots

Le gouvernement fédéral et les forces dissidentes assurent, chacun de son côté, gagner du terrain dans le nord du pays. Le conflit en vase clos qui se joue depuis le début du mois, a déjà fait plus de 36 000 réfugiés au Soudan, des centaines de morts et de blessés.

Armand Durvet par Armand Durvet
20 novembre 2020
dans Actualités, Flash Infos, International
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Les combats se poursuivent dans le nord du Tigré, plus précisément dans la ville historique d’Aksoum. Alors qu’Aby Ahmed, le Premier ministre, affirme être aux portes de Mekelé, la capitale du Tigré, Debretsion Gebremichael, le chef du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF),  annonce tout le contraire. Il a démenti que les forces rebelles aient détruit des ponts et une route menant à Mekelé, comme l’affirme Addis Abeba. Le TPLF déclare plutôt s’être emparé de chars et de pièces d’artillerie lors d’une série de raids victorieux, en dépit d’une large infériorité numérique. « Le Tigré est maintenant un enfer pour ses ennemis. Le peuple du Tigré ne s’agenouillera jamais », ont déclaré les forces séparatistes du TPLF dans un communiqué.

Hier louée pour sa démocratisation, l’Ethiopie s’enfonce aujourd’hui dans un conflit à grande échelle. Aby Ahmed, prix Nobel de la paix en 2019, s’est métamorphosé en chef de guerre bien décidé à aller jusqu’au bout de l’intervention militaire au Tigré, région ­septentrionale où la tension ­couvait depuis des mois. L’organisation d’élections en septembre par le TPLF, puissant parti qui, pendant trente ans, a dominé la vie politique éthiopienne avant d’en être écarté par Abiy Ahmed, et des attaques contre deux camps de l’armée éthiopienne le 4 novembre, ont servi de détonateurs.

Comment en est-on arrivé là ?

Il faut alors remonter à la fin du XXe siècle. En 1991, alors que le dictateur Mengistu Haïle Mariam dirige l’Ethiopie d’une main de fer depuis presque 20 ans, les forces rebelles menées par le TPLF pénètrent dans Addis Abeba pour renverser le pouvoir. Celui qui sera jugé en 2006 pour le génocide de millions d’Ethiopiens réussit à échapper aux mains de la rébellion et trouve refuge au Zimbabwe, où il vit encore actuellement, grâce à l’aide de son ami Robert Mugabe décédé en 2019. Par le biais de Meles Zenawi, homme fort du parti qui restera au pouvoir jusqu’en 2012, le TPLF marquera l’histoire politique nationale notamment en menant la guerre contre l’Erythrée de 1998 à 2000 qui fera près de 80 000 morts.

En 2018, l’élection d’Abiy Ahmed, issu du peuple Oromo et cheville ouvrière d’une déclaration de paix avec l’Erythrée qui lui vaudra le prix Nobel de la paix en 2019, est sans surprise vue d’un mauvais œil par les Tigréens. « Aujourd’hui les Tigréens reprochent à Abiy Ahmed sa proximité avec l’Erythrée, et notamment avec son dirigeant Isaias Afwerk, qui n’a pas eu l’occasion de se venger des Tigréens et laisse Abiy Ahmed le faire aujourd’hui », analyse Patrick Ferras, président de l’association Stratégies africaines et docteur en géopolitique.

La tenue des élections au Tigré

Accusé de vouloir gouverner seul depuis son élection, le Premier ministre se voit aussi reprocher d’écarter tout membre du TPLF du pouvoir. Et l’accusation est revenue récemment sur le tapis. Alors que des élections générales étaient prévues pour la fin août 2020, la Commission électorale, appuyée par le Parlement, a choisi de décaler le scrutin à 2021 en raison de la situation sanitaire, prolongeant ainsi les mandats des élus nationaux et régionaux. Une décision anti-démocratique pour les Tigréens, qui ont choisi de garder leurs bureaux de vote ouverts début septembre pour renouveler leur Parlement régional. Un affront de trop qui a attisé le courroux du chef du gouvernement fédéral : « En violation flagrante de la Constitution, le TPLF a adopté sa propre loi électorale illégale, une commission électorale illégale et a organisé une élection illégale au cours de laquelle il a remporté tous les sièges du conseil régional », déclarait Abiy Ahmed, le 8 novembre. « Cette marque d’indépendance a mis le feu aux poudres », selon Patrick Ferras, « cela a entrainé une escalade car, pour le pouvoir central, on ne peut pas tolérer qu’une région organise ses propres élections ».

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