Corridor Douala-Bangui: Paul Biya et Archange Touadera visent l’apaisement

Sous leur impulsion, les ministres des Transports camerounais et centrafricains ont abordé, le 6 juillet 2020 à Garoua-Boulaï, les questions qui ralentissent l’activité économique sur le  corridor.

Garoua-Boulaï, ville camerounaise située dans le département du Lom-et-Djerem à la frontière avec la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d’une importante concertation entre Jean Enest Masséna Ngalle Bibehe du Cameroun, et Arnaud Djoubaye Abazene de la Centrafrique. Les deux responsables des Transports y étaient pour écouter les transporteurs restés longtemps immobilisés, côté camerounais à Garoua-Boulaï et côté centrafricain à Cantonnier. De manière sommaire, les deux ministres ont abordé la problématique des tracasseries routières avec la multiplicité des contrôles à l’intérieur des deux Etats et la nécessité d’harmoniser les opérations liées aux mesures barrières en vigueur dans les deux pays engagés dans la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Il y a quelques semaines le trafic sur le corridor, vital aux économies des deux pays, était à l’arrêt. En fait, les chauffeurs camerounais ont résolu de l’arrêt de travail en signe de protestation contre les traitements infligés à leurs camarades testés positifs au coronavirus et pris en charge près de Bangui, en RCA. « Nos camarades qui rentrent de Bangui sont soumis à un traitement indu », explique un chauffeur. Du côté de la RCA on dénonce le payement de la somme d’environ 120 000 F sur une dizaine de kilomètres, après Cantonnier. Sur la base de la convention sur le corridor Douala-Bangui signée le 22 décembre 1999, visant la fluidité du trafic, les deux ministres ont trouvé des solutions aux problèmes posés de part et d’autre pour un rétablissement de la fluidité et de la compétitivité. La veille le ministre camerounais des Transports a visité les check points de Bonis et a effectué un arrêt à Awae pour échanger avec les camionneurs sur leurs conditions de travail. Ceux-ci ont évoqué l’absence des aires conventionnelles de repos et des zones de stationnement pour leurs engins. Pour mémoire, en 2019, une mission d’inspection de ces corridors avait été envoyée sur le terrain pour identifier les différents goulots d’étranglement de ceux-ci et les résultats de cette mission, confirmant cet état de faits, avaient été restitués en juillet 2019.

Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, Ministre des Transports, Cameroun

« Cette visite fait suite aux hautes directives que nos deux chefs d’Etat qui nous ont instruits de venir rencontrer les transporteurs camerounais et centrafricains et surtout apprécier les problèmes qui se posent à leurs activités. Il y a quelques semaines, il a failli y avoir un mouvement d’humeur très important. Les deux chefs d’Etat nous ont demandé de venir écouter les problèmes. Au terme de cette visite, parmi les problèmes que nous avons rencontrés, il y a celui des tracasseries. Nous avons initié, mon frère et moi, l’année dernière une mission qui a rencontré toutes ces préoccupations. Et nous avons donc voulu toucher du doigt le long de ce parcours pour apprécier les problèmes du corridor Douala-Bangui, Bangui-Douala. Je puis vous assurer que les préoccupations qui concernent nos départements ministériels respectifs sont prises en considération et vont continuer à être suivies »

Arnaud Djoubaye Abazene, Ministre des Transports, RCA

« L’objectif à terme c’est de faire en sorte que le corridor Bangui-Douala soit fluide pour les transporteurs. Nous sommes appelés en tant que ministères sectoriels, à apporter des solutions idoines. Nous sommes venus ici faire un état des lieux, constater ce qui été fait ou non. Nous allons faire en sorte d’apporter des solutions appropriées. Cependant compte tenu du fait que nous sommes régis par une convention qui lie le transport entre le Cameroun et la RCA, étant donné qu’il existe un comité mixte entre nos deux pays, c’est ce comité qui sera chargé de réexaminer de fond en comble les différentes préoccupations qui n’ont pas obtenu satisfaction. Concernant la question de la pandémie pour laquelle les transporteurs ont failli se mettre en grève, notre arrivée a rassuré transporteurs et conducteurs d’où le retour de l’apaisement »

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Jean Jacques France


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