OPPORTUNITE D’UN REMANIEMENT MINISTERIEL: PAUL BIYA SEUL JUGE

La modification de la composition de l’équipe gouvernementale relève de la compétence exclusive du chef de l’Etat selon sa volonté de satisfaire, aux besoins socio-économiques des citoyens, avec en toile de fond l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035. Les agitations dans les réseaux sociaux et autres médias, les crises sociopolitiques et sanitaires, notamment le coronavirus, ne dévieront pas le président de la République de sa trajectoire et des principes qui font de lui, l’un des dirigeants les plus charismatiques au monde.

Au lendemain des élections municipales et législatives, et au terme de la première session parlementaire, bien d’observateurs spéculent sur l’éventualité d’un remaniement. Certains ont à plusieurs reprises essayé de forcer la main au chef de l’Etat en publiant sur les réseaux sociaux des équipes gouvernementales qui auraient fuité du palais de l’Unité. D’habiles prestidigitateurs prétendent que la pandémie du COVID-19 aurait convaincu le président Paul Biya de renvoyer cet important acte de la vie politique, qui toutefois reste très attendu au Cameroun. Entre les ambitions de certains de se maintenir au gouvernement et la légitime volonté des autres d’y entrer, le président de de la République reste le seul juge de l’opportunité et du timing.

Se situant du côté du peuple souverain, véritable juge de l’action publique pilotée par le gouvernement, votre journal a recueilli quelques attentes auxquelles seul un recadrage de l’appareil gouvernemental pourrait satisfaire. Elles se résument en une soif de, performance, efficacité et d’efficience.

Performance comme mesure des résultats obtenus par l’équipe gouvernementale, aux niveaux collectif et de chaque membre. Efficacité comme degré de réalisation des objectifsUne activité étant efficace si les résultats obtenus sont identiques aux objectifs définis. Efficience, enfin, comme rapport entre les ressources employées et les résultats atteints.

Un Premier ministre exemplaire

Au-delà de ses origines, le chef du gouvernement devrait briller par quelques valeurs caractéristiques. La loyauté à la patrie est la première valeur qui caractérise un chef imbu d’une mission aussi prestigieuse que la direction du gouvernement. Une loyauté sans faille envers un seul drapeau.  Une loyauté irréprochable pour défendre les intérêts de l’Etat avant les intérêts des frères immediats. La loyauté c’est réciter, croire et œuvrer  pour que  se réalise  le vœu : « le Cameroun est un et indivisible ».

L’amour du métier, ou la vocation pour le métier du chef de l’Etat, est un atout essentiel pour quelqu’un appelé à travailler sans relâche, sacrifiant le temps alloué  à sa famille et à ses intérêts personnels. Cette valeur morale est le fondement du travail avec les hommes dans les conditions les plus difficiles et le remède à toute fatigue physique ou fléchissement moral.

Le Respect de la Constitution, et  de la nature humaine est la meilleure   garantie de la bonne marche du travail.

L’Abnégation est  une forme  de sacrifice et de renoncement à ce qui n’est pas en rapport à ses attributions. C’est se dire «qu’est ce que je peux offrir à mon pays et non qu’est ce que mon pays peut m’offrir».

L’Honneur, ou la dignité morale, devrait émerger de cette personnalité face à une société totalement métamorphosée et  obéissant plus au pouvoir de l’argent et des intérêts matériels. Un responsable de gouvernement doit s’élever au dessus de tout sentiment marquant la bassesse  de l’âme.

L’Intégrité ou l’honnêteté  est une condition primordiale qui doit   coller à tout prétendant pour un poste aussi important que celui de chef de gouvernement. Un responsable intègre est quelqu’un qui n’est pas corrompu et qui n’est pas corruptible. Le courage personnel est caractéristique d’une forte personnalité  capable de prendre des décisions, mêmes douloureuses, dans les moments difficiles. Fort heureusement,
l’homme qui a brillamment dirigé le grand dialogue national, satisfait à tous ces critères et bénéficie donc de la confiance du président Paul Biya, l’apôtre de la nouvelle gouvernance universitaire.

Professionnalisation des enseignements

La professionnalisation de l’enseignement s’est transformée, en l’espace de quelques décennies, en un phénomène mondial lié à l’évolution des systèmes d’éducation et de formation. L’objectif principal du mouvement de professionnalisation est de faire passer l’enseignement du statut de métier à celui de profession à part entière. Pour y parvenir, il faut d’abord offrir aux futurs enseignants une formation universitaire de haut niveau intellectuel. L’ambition est ici de développer des compétences professionnelles basées sur des savoirs scientifiques. Les autorités éducatives souhaitent également faire passer l’enseignement et les enseignants :

  • d’une vision routinière de la pédagogie à une conception innovatrice;
  • du respect des règles et routines scolaires à une éthique professionnelle au service des élèves et de leur apprentissage,
  • enfin, du rôle de fonctionnaire à celui de professionnel autonome, mais aussi imputable de ses choix, ce qui nécessite une évaluation de l’enseignement.

