COVID-19 : comment sauver les économies Africaines ?

Quelles sont les pistes pour stopper cette pandémie mortelle et en limiter les conséquences économiques dans cette partie de la planète où la survie dépend souvent du travail effectué à l’extérieur ?

Le 25 mars, on dénombrait 2 137 cas de contamination, dont 62 morts en Afrique. Les 54 pays du continent ont reçu chacun des fournitures médicales offertes par la Fondation Jack Ma, le fondateur du géant de l’e-commerce Alibaba. Ce don de la Chine comprend 100 000 masques médicaux, 20 000 kits de dépistage et 1 000 combinaisons de protection et masques faciaux. Une véritable bouffée d’oxygène. Mais comment envisager sereinement la prise en charge sanitaire des cas confirmés quand le nombre de lits de réanimation est en moyenne de 50 par pays ? Aux nombreux cas de pathologies de la tuberculose, la malaria ou le VIH/SIDA, s’ajoute désormais le confinement. « Exiger des habitants de rester chez eux c’est demander l’impossible », a prévenu le président du Bénin Patrice Talon.
La faiblesse des systèmes de santé des pays africains suscitant de vives craintes, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé le 24 mars qu’un « vrai paquet financier » allait être mobilisé pour aider les pays les plus vulnérables, notamment africains.

L’impact du choc sur le continent

95 % de la flotte aérienne africaine est clouée au sol. Les compagnies aériennes du monde entier sont dans une position extrêmement difficile et ont besoin d’un soutien massif. L’aviation africaine ne fait pas exception. C’est ce qu’a conclu l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa) qui compte 45 compagnies membres sur le continent. « Si les compagnies aériennes africaines ne reçoivent pas de soutien, elles vont se retrouver en situation d’insolvabilité d’ici fin juin », selon Abderrahmane Berthé, secrétaire général de l’Afraa.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique pourrait chuter à 1,8 % en 2020, en raison de la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19, a estimé la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). La croissance du PIB de l’Afrique pourrait passer de 3,2 % à 1,8 % en 2020, a estimé l’agence onusienne, précisant que cette révision à la baisse du PIB en Afrique tient compte de tous les impacts du ralentissement de l’économie mondiale sur la croissance africaine.


La pandémie de COVID-19 aurait un impact négatif très direct sur les exportations, sur la croissance économique et sur les emplois. Les pays exportateurs de pétrole, tels que le Nigeria, l’Algérie, l’Angola et la Libye, pourraient être les plus affectés alors que les cours de l’or noir sont en chute libre.

Les solutions économiques envisagées

Aucun Etat africain n’a les moyens de dégainer des milliards comme l’ont fait les pays occidentaux pour soutenir massivement leurs salariés et leurs entreprises paralysées par le confinement. Sur le continent, les solutions sont à géométrie variable. Le Ghana, l’Egypte ont pris des mesures de soutien aux entreprises. Le Ghana envisage de verser des aides directes aux ménages les plus fragiles via des paiements mobiles. Et dans les pays les plus riches du continent, le Nigeria et l’Afrique du Sud, les grandes fortunes privées sortent leur carnet de chèques pour soutenir l’effort de l’État.
De façon globale, la riposte économique prend forme. Outre l’annonce du déploiement d’un « vrai paquet financier » pour aider les pays les plus vulnérables, notamment africains, faite par le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, les voix s’élèvent sur le continent. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, a appelé le G20 à soutenir les économies africaines en allégeant leur dette et en préparant un plan d’aide financière d’urgence de 150 milliards de dollars.

Et si on annulait la dette ?

Comme le prétendent les textes Saints, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » pour sauver l’humanité, l’option de l’annulation de la dette des pays africains serait la plus grande preuve d’amour du Fonds monétaire international (FMI) envers ce continent. Le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, prône l’effacement immédiat de la dette bilatérale et la suspension des remboursements dus au FMI.

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