avril 2020 – Meyomessala International

Jean Paul BekonoJean Paul Bekono30 avril 2020
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La modification de la composition de l’équipe gouvernementale relève de la compétence exclusive du chef de l’Etat selon sa volonté de satisfaire, aux besoins socio-économiques des citoyens, avec en toile de fond l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035. Les agitations dans les réseaux sociaux et autres médias, les crises sociopolitiques et sanitaires, notamment le coronavirus, ne dévieront pas le président de la République de sa trajectoire et des principes qui font de lui, l’un des dirigeants les plus charismatiques au monde.

Au lendemain des élections municipales et législatives, et au terme de la première session parlementaire, bien d’observateurs spéculent sur l’éventualité d’un remaniement. Certains ont à plusieurs reprises essayé de forcer la main au chef de l’Etat en publiant sur les réseaux sociaux des équipes gouvernementales qui auraient fuité du palais de l’Unité. D’habiles prestidigitateurs prétendent que la pandémie du COVID-19 aurait convaincu le président Paul Biya de renvoyer cet important acte de la vie politique, qui toutefois reste très attendu au Cameroun. Entre les ambitions de certains de se maintenir au gouvernement et la légitime volonté des autres d’y entrer, le président de de la République reste le seul juge de l’opportunité et du timing.

Se situant du côté du peuple souverain, véritable juge de l’action publique pilotée par le gouvernement, votre journal a recueilli quelques attentes auxquelles seul un recadrage de l’appareil gouvernemental pourrait satisfaire. Elles se résument en une soif de, performance, efficacité et d’efficience.

Performance comme mesure des résultats obtenus par l’équipe gouvernementale, aux niveaux collectif et de chaque membre. Efficacité comme degré de réalisation des objectifsUne activité étant efficace si les résultats obtenus sont identiques aux objectifs définis. Efficience, enfin, comme rapport entre les ressources employées et les résultats atteints.

Un Premier ministre exemplaire

Au-delà de ses origines, le chef du gouvernement devrait briller par quelques valeurs caractéristiques. La loyauté à la patrie est la première valeur qui caractérise un chef imbu d’une mission aussi prestigieuse que la direction du gouvernement. Une loyauté sans faille envers un seul drapeau.  Une loyauté irréprochable pour défendre les intérêts de l’Etat avant les intérêts des frères immediats. La loyauté c’est réciter, croire et œuvrer  pour que  se réalise  le vœu : « le Cameroun est un et indivisible ».

L’amour du métier, ou la vocation pour le métier du chef de l’Etat, est un atout essentiel pour quelqu’un appelé à travailler sans relâche, sacrifiant le temps alloué  à sa famille et à ses intérêts personnels. Cette valeur morale est le fondement du travail avec les hommes dans les conditions les plus difficiles et le remède à toute fatigue physique ou fléchissement moral.

Le Respect de la Constitution, et  de la nature humaine est la meilleure   garantie de la bonne marche du travail.

L’Abnégation est  une forme  de sacrifice et de renoncement à ce qui n’est pas en rapport à ses attributions. C’est se dire «qu’est ce que je peux offrir à mon pays et non qu’est ce que mon pays peut m’offrir».

L’Honneur, ou la dignité morale, devrait émerger de cette personnalité face à une société totalement métamorphosée et  obéissant plus au pouvoir de l’argent et des intérêts matériels. Un responsable de gouvernement doit s’élever au dessus de tout sentiment marquant la bassesse  de l’âme.

L’Intégrité ou l’honnêteté  est une condition primordiale qui doit   coller à tout prétendant pour un poste aussi important que celui de chef de gouvernement. Un responsable intègre est quelqu’un qui n’est pas corrompu et qui n’est pas corruptible. Le courage personnel est caractéristique d’une forte personnalité  capable de prendre des décisions, mêmes douloureuses, dans les moments difficiles. Fort heureusement,
l’homme qui a brillamment dirigé le grand dialogue national, satisfait à tous ces critères et bénéficie donc de la confiance du président Paul Biya, l’apôtre de la nouvelle gouvernance universitaire.

Professionnalisation des enseignements

La professionnalisation de l’enseignement s’est transformée, en l’espace de quelques décennies, en un phénomène mondial lié à l’évolution des systèmes d’éducation et de formation. L’objectif principal du mouvement de professionnalisation est de faire passer l’enseignement du statut de métier à celui de profession à part entière. Pour y parvenir, il faut d’abord offrir aux futurs enseignants une formation universitaire de haut niveau intellectuel. L’ambition est ici de développer des compétences professionnelles basées sur des savoirs scientifiques. Les autorités éducatives souhaitent également faire passer l’enseignement et les enseignants :

  • d’une vision routinière de la pédagogie à une conception innovatrice;
  • du respect des règles et routines scolaires à une éthique professionnelle au service des élèves et de leur apprentissage,
  • enfin, du rôle de fonctionnaire à celui de professionnel autonome, mais aussi imputable de ses choix, ce qui nécessite une évaluation de l’enseignement.

