La classe politique camerounaise est de nouveau en deuil. Le chantier Naval et industriel du Cameroun perd l’une de ses plus grandes figures. Tenace et pondéré, il était candidat à la présidence dudit Conseil régional en Décembre 2025. Bien qu’investi par le Comité central du RDPC, il avait été battu par Eric Gervais Ndo à l’issue de de ce scrutin indirect.
Haut fonctionnaire, il a été inspecteur des régies financières, originaire de la Vallée du Ntem, dans la région du Sud Cameroun. Il avait été recruté en 1985, comme cadre financier à la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Au sein de la SNH, Antoine Bikoro Alo’o a occupé successivement les fonctions de chef de section, chef de service comptable, sous-directeur puis directeur financier jusqu’en 2007. Il devient ensuite directeur du budget et du contrôle dans la même entreprise nationale.
En Janvier 2008, il est nommé Directeur général adjoint du Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC), avec la responsabilité de la gestion financière et comptable, puis assure l’intérim de la direction générale. Il a aussi siégé aux conseils d’administration de plusieurs sociétés camerounaises, dont la BICEC, le CNIC, Tradex, Chanas Assurances et International Business Corporation.
En 2014, il est désigné directeur général d’International Business Corporation, filiale de la SNH spécialisée dans la gestion d’actifs pétroliers. Sur le plan politique et territorial, Antoine Bikoro Alo’o a été maire de la commune rurale de Kye-Ossi et député suppléant de la Vallée du Ntem.
Redonner un nouveau souffle au Chantier Naval et Industriel
Le décès d’Antoine Bikoro, survient peu de temps après celui du Directeur Général (DG) du CNIC, Roland Maxime Aka’a Ndii, survenu le 19 février 2026, entraînant une réorganisation de la direction de l’entreprise. Sa disparition laisse un vide au sein de sa famille, de ses proches et dans le paysage industriel camerounais. À la tête du CNIC depuis pendant plusieurs années, Roland Maxime Aka’a a contribué à la consolidation et à la modernisation de cette entreprise stratégique pour l’économie nationale. Sous sa direction, le Chantier naval a poursuivi ses missions dans la maintenance, la réparation et la construction navales, renforçant son positionnement dans le secteur maritime et industriel du pays. Au-delà de ses fonctions, ses collaborateurs évoquent un dirigeant rigoureux, accessible et attaché aux valeurs de transmission. Plusieurs hommages lui sont rendus depuis l’annonce de son décès.
Les informations relatives aux obsèques devraient être communiquées ultérieurement par la famille ou la direction du Chantier Naval et Industriel du Cameroun.