Les ministres en charge de l’éducation et des enseignements devraient acquérir ces prédicats pour assurer la formation de Camerounais aptes à se fondre aussi bien dans la fonction publique que dans l’auto emploi. Ceci limiterait la formation de diplômés sans savoir-faire, et éviterait des recrutements spéciaux de jeunes gens au président de la République.

Une maîtrise de la planification

Elle passe incontestablement par la maîtrise de données démographiques fiables. A quand remonte le dernier recensement de la population et de l’habitat au Cameroun ? Aussi fortes qu’elles prétendent l’être, les politiques de développement implémentées actuellement se basent sur de simples interpolations. Une véritable planification, reposant sur des données démographiques fiables, apporte quatre grands avantages :

  • savoir ce qui doit être fait et quand. En l’absence d’une planification appropriée, les projets ou les programmes risquent d’être mis en œuvre au mauvais moment ou d’une manière inadéquate, ce qui se traduirait par des réalisations médiocres.
  • Contribuer à atténuer et à gérer les crises, et faciliter la mise en œuvre. Les programmes et les projets souffriront toujours de développements inattendus. Cependant, une planification bien conduite permet de réduire la probabilité de ces événements et de préparer l’équipe à gérer les imprévus. La planification doit également intégrer une évaluation des risques et des hypothèses, ainsi qu’une réflexion sur les conséquences non intentionnelles des activités prévues. Les résultats de ces processus peuvent s’avérer très utiles pour l’anticipation et la gestion des problèmes. Certaines méthodes de planification comprennent également la préparation de scénarios qui étudient les répercussions potentielles des différentes situations qui peuvent se présenter.
  • Permettre de mieux se concentrer sur les priorités et d’utiliser plus efficacement le temps, l’argent ainsi que les autres ressources. Avoir une feuille de route adéquate permet de concentrer des ressources limitées sur les activités prioritaires, c’est-à-dire celles qui sont le plus susceptibles de susciter le changement recherché. En l’absence d’un plan, il est fréquent de se perdre dans des exigences contradictoires. De même, les, projets et les programmes risquent fort de dérailler et de s’avérer inefficaces et inefficients.
  • Déterminer ce qu’est une opération réussie. Un plan approprié aide les individus et les unités à savoir si les résultats obtenus sont ceux qui étaient recherchés et à évaluer tout écart par rapport aux objectifs, à la condition, bien sûr, que les activités prévues fassent l’objet d’un suivi et d’une évaluation. C’est pourquoi une bonne planification passe par une stratégie bien établie de suivi, d’évaluation et d’utilisation de l’information récoltée dans le cadre de ces processus.

Les ministres de l’Economie, des Finances sont particulièrement interpelés pour une planification et gestion saines des ressources. Les concepts creux de « maturation des projets » et de « renforcement de capacités », doivent céder la place à un véritable patriotisme économique. Le retour aux feuilles de route est souhaitable dans tous les ministères. Les résultats encourageants enregistrés par la direction générale des Impôts ne devraient plus être noyés dans l’océan des rendements médiocres des autres administrations budgétivores. Dans un réel souci d’efficacité, pourquoi ne pas réduire tout simplement le nombre de postes ministériels ?

Diplomatie et communication offensives

Prenant conscience de la distorsion et soucieux de forger à son pays une image plus conforme à son potentiel réel, le président Paul Biya a engagé une vigoureuse action de réorientation et de dynamisation de la politique étrangère du Cameroun. Cette option s’est traduite par une remarquable montée en puissance de la diplomatie camerounaise, qui se déploie généreusement sur tous les fronts. A commencer par les organisations et institutions multilatérales avec lesquelles le pays est lié : ONU, Union africaine, Francophonie, Commonwealth, CEMAC, Banque mondiale, etc. Ici et là, le Cameroun met tout en œuvre pour faire entendre sa voix, pour proposer les axes de réflexion devant permettre de bâtir une société internationale plus sûre et plus solidaire.

La voix du Cameroun devrait demeurer intelligible à chaque fois pour ne point laisser de place à la rumeur, principal lit de la désinformation, à l’ère de l’apogée des réseaux sociaux. C’est le lieu de féliciter les responsables du Cabinet civil de la présidence de la République pour l’effort de communication consenti. Le point culminant étant la mutation du Temps des réalisations, au Temps des opportunités. Communication et diplomatie se retrouvent intimement liées. La bonne santé de la deuxième devrait redorer le blason de la première, dans un environnement sécurisé.

