États-Unis : validation des charges retenues contre Donald Trump

Inscrite dans le cadre de la procédure de destitution du président américain, la décision comporte deux articles, l’un qui accuse le président américain d’abus de pouvoir et l’autre d’obstruction des travaux du Congrès.

Le 13 décembre 2019, la commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants américaine a validé les charges retenues contre Donald Trump. C’est une nouvelle étape qui a été franchie dans cette  procédure d’«impeachment».
En effet, les membres de la commission ont approuvé par 23 voix contre 17, les deux articles de cette procédure de destitution. Le premier accusant Donald Trump d’abus de pouvoir, et le second d’obstruction des travaux du Congrès.

Un vote tourné en dérision par Donald Trump, qui est pour rappel le quatrième président au pouvoir dans l’histoire des États-Unis, à se retrouver dans cette situation. Il a déclaré que ce vote est une “triste chose pour le pays” mais qui semble “très bonne pour lui sur le plan politique”.

Les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, accusent le président américain d’avoir cherché à faire pression sur son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, afin que Kiev ouvre une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden, son potentiel adversaire démocrate lors de la présidentielle de novembre 2020.
Les représentants reprochent aussi à Donald Trump d’avoir entravé leur enquête en bloquant la transmission de documents et les témoignages de ses principaux conseillers mais aussi par des tentatives vaines d’empêcher d’autres dépositions et d’intimider des témoins.

Les représentants devraient aller dans le même sens que la commission lors d’un vote en séance plénière, qui sera organisé le 18 décembre 2019.

Les républicain tous unis derrière Donald Trump

Depuis le déclenchement de la procédure, le 24 septembre, le Parti républicain a serré les rangs derrière Donald Trump, accusant les démocrates d’instruire une procédure politisée pour tenter d’annuler leur défaite à la présidentielle de 2016.

Il pourrait alors avoir un procès au Sénat, où la majorité républicaine, serait capable de faire obstacle à la procédure.

Il faut noter que dans l’histoire américaine, la Chambre des représentants s’est prononcée deux fois en faveur de l’impeachment d’un président.  Andrew Johnson après la guerre de Sécession et Bill Clinton en 1998, dans les deux cas, la procédure a néanmoins buté sur un veto du Sénat.

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Guy Pierre Marie


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