À l’aube de la présidentielle qui se déroulera le 12 Octobre, le Président de la République actuel candidat du RDPC envisage une refonte inédite. “Je faciliterai la mise en place d’un statut des partis politiques représentés au Parlement” a signifié Paul Biya dans sa profession de foi. À travers cette initiative politique majeure, le candidat du parti majoritaire souhaite marquer les esprits. Depuis l’accession à la magistrature suprême le 6 Novembre 1982, le dirigeant camerounais a posé les jalons d’une saine démocratisation. La multiplicité des partis politiques dès 1991, la liberté d’expression et d’association, et des mesures additives plurielles tant sur le plan légal, que social.
Depuis Février 2025, le Cameroun dispose de 369 partis politiques enregistrés au sein du Ministère de l’administration territoriale. À l’issue des élections sénatoriales du 12 mars 2023, législatives et municipales du 09 février 2020, des élections régionales du 06 décembre 2020, 18 partis politiques possèdent au moins un élu. Ce sont le Rdpc, l’Undp, le SDF, le Pcrn, l’UDC, le Fsnc, le MDR, l’UMS, le Mpcn, le Mcnc, le PAL, l’Andp, le parti Univers, l’UPC, le MP, le Purs, le FDC, le Manidem.
Dans le sillage de l’Assemblée Nationale au Cameroun, seuls 8 partis politiques sont représentés en l’occurrence le RDPC, l’UMS, le PRCN, l’UNDP, le SDF, le MDR entre autres. Au sein de la chambre haute du parlement à savoir le Sénat, le RDPC dispose de 94 sénateurs et 6 homologues issus de six partis politiques différents, à l’image de l’ANDP, du MDR, du FNSC, SDF, UPC, et de l’UNDP.
Les partis politiques animent la vie politique d’un pays, et rendent vivante une démocratie qu’elle soit vieille ou en construction, comme dans le cas du Cameroun. En effet, il y a un aménagement conséquent du rôle des partis politiques au sens constitutionnel, et infra-constitutionnel permettant la pleine émancipation de ces formations politiques sur le territoire. Le Chef de l’État camerounais.
Suivant l’article 1 de la loi du 19 décembre 1990 qui fixe le cadre législatif applicable à ces formations politiques, est défini comme partis politiques des associations qui concourent à l’expression du suffrage. Pour faire court, un parti politique est une entreprise hiérarchisée et structurée dont le but est la conquête du pouvoir par le biais d’élections transparentes. Le vent démocratique qui a soufflé sur l’Afrique francophone après les indépendances, touchera aussi le Cameroun entre 1990 et 1997, obligeant l’ordre dirigeant à revoir ses positions: le multipartisme finalement entériné par un Président visionnaire. De plus, à travers ce geste qui va au-delà de la symbolique, Paul Biya souhaite améliorer les conditions d’exercice des partis politiques représentés dans notre parlement à travers ce projet de statut. Ce sera d’ailleurs une première, une mesure qui s’annonce salutaire, dans le cadre du plaidoyer d’un jeu démocratique respectant les règles. Le Renouveau ambitionne de révolutionner le paysage politique national.












