Meyomessala International
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique

Votre panier est vide.

Aucun résultat
Voir tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique
Aucun résultat
Voir tous les Résultats
Meyomessala International
Aucun résultat
Voir tous les Résultats

Prison militaire de Guantánamo : bourbier financier et des droits de l’homme

Frederick Emell par Frederick Emell
11 novembre 2019
dans Actualités, Flash Infos, International
Reading Time: 4 mins read
Accueil Actualités
24.6k
PARTAGES
28.9k
VUES
FacebookTwitterWhatsapp

540 millions de dollars, soit 13 millions de dollars pour chacun des 40 combattants illégaux encore incarcérés, est la facture pour 2018 du centre de détention américain situé sur la côte cubaine.

Le 23 février 2016, Barack Obama a présenté son plan pour la fermeture du camp de Guantánamo, qui n’aboutira pas à la fin de son mandat. En janvier 2018 Donald Trump, son successeur, a signé un décret ordonnant au Pentagone de maintenir les installations de Guantanamo ouvertes pour 25 ans encore. Des voix s’élèvent pour dénoncer les dépenses exorbitantes entraînées par le maintien de la prison sur l’île, mais aucune solution n’est en vue pour les alléger.

Le bourbier financier

Le  gouvernement des États-Unis loue au gouvernement du Cuba, depuis le 23 février 1903, les 121 km2 abritant le centre de détention à 4 085 dollars par an. Du fait de l’isolement du site, un cinéma, une chapelle, trois hôpitaux, deux restaurants et un tribunal ont été construits sur place. Ces infrastructures mobilisent un important personnel. La construction de l’ensemble de ces infrastructures aurait coûté plus de sept milliards de dollars. Le Pentagone emploie 1 800 soldats pour sécuriser le site, soit 45 par détenu. Le personnel de la prison comprend aussi des garde-côtes, des médecins, des infirmières, des interprètes, et des spécialistes du renseignement. Chaque semaine, des vols sont affrétés vers le site pour y emmener juges, avocats ou journalistes, et un cargo réfrigéré se charge de l’approvisionnement en produits frais. Pour le moment, l’administration Trump ne dispose d’aucun plan pour alléger les coûts d’entretien de cette prison dénoncée par les organismes de défense des droits de l’homme.

Bourbier des droits de l’homme

La prison de Guantánamo compte encore 40 détenus, âges entre 37 et 71 ans, dont le Yéménite Ali Hamza Ahmad al-Bahlul, lieutenant d’Oussama ben Laden condamné à perpétuité. Depuis 2008, aucun nouveau prisonnier. La volonté de Donald Trump de maintenir fonctionnel ce centre de détention montre bien que Guantanamo pourrait accueillir de nouveaux pensionnaires. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 le centre de détention a abrité jusqu’à 780 prisonniers.

Un décret présidentiel de George W. Bush autorisait la détention sans limite et sans chef d’accusation, sur un territoire ne relevant pas théoriquement de la législation américaine, de tous les combattants illégaux capturés. L’administration Bush justifiait la détention extra-judiciaire en affirmant que les membres d’Al-Qaida et les talibans n’étaient pas des combattants réguliers respectant les lois de la guerre. Cependant, le manque de chef d’accusation rendait les détentions abusives. Le statut de combattant illégal a immédiatement été considéré au sein de la communauté internationale comme la création d’un vide juridique artificiel, destiné à priver les détenus des droits prévus par les 3e et 4e conventions de Genève.

« Guantánamo est un danger pour les Américains dans le monde, car elle stigmatise et amplifie la haine existante du monde musulman contre les États-Unis », a déclaré en 2005 le sénateur Joe Biden. La même année, Amnesty International dans son rapport annuel a qualifié Guantánamo de « goulag moderne ». Plus tard en novembre, l’ONU a annulé sa visite du camp de Guantánamo prévue pour le 6 décembre, car Washington refusait que les trois membres de la mission onusienne : l’Autrichien Manfred Nowak rapporteur spécial sur la torture chargé du dossier, la Pakistanaise Asma Jahangi s’occupant du respect de la religion dans la prison, et l’Argentine Leila Zerrougui chargée des questions sur la détention arbitraire,  parlent librement et sans témoins aux détenus.

