Le 17 décembre 2025 restera une date marquante pour la vie politique du Sud. L’élection à la présidence du Conseil régional de Gervais Ndo, avec un score net de 66 voix contre 22, a transformé une formalité attendue en un acte de souveraineté parlementaire. Ce vote écrasant, issu d’un consensus large, démontre que la légitimité se construit davantage sur la reconnaissance des compétences et une trajectoire éprouvée que sur la seule désignation hiérarchique.
Un signal fort par les symboles et les actes
L’événement a été émaillé de gestes politiques forts. L’absence remarquée du président sortant lors du scrutin a symbolisé l’émancipation des conseillers et leur droit à décider en conscience. La composition du nouveau bureau exécutif poursuit cette logique d’équilibre et de renouveau : l’élection d’une femme au poste de Premier Vice-président et d’un chef traditionnel de l’Océan comme Vice-président illustre une volonté d’inclusion et de représentativité des territoires.
La fidélité réinventée : entre discipline et exigence
Cette élection dépasse le cadre régional. Elle envoie un message national sur la capacité à conjuguer une loyauté indéfectible au chef de l’État avec une exigence de cohérence et de mérite dans la gestion locale. Le Sud y démontre que la fidélité politique n’est pas synonyme de docilité, mais peut s’accommoder d’une saine affirmation de la souveraineté des élus et du respect des procédures.
En inscrivant le renouvellement, l’inclusion et la légitimité par le vote au cœur de son paysage politique, la Région du Sud offre un modèle de maturation démocratique. Elle pose les bases d’un leadership régional qui se veut à la fois fidèle, responsable et résolument tourné vers l’efficacité au service de son développement.