Les ministres en charge de l’éducation et des enseignements devraient acquérir ces prédicats pour assurer la formation de Camerounais aptes à se fondre aussi bien dans la fonction publique que dans l’auto emploi. Ceci limiterait la formation de diplômés sans savoir-faire, et éviterait des recrutements spéciaux de jeunes gens au président de la République.

Une maîtrise de la planification

Elle passe incontestablement par la maîtrise de données démographiques fiables. A quand remonte le dernier recensement de la population et de l’habitat au Cameroun ? Aussi fortes qu’elles prétendent l’être, les politiques de développement implémentées actuellement se basent sur de simples interpolations. Une véritable planification, reposant sur des données démographiques fiables, apporte quatre grands avantages :

  • savoir ce qui doit être fait et quand. En l’absence d’une planification appropriée, les projets ou les programmes risquent d’être mis en œuvre au mauvais moment ou d’une manière inadéquate, ce qui se traduirait par des réalisations médiocres.
  • Contribuer à atténuer et à gérer les crises, et faciliter la mise en œuvre. Les programmes et les projets souffriront toujours de développements inattendus. Cependant, une planification bien conduite permet de réduire la probabilité de ces événements et de préparer l’équipe à gérer les imprévus. La planification doit également intégrer une évaluation des risques et des hypothèses, ainsi qu’une réflexion sur les conséquences non intentionnelles des activités prévues. Les résultats de ces processus peuvent s’avérer très utiles pour l’anticipation et la gestion des problèmes. Certaines méthodes de planification comprennent également la préparation de scénarios qui étudient les répercussions potentielles des différentes situations qui peuvent se présenter.
  • Permettre de mieux se concentrer sur les priorités et d’utiliser plus efficacement le temps, l’argent ainsi que les autres ressources. Avoir une feuille de route adéquate permet de concentrer des ressources limitées sur les activités prioritaires, c’est-à-dire celles qui sont le plus susceptibles de susciter le changement recherché. En l’absence d’un plan, il est fréquent de se perdre dans des exigences contradictoires. De même, les, projets et les programmes risquent fort de dérailler et de s’avérer inefficaces et inefficients.
  • Déterminer ce qu’est une opération réussie. Un plan approprié aide les individus et les unités à savoir si les résultats obtenus sont ceux qui étaient recherchés et à évaluer tout écart par rapport aux objectifs, à la condition, bien sûr, que les activités prévues fassent l’objet d’un suivi et d’une évaluation. C’est pourquoi une bonne planification passe par une stratégie bien établie de suivi, d’évaluation et d’utilisation de l’information récoltée dans le cadre de ces processus.

Les ministres de l’Economie, des Finances sont particulièrement interpelés pour une planification et gestion saines des ressources. Les concepts creux de « maturation des projets » et de « renforcement de capacités », doivent céder la place à un véritable patriotisme économique. Le retour aux feuilles de route est souhaitable dans tous les ministères. Les résultats encourageants enregistrés par la direction générale des Impôts ne devraient plus être noyés dans l’océan des rendements médiocres des autres administrations budgétivores. Dans un réel souci d’efficacité, pourquoi ne pas réduire tout simplement le nombre de postes ministériels ?

Diplomatie et communication offensives

Prenant conscience de la distorsion et soucieux de forger à son pays une image plus conforme à son potentiel réel, le président Paul Biya a engagé une vigoureuse action de réorientation et de dynamisation de la politique étrangère du Cameroun. Cette option s’est traduite par une remarquable montée en puissance de la diplomatie camerounaise, qui se déploie généreusement sur tous les fronts. A commencer par les organisations et institutions multilatérales avec lesquelles le pays est lié : ONU, Union africaine, Francophonie, Commonwealth, CEMAC, Banque mondiale, etc. Ici et là, le Cameroun met tout en œuvre pour faire entendre sa voix, pour proposer les axes de réflexion devant permettre de bâtir une société internationale plus sûre et plus solidaire.

La voix du Cameroun devrait demeurer intelligible à chaque fois pour ne point laisser de place à la rumeur, principal lit de la désinformation, à l’ère de l’apogée des réseaux sociaux. C’est le lieu de féliciter les responsables du Cabinet civil de la présidence de la République pour l’effort de communication consenti. Le point culminant étant la mutation du Temps des réalisations, au Temps des opportunités. Communication et diplomatie se retrouvent intimement liées. La bonne santé de la deuxième devrait redorer le blason de la première, dans un environnement sécurisé.

Fiabilité du système de renseignements

La mise en place d’une méthode ainsi que la tentative d’établissement d’une certaine rigueur dans l’évaluation de l’information au sein d’un processus global sont sans nul doute

attribuables au domaine de la Défense. La provenance de l’information ainsi que son contenu jouent un rôle décisif aussi bien dans un cadre stratégique que tactique. Loin d’être réservée à l’espionnage ou au chiffrement des données, l’évaluation de l’information est à juste titre considérée comme une étape essentielle pour l’élaboration d’une manœuvre, la compréhension d’une situation sur un théâtre d’opérations, ou encore la prise de décision à un niveau politico-stratégique. Le cas de Ngarbuh nous parle encore. Face à la ruée des Organisations de défense des droits de l’homme, le président de la République a instruit une enquête pour l’établissement des responsabilités.

