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France-Turquie: De la guerre des mots à la crise diplomatique

Entre les statues de Louis Pasteur et de Victor Hugo, le 21 octobre à la Sorbone, pour l’hommage à Samuel Paty, l’attitude d’Emmanuel Macron envers les musulmans, et le projet de loi français sur les « séparatismes », lui ont valu une flambée de bois vert.

Gérard Barbut par Gérard Barbut
30 octobre 2020
dans Actualités, Flash Infos, International
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« Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent », est la phrase d’Emmanuel Macron, le président français, qui met le feu aux poudres dans le monde musulman, avec des appels au boycott des produits français. C’est surtout la goutte d’eau qui déborde du vase des sujets qui opposent ces derniers mois Paris et Ankara. Le 24 octobre, Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat turc, a interpellé Emmanuel Macron dans un discours retransmis par toutes les chaînes d’information : « quel est le problème de cet individu nommé Macron avec l’islam et avec les musulmans ? Macron a besoin de se faire soigner mentalement. Que peut-on dire d’autre à un chef d’Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière ? ».

«Les propos du président Erdogan sont inacceptables. L’outrance et la grossièreté ne sont pas une méthode. Nous exigeons d’Erdogan qu’il change le cours de sa politique car elle est dangereuse à tous points de vue. Nous n’entrons pas dans des polémiques inutiles et n’acceptons pas les insultes», a commenté l’Elysée, annonçant dans la foulée le rappel pour consultation de l’ambassadeur de France à Ankara. Une première dans les relations entre les deux pays. Une condamnation suivie d’une autre. « Les propos du président Erdogan à l’égard du président Macron sont inacceptables. Appel à la Turquie à cesser cette spirale dangereuse de confrontation », a publié Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, le 25 octobre. « La France note par ailleurs l’absence de messages de condoléances et de soutien du président turc après l’assassinat de Samuel Paty », ajoute l’Elysée, une semaine après le meurtre par un islamiste de cet enseignant, décapité à proximité de son collège de la banlieue parisienne.

Pas de quoi inciter le président turc à la modération. Lors d’un nouveau meeting de son parti, le 25 octobre, Recep Tayyip Erdogan persiste et signe : « il est obsédé par Erdogan jour et nuit. Regardez-vous d’abord. Regardez où vous allez. Comme je l’ai dit hier, c’est un cas et il a donc vraiment besoin de subir des examens mentaux ». Au cœur de cet affrontement, les promesses d’Emmanuel Macron de lutter contre le séparatisme islamiste, et sa volonté de continuer à défendre les caricatures, et à travers elles, la liberté d’expression. Plus largement, cette passe d’armes intervient dans un contexte d’opposition entre la France et la Turquie.

Concernant le conflit dans le Haut-Karabakh, Ankara, qui s’est dit prête, dès le 28 septembre, à soutenir Bakou « par tous les moyens », est soupçonnée d’attiser les braises. Dans son soutien militaire, la Turquie est accusée d’envoyer des miliciens syriens, ce qu’elle dément. Le président français Emmanuel Macron a qualifié ces hommes de « djihadistes » et réclamé des « explications ». Les autorités turques ont proposé des « pourparlers à quatre » avec la Russie et les deux parties prenantes : séparatistes arméniens et azerbaïdjanais. Une manière d’évincer Français et Américains du dossier.

Paris a soutenu Chypre et la Grèce au détriment de la Turquie, avec l’envoi en août de forces militaires dans la Méditerranée orientale. Sept dirigeants de pays du sud de l’Union européenne, dont Emmanuel Macron, ont agité la menace de sanctions si Ankara ne mettait pas un terme à ses « activités unilatérales », en référence à des opérations de recherche de gaz naturel. « Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie », indiquait Recep Tayyip Erdogan à Paris dans un discours télévisé à Istanbul, le 12 septembre. « Monsieur Macron, vous n’avez pas fini d’avoir des ennuis avec moi », ajoutait-il.

Au mois de juin, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a condamné « le soutien militaire croissant » de la Turquie au gouvernement d’union nationale de Tripoli, mené par Fayez El-Sarraj, « violation directe de l’embargo des Nations unies ». La Turquie a rejeté ces critiques, accusant à son tour Paris de faire « obstacle à la paix » en appuyant le camp adverse, représenté par le maréchal Khalifa Haftar.

En novembre 2019, déplorant le manque de coordination entre les Etats-Unis et l’Europe et le comportement unilatéral de la Turquie en Syrie, Emmanuel Macron avait jugé que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».  Cette sortie lui avait valu une diatribe du président turc : « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan : “Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre, qui sont en état de mort cérébrale” ». L’ambassadeur de Turquie en France avait aussitôt été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les propos de Recep Tayyip Erdogan. Dans tous ces dossiers, le président turc n’a visiblement pas l’intention de dépassionner le débat.

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