FESTIVAL MANEKOUO’O : le peuple Balessing communie avec Bidoung Mkpatt

Le 14 mars 2020, le ministre des Arts et de la Culture a présidé la cérémonie de clôture du premier bouillon culturel du dynamique peuple de l’arrondissement de Penka-Michel, département de la Menoua, région de l’Ouest Cameroun.

« Ce grand rendez-vous, désigné Manekouo’o, symbole d’une victoire sans guerre, s’inscrit dans la volonté de paix impulsée et par Son Excellence Paul Biya, président de la République du Cameroun, chef de l’Etat. Certes ! Aucun peuple ne peut se flatter d’avoir définitivement scellé son unité. L’unité est un long processus, un processus pratiquement indéfini », a annoncé Sa Majesté Fouo Fouamene Pascal, chef du groupement Balessing. Du 7 au 14 mars, jeunes et moins jeunes se sont donnés rendez-vous pour revisiter leur histoire et surtout interpréter les us et coutumes auprès des ainés, parents et gardiens de la tradition. C’est dans cet esprit que Sa Majesté Fouo Fouamene Pascal a organisé le festival Manekouo’o, lieu de communion artistique et culturelle pour les filles et fils Balessing, afin de les inviter à un retour aux sources et aux valeurs qui définissent leur identité. Placé sous le thème « retour aux sources pour la sauvegarde et la valorisation de notre héritage socioculturel », les filles et fils Balessing ont répondu à l’appel de leur chef pour non seulement de préserver jalousement ce précieux acquis qu’est leur patrimoine culturel, mais encore de continuer à œuvrer à sa consolidation.

Un patrimoine culturel très riche

Les différents groupes de danse ont permis aux membres du gouvernement et autres invités de marque, dont le secrétaire général du comité central du RDPC, Jean Nkuété, de découvrir la richesse culturelle de ce peuple non-violent. L’exécution du « kou’ngang », danse exécutée par les seuls initiés a annoncé l’arrivée du chef de groupement. Les richesses du patrimoine traditionnel telles que les danses sécrètes, folkloriques, la fête des jumeaux, la pose de la chaise, l’art culinaire ont été exposées et valorisées. Les enfants Balessing ont aussi découvert les sites touristiques du groupement à travers de nombreuses excursions. Par ailleurs, le rituel du « Ntouolah » et la danse du « Nzinsooh » ont constitué les attractions majeures de la cérémonie de clôture jouée sur deux principaux tableaux. Le premier a présenté la cérémonie de purification du groupement, alors que le deuxième a permis au peuple Balessing de rendre hommage à tous ses défunts.

Ce grand rendez-vous culturel, à perpétuer, fut aussi un moment de recueillement pour une prise de conscience, un instant magique de communion dans l’espérance, une belle occasion de réaffirmation de l’unité et de la communauté de destin pour chaque fille et fils Balessing sous le regard admiratif du ministre des Arts et de la Culture (Minac), Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt, parrain du festival.

L’onction du Minac

« Après sept jours de festivités au cours desquelles les voix de la créativité artistique se sont fait entendre, je puis témoigner, de par le niveau des prestations que j’ai admirées et qui m’ont séduit, que Balessing est un concentré culturel et artistique », a reconnu le Minac. S’appuyant sur le 25e objectif de la politique culturelle du président Paul Biya, contenue dans son ouvrage culte pour le Libéralisme Communautaire, lorsqu’il déclare : « nous devons faire de notre pays un espace global de vie culturel au regard de notre impressionnante richesse en la matière », le Minac a magnifié le rôle joué par le Festival MANEKOUO’O, dans la promotion de la créativité artistique et de la valorisation de notre riche patrimoine culturel, et au-delà, son rôle dans la construction de notre identité culturelle, substrat de notre vivre ensemble harmonieux et de notre intégration nationale. Le Minac et tous les autres invités, ont assisté émus à l’exécution du chant de ralliement et de patriotisme qu’est l’hymne national, chanté en langue « Nguiembah » par des enfants de la maternelle. « Cela a permis de se rendre compte qu’à Balessing, la transmission du patrimoine culturel et le transfert des connaissances entre les générations est une réalité », a confirmé Pierre Ismael Bidoung Mpkatt.

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