Port autonome de Kribi : les femmes à l’abordage

L’association des femmes de l’institution portuaire a, le 21 novembre 2019, organisé un atelier de sensibilisation au respect des normes de sûreté.

L’initiative de l’Association des femmes du port autonome de Kribi (AFPAK), dans le cadre de ses activités annuelles, vise le partage des bonnes pratiques en matière de sûreté portuaire à l’ensemble du personnel du port autonome. L’atelier du 21 novembre placé sous la présidence effective du directeur général du port autonome de Kribi, Patrice Melom a connu deux principales articulations.

La phase protocolaire

Deux prises de paroles ont cristallisé les attentions. D’abord le mot de bienvenue prononcé par la présente de l’AFPAK, Sophie Ngoue par ailleurs cheffe de la division des affaires juridiques au port autonome de Kribi (PAK). Elle a vivement remercié le top management du PAK pour les égards accordés à la gent féminine réunie au sein de l’AFPAK.

Elle a pris pour preuve, les présences effectives du directeur général et du directeur général adjoint à l’ouverture de cet atelier de sensibilisation.  « L’AFPAK est une association professionnelle mise sur pied pour la promotion et valorisation de l’important rôle que joue la femme dans la production des performances de l’entreprise », a rappelé  Sophie Ngoue.

Prenant la parole, le directeur général du PAK a félicité ses collaboratrices pour l’heureuse initiative de l’atelier portant, sur la question centrale des normes de sûreté au sein de la plateforme portuaire de Kribi. « De telles rencontres constituent des moments forts de concertation entre les différents acteurs opérant sur la place portuaire de Kribi, et traduisent également la dynamique de la question de la participation de la femme au développement du secteur maritime », a souligné Patrice Melom, avant d’exprimer  toute sa reconnaissance à l’endroit des participants, qu’ils soient investisseurs, prestataires logistiques ou relevant des organismes publics, parapublics, associations et groupes d’intérêt économique, intervenant dans le développement du PAK. Pour finir, il a émis le vœu de voir « les réflexions auxquelles l’atelier parviendra devenir le creuset pour consolider et assurer durablement la vitalité du Port de Kribi ».

Après la photo souvenir, le directeur général s’est retiré pour permettre à l’AFPAK d’entrer en plénière.

Les travaux en plénière

Sous la modération du cheffe de la cellule communication et relations publiques au PAK, Reine Ursula Bisciongol Epse Nkoa, les travaux se sont poursuivis sous la forme d’exposés ponctués du jeu de questions-réponses. Au total, trois exposés ont permis aux organisatrices de couvrir toutes les facettes de la thématique centrale.

Concernant les fondamentaux de la sûreté, Adèle Prudence Ngo Bitounde, opératrice au centre de contrôle et de coordination à la capitainerie du PAK est montée au créneau. Les participants ont été edifies sur la genèse. La sûreté portuaire naît après les attentats du 11 septembre 2001 à l’initiative des États-Unis d’Amérique. Au cours d’une assemblée générale de l’Organisation maritime internationale (OMI) tenue la même année, les États participants ont réfléchi sur les mesures à adopter pour renforcer la sûreté des navires et des ports. Et, c’est depuis le 1er juillet 2004 que le code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS) est mis en vigueur. Ce code permet une harmonisation et standardisation des procédures, facilitant les échanges commerciaux. La sûreté est l’un des éléments essentiels qui favorisent l’attractivité, la crédibilité et la compétitivité d’un port ; l’un des éléments essentiels qui conditionnent l’acceptation des escales ; l’un des éléments essentiels qui gouvernent les activités d’un port.

Shelah Mbong Mfor a présenté l’exposé sur le contrôle des accès. Son propos a clairement déterminé les fondamentaux sur l’accès au PAK. À travers une énuumération des exigences d’accès dont les formulaires à remplir, les types d’accès fonction de l’activité à mener au sein du port, la présentation des personnels en charge du contrôle des accès et les interdictions existantes, elle a démontré que le PAK réussit à déterminer l’identité de tous ceux qui franchissent son seuil.

Une autre amazone a entretenu les participants sur les processus de paiement des accès. En matière de gestion commerciale des accès, des mesures exceptionnelles peuvent être prises ou mises en place dans le but d’assurer la fluidité du passage des personnes et des biens. Les participants ont retenu à ce niveau qu’il y a deux types d’accès : payant et non payant. Toutefois, des préalables à l’obtention d’un accès existent. Les prestataires doivent par exemple, obtenir une autorisation d’exercer auprès de la direction générale du port.

A l’issue des travaux en plénière, les recommandations formulées par les membres de l’AFPAK ont été saluées par Patrice Melom lors de son discours de clôture des travaux. Visant une sûreté plus accrue au PAK, trois recommandations ont été formulées :

  • multiplier les actions de communication en vue de susciter auprès des parties prenantes, l’appropriation et le respect des mesures de sûreté,
  • renouveler l’organisation des ateliers de cette nature,
  • instaurer un climat de confiance avec les usagers portuaires.

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