Présenté en 2023 par le Gouvernement, ce programme novateur permettra à terme aux camerounais, d’avoir accès aux soins de santé à moindre coûts ou voire inexistants dans certains cas. La couverture santé universelle, est au cœur des priorités du Président de la République Son Excellence Paul Biya. Pour preuve, l’actuel candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais, le souligne dans sa profession de foi, à l’occasion de l’élection du 12 Octobre prochain: “ Je veillerai à la mise en place d’un dispositif assurant l’accès effectif à tous nos compatriotes à la couverture santé universelle ” . C’est en 2017, que le Président de la République avait instruit les réflexions au sujet de ce système de santé. À la suite, un Groupe Technique National intersectoriel, présidé par les Ministres de la Santé Publique et du Travail et la Sécurité Sociale, avait alors été créé en 2015, avec mission principale, de conduire le processus et faire des propositions au Gouvernement sur les différents aspects de ce système.
Ce programme sanitaire est entré dans sa phase 2 en 2024, et a déjà enrôlé près de trois millions de camerounais dans de nombreuses régions du pays, le focus étant mis sur les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, et les personnes atteintes de maladies spécifiques comme le VIH, et la tuberculose. De plus, la Couverture santé universelle (CSU) fonctionne grâce à une carte qui permet l’accès aux services essentiels, l’objectif étant de l’élargir progressivement à l’ensemble du territoire, et d’augmenter le nombre de services couverts.
Élargissement du panier de soins et chiffres éloquents
Lors du lancement de ce programme, pas moins de 300.000 femmes enceintes ont été enrôlées selon les chiffres officiels des autorités. Le Ministre de la santé publique Manaouda Malachie a d’ailleurs qualifié ces données de très encourageantes. Ces femmes enceintes, ont d’ailleurs bénéficié des consultations prénatales et même des accouchements à des prix extrêmement réduits. La CSU est justement l’un des grands chantiers du chef de l’État, car financée à 50,4% par l’Etat du Cameroun et à 49,6% par les partenaires internationaux, parmi lesquels l’Organisation Mondiale de la Santé.
Lors des six premiers mois après le lancement de sa phase I en 2023, les statistiques affichaient pas moins de 2 028 947 personnes pré-enrôlées et 1 415 265 personnes enrôlées, qui ont bénéficié des soins prévus dans le cadre de la Couverture Santé Universelle. Dans les détails, 118 304 femmes enceintes ont été enrôlées dans ce processus et de prestations la prise en charge du nouveau-né. Par ailleurs, 652 883 enfants de moins de 5 ans ont été enrôlés, pour près de 778 211 consultations réalisées. 124 872 ont bénéficié du traitement du paludisme simple, et 88 860 personnes de celui du paludisme grave. À noter aussi que lors de cette première étape, 150 215 patients atteints du VIH ont été pris en charge gratuitement conformément aux protocoles, et 11 299 patients tuberculeux enrôlés ont bénéficié de soins gratuitement. 1284 patients sous hémodialyse, sont enrôlés et suivent de manière régulière leurs séances de d’hémodialyse, soit 98% contre 48% en 2022. Sans oublier que les séances d’hémodialyse coûtent désormais 15.000 FCFA à l’année grâce à la CSU, contre 5000 FCFA par séance auparavant.
Pour pouvoir bénéficier de cette carte spéciale, les autorités camerounaises invitent les citoyens, à se rendre sur le site web authentique csu.minsante.cm ou simplement, à télécharger l’application Cameroun Health Coverage (CHC) sur leur téléphone portable, afin de saisir leurs informations et obtenir instantanément une preuve d’inscription. Alors que les cartes physiques sont délivrées plus tard, la preuve d’inscription est tout ce dont les ca ont besoin pour accéder aux prestations. Le déploiement du programme CSU a également contribué à améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé, tout en les élargissant aux arrondissements et aux districts. Placé sous la coupole de la grandeur et de l’espérance, le dirigeant camerounais se veut rationnel et réaliste, car tout camerounais en bonne santé, est un citoyen qui contribue à l’émergence de son pays grâce aux contributions plurielles.












