Elections du 9 février 2020 au Cameroun: le gouvernement recadre les fuyards

Face à la presse le 2 décembre 2019, René Emmanuel Sadi et Paul Atanga Nji ont rappelé aux leaders de l’opposition que les prorogations des mandats des députés et conseillers municipaux sont clairement encadrées par la loi, et ne sauraient, par conséquent, être indéfinies.

La convocation du corps électoral, le 10 novembre 2019, par le président Paul Biya a marqué le départ du processus électoral dont le point culminant est fixé au 9 février 2020. Tout naturellement, les différents états-majors des partis politiques se sont engagés dans les opérations d’investitures des candidats. Contre toute attente, le 25 novembre 2019 date butoir de dépôt des candidatures, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto annonça le boycott des élections posant comme condition la résolution de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le 28 novembre 2019, il fut rejoint par le Social democratic front (SDF) de John Fru Ndi, et le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii. Face à cette surenchère, le gouvernement de la République a rompu l’omerta. Considérant les multiples renvois desdits scrutins, décidés par le président de la République en raison de la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, « il est pour le moins surprenant qu’aujourd’hui, certains responsables de partis politiques excipent de considérations diverses, soit pour boycotter les élections à venir, soit pour exiger leur report pur et simple, ou encore, pour fixer des conditions à leur participation, comme s’ils ignoraient que les prorogations des mandats de nos députés et conseillers municipaux sont clairement encadrées par la loi, et ne sauraient, par conséquent, être indéfinies », déplore le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi.

Le président Paul Biya reste légaliste

Conformément aux dispositions de l’article 15 de la constitution, le mandat des députés et des conseillers municipaux a été prorogé à deux reprises. D’abord, pour douze mois, à compter du 15 octobre 2018, ensuite, pour près de quatre mois, prenant effet le 15 octobre 2019 jusqu’au 9 février 2020. S’agissant des conseillers municipaux, le Code électoral, en son article 170, stipule que : « même en cas de nécessité, la prorogation de leur mandat ne peut excéder 18 mois ». « C’est dire, que le chef de l’Etat, au moment de décider de fixer le double scrutin législatif et municipal pour le 9 février 2020, dans sa très Haute discrétion, a tenu compte de tous ces paramètres et de tous les éléments contextuels y relatifs », soutient le Mincom.

Outre ces considérations liées à la légalité, il y a celles relatives aux attentes légitimes, voire à l’impatience des Camerounaises et des Camerounais qui, très nombreux, aspirent à prendre part à ces deux scrutins dont l’importance n’est plus à démontrer. La convocation du corps électoral dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales, est donc aussi et surtout, une réponse du président Paul Biya aux attentes d’un peuple camerounais conscient et jaloux de sa souveraineté. Une souveraineté que le président de la République défend au même titre que l’unité et l’intangibilité des frontières nationales. Mendiant de la paix, il use de toutes les solutions possibles pour résoudre la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Nord-Ouest, Sud-Ouest et les solutions du président

« Il est en effet incontestable que les prorogations successives ont tenu compte du contexte socio-politique, et partant, du sentiment de la classe politique nationale, au sujet notamment, de la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », a souligné René Sadi. Le climat sociopolitique s’y étant nettement amélioré en faveur de l’apaisement à la suite de la tenue à Yaoundé du grand dialogue national, Il est surprenant de voir les mêmes qui étaient en lice le 7 octobre 2018, se rétracter pour le 9 février 2020. Il ne fait aucun doute que la convocation du corps électoral, décision discrétionnaire du président de la République, a dûment pris en compte l’évolution actuelle de la situation dans les régions concernées, et lui seul saura prescrire toutes les mesures nécessaires pour garantir le bon déroulement des élections dans ces régions.

La sécurité est garantie pour le double scrutin

Sur très hautes instructions du chef de l’Etat, plusieurs réunions d’évaluation du niveau sécuritaire autour des élections à venir sur le territoire national ont lieu à divers niveaux. Ces nombreuses concertations visent un seul but : permettre aux électeurs et aux électrices, d’exercer leur devoir de citoyennes et de citoyens, en allant voter librement et en toute quiétude. « Par conséquent, le gouvernement invite les leaders des partis politiques à faire preuve de bonne foi, de civisme et d’une conscience nationale, citoyenne et républicaine, et à consacrer leurs efforts à la mobilisation de leurs militants pour prendre part dignement aux scrutins qui les attendent, et qui seuls confèrent la légalité et la légitimité nécessaires à la conduite des affaires de l’Etat » a conclut René Emmanuel Sadi.

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