Grand centre de la torture

Selon plusieurs témoignages et documents, les détenus sont soumis à des traitements dégradants et à diverses tortures au sein de la prison et au cours de leurs interrogatoires. Certaines affections que l’armée attribue au vieillissement de la population carcérale, sont en réalité des conséquences de la torture infligée par la CIA. L’un des prisonniers, un Indonésien appelé Hambali âgé de 55 ans, est incarcéré pour avoir dirigé le groupe islamique Jamaah Islamiyah d’Asie du Sud-Est. Il a besoin d’une prothèse du genou, ce qui est dû à sa première année en captivité dans une prison de la CIA, où il portait constamment des fers aux chevilles. Moustafa Al-Hawsawi, un Saoudien de 50 ans accusé d’avoir fourni une aide logistique aux pirates de l’air du 11 septembre 2001, souffre depuis des années de douleurs rectales chroniques car il aurait été sodomisé dans les prisons de la CIA : le supplice est tel qu’il s’assoit avec précaution sur un coussin quand il est au tribunal, retourne s’allonger dans sa cellule à la première occasion et jeûne régulièrement pour ne pas aller à la selle trop souvent, affirme son avocat Walter Ruiz. Al-Hawsawi est désormais accro au tramadol, un antalgique opioïde.

Vues: 248
Article Précédent

Luiz Inacio Lula da Silva : « je suis de retour pour reconstruire le pays »

Article Suivant

Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières : Paul Biya reçoit le prix « GRAND BAOBAB »

D'autres Articles

CAN 2025 : Le Sénégal couronné champion d’Afrique dans un final de légende
Actualités

CAN 2025 : Le Sénégal couronné champion d’Afrique dans un final de légende

21 janvier 2026
CEMAC : un sommet extraordinaire à Brazzaville pour conjurer le risque d’une crise monétaire majeure
Actualités

CEMAC : un sommet extraordinaire à Brazzaville pour conjurer le risque d’une crise monétaire majeure

21 janvier 2026
Energie : Eneo annonce des rationnements d’électricité dans le Nord Cameroun
Actualités

Energie : Eneo annonce des rationnements d’électricité dans le Nord Cameroun

21 janvier 2026
Saisie record de cocaïne en mer : un navire sous pavillon camerounais au cœur du trafic
Actualités

Saisie record de cocaïne en mer : un navire sous pavillon camerounais au cœur du trafic

21 janvier 2026
MRC : Maurice Kamto vise la conquête des mairies et des sièges parlementaires en 2026
Actualités

MRC : Maurice Kamto vise la conquête des mairies et des sièges parlementaires en 2026

13 janvier 2026
Bello Bouba Maïgari du silence post-électoral à la réapparition protocolaire, la permanence d’une alliance historique
Actualités

Bello Bouba Maïgari du silence post-électoral à la réapparition protocolaire, la permanence d’une alliance historique

13 janvier 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Boutique

  • Meyomessala Hebdo du 26 Janvier 2026 Meyomessala Hebdo du 26 Janvier 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 19 Janvier 2026 Meyomessala Hebdo du 19 Janvier 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 12 Janvier 2026 Meyomessala Hebdo du 12 Janvier 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 15 Décembre 2025 Meyomessala Hebdo du 15 Décembre 2025 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 08 Décembre 2025 Meyomessala Hebdo du 08 Décembre 2025 500 CFA
Flash Infos
21 janvier 2026
CAN 2025 : Le Sénégal couronné champion d’Afrique dans un final de légende
21 janvier 2026
CEMAC : un sommet extraordinaire à Brazzaville pour conjurer le risque d’une crise monétaire majeure
21 janvier 2026
Energie : Eneo annonce des rationnements d’électricité dans le Nord Cameroun
21 janvier 2026
Saisie record de cocaïne en mer : un navire sous pavillon camerounais au cœur du trafic
13 janvier 2026
MRC : Maurice Kamto vise la conquête des mairies et des sièges parlementaires en 2026
13 janvier 2026
Bello Bouba Maïgari du silence post-électoral à la réapparition protocolaire, la permanence d’une alliance historique
13 janvier 2026
Autoroute Yaoundé-Douala : le rêve infrastructurel qui s’enlise dans les sables bureaucratiques
2 janvier 2026
Nouvel An 2026 : Paul Biya annonce la formation d’un nouveau gouvernement
27 décembre 2025
Discours du 31 décembre : les attentes d’une nation face à la promesse des « Grandes Espérances »
26 décembre 2025
David Pagou du bannissement administratif au triomphe tactique, l’incroyable revanche du Lion de Salapoumbé

QUI SOMMES NOUS

Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que des acteurs économiques. C’est une publication et une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais spécialisée dans la communication écrite et cybernétique.

Follow us

Catégories

  • Actualités
  • Chronique
  • Culture
  • Dossiers
  • Economie
  • Flash Infos
  • International
  • Non Classé
  • Politique
  • Santé
  • Société
  • Sports

NEWSLETTER

  • Accueil
  • Qui sommes nous
  • Contact
  • Boutique
  • Panier
  • Afrique Monde

© 2026 Groupe Byssen

error: Content is protected !!
Aucun résultat
Voir tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique

© 2026 Groupe Byssen