Ordre national des médecins du Cameroun : la couverture santé universelle au menu

Réunis en présence du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, les médecins ont évalué le chemin parcouru et poser les jalons pour la concrétisation de cet idéal.

Éradiquer les pratiques illégales du métier et asseoir l’humanisation des soins dans nos centres de santé sont des urgences à résoudre d’après le président de l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC), Dr. Guy Sandjon. L’atelier sur les jeunes médecins face à la pratique médicale au Cameroun a précédé l’accueil des nouveaux lauréats par leurs maîtres. L’ONMC leur a prescrit une implication profonde dans la vie de l’institution, et l’exercice de la profession dans le respect de l’éthique et la déontologie. Pour les encourager dans cette voie, Dr Guy Sandjon a annoncé que les nouveaux lauréats sont affranchis de deux années de cotisation à l’ONMC. L’Ordre qui a pour objet de veiller et de contrôler l’exercice de la profession médicale sur l’étendue du territoire national, a accueilli pour la première fois le ministre Manaouda Malachie, disciple de la politique d’humanisation des soins au Cameroun, définie par le président Paul Biya.

Couverture santé universelle

Placée sous le thème : « La couverture santé universelle au Cameroun: état des lieux », l’assemblée générale du 29 novembre 2019 a donné l’occasion aux médecins d’échanger avec le ministre de tutelle à bâtons rompus. Pour Manaouda Malachie, la couverture santé universelle passe par l’humanisation des soins. Pour y parvenir, le ministre de la Santé publique propose une méthodologie claire : l’accès aux soins, la prévention, la qualité des soins, l’accessibilité géographique, mais aussi la transformation et la modernisation de l’hôpital dans son ensemble. Concrètement, la couverture santé universelle consiste à veiller à ce que l’ensemble de la population ait accès aux services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin et à ce que ces services soient de qualité suffisante pour être efficaces sans que leur coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers.

Dr Guy Sandjon a profité de cette rencontre pour évoquer les réalisations de l’année et faire quelques projections.

L’année 2019 à l’ONMC

La rencontre du 30 août avec le bouillant ministre de la Santé publique, qui s’est distingué depuis sa nomination par des descentes inopinées dans les hôpitaux publics et privés à travers le pays, reste un tournant décisif. À l’issue de cette concertation, Dr Guy Sandjon avait exprimé sa satisfaction. « Nous avons abordé le sujet relatif à l’assainissement de la carte sanitaire. Vous savez que le Ministre a décidé lui-même d’aller sur le terrain. Il était question pour nous de savoir comment organiser cela, comment canaliser, comment l’accompagner dans cet assainissement. Il y’a eu certes un petit malentendu il y’a quelques jours, mais tout cela a été aplani dans la franchise parce que simplement, quand on ne se parle pas, on ne peut pas évidemment aller dans la même direction », avait-il confié.

Le 8 mai est une date inoubliable dans l’histoire de l’hôpital de district de Mbanga. La formation sanitaire abritait la cérémonie d’inauguration du forage, ainsi que des bâtiments rénovés de la maternité et du bloc opératoire construits et équipés par SEMC, filiale du Groupe SABC, en présence du sous-préfet de l’arrondissement de Mbanga, du président de l’ONMC et du directeur général du groupe SABC.

Dans l’avenir, l’ONMC ambitionne améliorer son cadre de vie. Son immeuble siège connaitra des travaux répondant à un double objectif : agrandissement et arrimage à la modernité.

Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique

« En ce qui concerne le médecin qui sort de l’école de formation, nous avons plaidé pour qu’on lui donne au moins un tiers de son salaire pour qu’il puisse se prendre en charge le temps que son dossier aboutisse. En plus de cela, nous avons mis un projet de fidélisation du personnel dans les zones difficiles en vue de motiver les médecins, sans oublier les maisons d’astreinte. La couverture santé universelle est cours d’implémentation. Il s’agit d’entreprendre, pour résoudre les problèmes de l’heure et de façon pérenne, une approche globale incluant l’ensemble des professionnels, des institutions et des organisations œuvrant dans le secteur. La couverture santé universelle passe par l’humanisation des soins. Humaniser, c’est traiter avec dignité et respect. L’humanisation consiste à respecter la personne dans toutes ses dimensions physique, psychique, sociale et culturelle. Pour humaniser les soins, les soignants doivent prendre le temps de communiquer et de partager ».

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