Fiabilité du système de renseignements

La mise en place d’une méthode ainsi que la tentative d’établissement d’une certaine rigueur dans l’évaluation de l’information au sein d’un processus global sont sans nul doute

attribuables au domaine de la Défense. La provenance de l’information ainsi que son contenu jouent un rôle décisif aussi bien dans un cadre stratégique que tactique. Loin d’être réservée à l’espionnage ou au chiffrement des données, l’évaluation de l’information est à juste titre considérée comme une étape essentielle pour l’élaboration d’une manœuvre, la compréhension d’une situation sur un théâtre d’opérations, ou encore la prise de décision à un niveau politico-stratégique. Le cas de Ngarbuh nous parle encore. Face à la ruée des Organisations de défense des droits de l’homme, le président de la République a instruit une enquête pour l’établissement des responsabilités.

Les systèmes de Défense et de renseignements camerounais devraient s’inscrire dans la modernité pour pouvoir anticiper et communiquer de façon utile sur toutes les situations, quelles que soient leurs natures. Présentant visiblement des signes d’essoufflement suites aux attaques essuyées par le président de la République pendant ses séjours en Europe, perpétrées par la maudite brigade anti-sardinards (BAS), les services de renseignements du Cameroun ont incontestablement besoin d’un coup de neuf. Ce qui rentrerait d’ailleurs en droite ligne de la volonté du chef de l’Etat, qui, a récemment procédé à un important redéploiement de personnels de la direction de la Recherche extérieure.

Une politique sociale plus juste

Le président Paul Biya a toujours été favorable à « la répartition équitable des fruits de la croissance ». La « régionalisation » est depuis quelques décennies, instituée en norme. Elle obéit au modèle de la justice distributive. Elle est donc applicable aux secteurs des Affaires sociales, des Petites et moyennes entreprises, du Travail et de la Sécurité sociale, des Arts et de Culture, etc.

La justice sociale est une construction morale et politique qui vise l’égalité des droits et conçoit la nécessité d’une solidarité collective entre les Camerounais. Au quotidien, le président de la République veille à ce que les inégalités sociales et politiques ne s’ajoutent pas aux inégalités environnementales déjà existantes. Les efforts d’humanisation des soins entrepris par le ministre de la Santé publique sont appréciables et hautement efficaces dans la lutte actuelle contre le COVID-19. Les efforts de désengorgement des pénitenciers camerounais dans le plan de riposte contre cette pandémie sont également à saluer.

Une solution définitive reste attendue aux menaces récurrentes de pénuries des produits de première nécessité dans les chaînes d’approvisionnement, en période de fêtes de fin d’année et de fêtes religieuses. La fourniture de l’eau et de l’électricité restent un rêve à la réalisation lointaine dans la région de l’Est et ailleurs, malgré la multitude de barrages en construction et les projets d’adduction d’eau potable.

La nation entière retient son souffle, depuis le glissement de date, pour voir enfin, voir se derouler sur le sol camerounais une édition des temps modernes de la Coupe d’Afrique des nations de football. L’engagement solennel pris par le chef de l’Etat devrait interpeler tous les responsables à la réussite de cet évènement que le peuple attend depuis 2014.

Le président de la République n’a pas attendu l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations pour exposer sa vision politique. L’auteur de « Pour le libéralisme communautaire » ambitionne désenclaver les bassins de production pour la promotion d’une agriculture de seconde génération. Les verrous institutionnalisés par les amateurs de l’inertie doivent sauter dans l’esprit du nouveau gouvernement. Les Travaux publics devraient désormais obéir à une rigoureuse logique de feuille de route, pour que les chantiers engagés se terminent effectivement pour le plus grand bonheur du citoyen du Cameroun profond identifiable en chacun des citadins.

L’avènement du Cameroun nouveau

Le Cameroun nouveau, prophétiquement illustré le 31 décembre 2019, est une terre où l’amateurisme, l’improvisation, et l’inertie, fléaux par lesquels certains camerounais s’illustrent, n’auront plus de place. Une étape importante a été franchie dans le sens de cette option à travers la tenue, à Yaoundé du 31 septembre au 4 octobre 2019, du grand dialogue national. Au cours de ces assises, les Camerounais de toutes les régions ont communié plaçant sur orbite l’irréversible option de la décentralisation, point de départ de la consécration de la Commune en entreprise du développement local. Une entreprise dans laquelle les citoyens, peuple souverain, sont les principaux actionnaires. Preuve irréfutable que le Cameroun, sous la conduite éclairée et clairvoyante du président Paul Biya, est une démocratie en route vers une prospérité certaine.

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