“J’engagerai une réforme sur le code des investissements, en vue de relancer l’industrialisation, accroître la production locale, et garantir une saine compétitivité ” a rassuré le Président-candidat Paul Biya, lors de ses déclarations de foi, dans le cadre de ce scrutin présidentiel en approche.
Entre crédits d’impôts progressifs, traitement spécifique des partenariats public-privé, bonus sur les zones prioritaires, le Cameroun souhaite séduire les investisseurs dans le domaine privé. C’est dans cet ordre d’idées que le Président de la République a signé en Juillet 2025, une ordonnance fixant les invitations dans le cadre des investissements privés. Une mesure de loi, qui venait alors compléter les dispositifs de la loi de 2013 sur la question, qui elle-même, avait été modifiée en 2017. Dans le sillon de sa vision économique pour son futur septennat, Paul Biya veut promouvoir la destination Cameroun, en attirant des investissements productifs, tout en construisant une croissance économique forte.
En outre, dans ce code des investissements voulu par le candidat RDPC, il sera également question d’émettre des facilitations douanières et de planifier un régime fiscal avantageux pour les entreprises qui investissent au Cameroun. Suivant les chiffres de l’agence de promotion des investissements, entre 2014 et 2023, le Cameroun a pu signer 302 conventions d’investissement dont la valeur équivaut à 5474 milliards de FCFA d’intention d’investissements.
Par ailleurs, à la différence de la loi d’avril 2013, l’ordonnance du 18 juillet 2025 limite le bénéfice des avantages accordés aux investisseurs uniquement aux projets exécutés dans certains secteurs dits prioritaires au Cameroun. Il s’agit de l’agriculture, l’élevage et la pêche ; l’industrie lourde, automobile et manufacturière ; l’eau et l’énergie ; l’éducation et la santé ; les transport aérien, ferroviaire et maritime ; le tourisme et les loisirs ; les infrastructures de la grande distribution ; et les infrastructures de stockage et de traitement des données numériques. À travers cet engagement, le Président de la République veut aller beaucoup plus loin.
La Vision 2035 du Cameroun, repose sur trois piliers majeurs : devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure (plus de 4 000 dollars de revenu par habitant), atteindre 25 % de part industrielle dans le PIB, ramener le taux de pauvreté à 10 %, demeurer avec un taux de croissance en moyenne de 5,5% sur les 10 prochaines années.
Parmi les investissements réalisés sur le territoire qui tirer la performance du secondaire vers le haut au Cameroun, on peut citer la construction à Kribi d’une unité de transformation de blé d’une capacité de production de 12 000 sacs de farine de 50 KG/jour ; la mise en service de l’unité de production de carreaux en céramique de l’entreprise chinoise Keda Cameroon; l’ouverture d’une cimenterie d’l million de tonnes/an par l’entreprise Cimpor ; la mise en service des 4e (production de matériaux de construction à base de fer) et 5e usines (production de bouteilles de gaz et charpentes métalliques) du groupe Prometal, entre autres.
En ce qui concerne la production locale dans les autres pans d’activités de l’économie, le Cameroun devrait aussi connaître une tendance haussière en 2025. Selon plusieurs experts du Ministère de l’économie, le secteur primaire qui regroupe en son sein les activités agricoles, de pêche, d’exploitation forestière, de pêche et d’élevage, pisciculture, devrait croître à 3,6% en 2025 après 3,2% en 2024. S’agissant du tertiaire, qui prend en compte les services, il devrait enregistrer une croissance de 0,1 point, passant de 4,5% en 2024 à 4,6% en 2025.
En 2024, les investissements directs étrangers (IDE) au Cameroun ont atteint 529 milliards de FCFA (environ 929 millions de dollars), en hausse de 15,7 % par rapport à 2023, selon un rapport de la Cnuced. Le Cameroun se positionne comme la quatrième destination des IDE en Afrique centrale, devancé par la RDC, le Gabon et le Tchad. La Chine demeure un acteur majeur des investissements étrangers au Cameroun, en particulier grâce aux projets d’infrastructures lancés dans les années 2010.












