Face à la pluralité des conflits dans le monde, l’exercice des métiers de la presse est menacé. Que ce soit la guerre entre l’Iran et les États-Unis depuis Février 2026, le conflit à Gaza depuis Octobre 2023, l’offensive israélienne au Liban, le front Ukraine et Russie depuis 2022, le conflit sanglant au Soudan, en RDC, les journalistes sont les premiers témoins à tomber dans l’exercice de leurs fonctions. Selon la Fédération Internationale des Journalistes, 128 journalistes sont tombés entre Décembre 2025 et début 2026 sous les feux des conflits. Il s’agit donc d’un métier à risque, horsmis d’un métier noble pour lequel aucun professionnel de l’information ne devrait tomber.
C’est dans cet élan, que le Ministre camerounais de la Communication, a rappelé le contexte douloureux de cette célébration ce Dimanche 3 Mai 2026. “ L’édition de cette année intervient dans un contexte marqué par de nombreux conflits armés à travers le monde, ainsi qu’une persistance des attaques subies par les journalistes dans l’exercice de leur métier et dans des circonstances diverses. Cette situation qu’il faut déplorer, met en péril les résolutions et engagements pris par la communauté des Etats en faveur de la préservation de la paix, lors de l’institution de l’Organisation des Nations Unies au lendemain de la deuxième guerre mondiale en 1945. Elle affecte conséquemment le droit inaliénable à l’information consacré par la liberté de la presse, en tant que pilier de la démocratie et de l’Etat de droit ”
Au-delà du thème mondial qui est celui de façonner un avenir de paix, Yaoundé attache un prix fort aux valeurs cardinales liées à la cohésion sociale et au bien être de la Nation camerounaise. C’est d’ailleurs le sens des propos du Porte-parole du Gouvernement: “ Le Gouvernement de la République du Cameroun partage entièrement avec la communauté internationale, la préoccupation contenue dans l’énoncé de cette thématique, non seulement pour l’attachement à l’impératif cardinal de la construction et de la sauvegarde de l’idéal de paix, comme socle de la pérennité des nations, mais aussi pour le rôle primordial que les journalistes et les médias, nantis de la liberté d’entreprendre et de publier, sont appelés à jouer dans cette perspective ”.
Toutefois, les journalistes camerounais doivent savoir qu’ils ont une responsabilité sociale énorme en termes de traitement de l’information quotidienne. Dans le cadre des idéaux de démocratie, le Président de la République S.E. Paul Biya, a mis en place un arsenal juridique pour protéger ce métier à travers la loi sur la communication sociale du 19 Décembre 1990. Cette disposition légale a permis l’épanouissement du paysage médiatique en termes qualitatif et quantitatif au fil des années, et donc l’existence réelle d’une liberté de la presse au Cameroun. Bien que l’apparition des nouvelles technologies de l’information et de la communication soit venue amplifier l’ écosysteme médiatique camerounais, l’Etat du Cameroun, regrette cependant de nombreuses dérives: “ la propagation des discours de haine, une certaine tendance à la publication des contenus séditieux, le recours assez récurrent à des propos irrédentistes, les appels aux replis identitaires, à l’insurrection populaire, ou à des actes d’hostilité contre la patrie”.
Par ailleurs, le Cameroun donne des garanties utiles pour le renforcement de la protection des journalistes à l’avenir, et pour un mieux être économique des entreprises de presse. Réné Emmanuel Sadi a tenu à le souligner dans sa communication officielle: “À ce sujet, la relecture de l’arsenal juridique applicable à la communication sociale actuellement en cours de finalisation, de concert avec les organisations professionnelles du secteur des médias, vise à mettre en place un dispositif légal approprié, permettant à tout journaliste d’être préservé des menaces extérieures auxquelles il peut être exposé dans l’exercice de sa profession. S’agissant de la viabilité économique des médias à capitaux privés, à laquelle le Gouvernement attache un grand prix, nous continuerons d’exercer un plaidoyer soutenu en direction des instances compétentes en la matière, afin d’affiner les mécanismes juridico-institutionnels, à même de permettre de manière progressive, un accroissement substantiel des ressources destinées au soutien de l’Etat, à l’exploitation et à l’équipement de cette catégorie des médias.”
Il n’y a point de journalistes sans responsabilité, de même qu’il n’y a pas de journalisme sans respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle, nécessaires à la diffusion d’une information juste et neutre. Le Cameroun attache un lourd tribut au fait selon lequel, les journalistes se doivent d’être au service de la paix et du développement. Selon la première cartographie du paysage médiatique présentée par le Conseil National de la Communication (CNC) en janvier 2025, le Cameroun compte 760 médias déclarés. Ce répertoire regroupe divers supports, principalement concentrés dans les régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest.