Les systèmes de Défense et de renseignements camerounais devraient s’inscrire dans la modernité pour pouvoir anticiper et communiquer de façon utile sur toutes les situations, quelles que soient leurs natures. Présentant visiblement des signes d’essoufflement suites aux attaques essuyées par le président de la République pendant ses séjours en Europe, perpétrées par la maudite brigade anti-sardinards (BAS), les services de renseignements du Cameroun ont incontestablement besoin d’un coup de neuf. Ce qui rentrerait d’ailleurs en droite ligne de la volonté du chef de l’Etat, qui, a récemment procédé à un important redéploiement de personnels de la direction de la Recherche extérieure.

Une politique sociale plus juste

Le président Paul Biya a toujours été favorable à « la répartition équitable des fruits de la croissance ». La « régionalisation » est depuis quelques décennies, instituée en norme. Elle obéit au modèle de la justice distributive. Elle est donc applicable aux secteurs des Affaires sociales, des Petites et moyennes entreprises, du Travail et de la Sécurité sociale, des Arts et de Culture, etc.

La justice sociale est une construction morale et politique qui vise l’égalité des droits et conçoit la nécessité d’une solidarité collective entre les Camerounais. Au quotidien, le président de la République veille à ce que les inégalités sociales et politiques ne s’ajoutent pas aux inégalités environnementales déjà existantes. Les efforts d’humanisation des soins entrepris par le ministre de la Santé publique sont appréciables et hautement efficaces dans la lutte actuelle contre le COVID-19. Les efforts de désengorgement des pénitenciers camerounais dans le plan de riposte contre cette pandémie sont également à saluer.

Une solution définitive reste attendue aux menaces récurrentes de pénuries des produits de première nécessité dans les chaînes d’approvisionnement, en période de fêtes de fin d’année et de fêtes religieuses. La fourniture de l’eau et de l’électricité restent un rêve à la réalisation lointaine dans la région de l’Est et ailleurs, malgré la multitude de barrages en construction et les projets d’adduction d’eau potable.

La nation entière retient son souffle, depuis le glissement de date, pour voir enfin, voir se derouler sur le sol camerounais une édition des temps modernes de la Coupe d’Afrique des nations de football. L’engagement solennel pris par le chef de l’Etat devrait interpeler tous les responsables à la réussite de cet évènement que le peuple attend depuis 2014.

Le président de la République n’a pas attendu l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations pour exposer sa vision politique. L’auteur de « Pour le libéralisme communautaire » ambitionne désenclaver les bassins de production pour la promotion d’une agriculture de seconde génération. Les verrous institutionnalisés par les amateurs de l’inertie doivent sauter dans l’esprit du nouveau gouvernement. Les Travaux publics devraient désormais obéir à une rigoureuse logique de feuille de route, pour que les chantiers engagés se terminent effectivement pour le plus grand bonheur du citoyen du Cameroun profond identifiable en chacun des citadins.

L’avènement du Cameroun nouveau

Le Cameroun nouveau, prophétiquement illustré le 31 décembre 2019, est une terre où l’amateurisme, l’improvisation, et l’inertie, fléaux par lesquels certains camerounais s’illustrent, n’auront plus de place. Une étape importante a été franchie dans le sens de cette option à travers la tenue, à Yaoundé du 31 septembre au 4 octobre 2019, du grand dialogue national. Au cours de ces assises, les Camerounais de toutes les régions ont communié plaçant sur orbite l’irréversible option de la décentralisation, point de départ de la consécration de la Commune en entreprise du développement local. Une entreprise dans laquelle les citoyens, peuple souverain, sont les principaux actionnaires. Preuve irréfutable que le Cameroun, sous la conduite éclairée et clairvoyante du président Paul Biya, est une démocratie en route vers une prospérité certaine.


AvatarManfred Essome29 avril 2020
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Paul Atanga Nji s’est adressé par voie de correspondance officielle du 27 avril 2020, aux deux responsables de téléphonie mobile, pour la clôture des comptes du Survival Initiative en rapport avec la lutte contre le coronavirus.

Paul Atanga Nji est passé à la vitesse supérieure. Le Minat s’est rendu à plus d’un communiqué à l’endroit des leaders politiques et associations qui ont ouvert des collectes dans le cadre de la lutte contre le covid-19 au Cameroun. Le membre du gouvernement demandait à des derniers, dans ses précédentes notes, de mettre fin à toute initiative de collecte des fonds autre que le fonds spécial de solidarité nationale crée par le président Paul Biya le 31 mars 2020.

Après s’être adressé au ministre des Finances pour prendre le dossier en main, le Minat a, à travers des pétitions signées ce 27 avril 2020, demandé aux directeurs généraux de MTN et Orange Cameroon de « fermer les comptes Mobile Money et Orange Money ouvert par l’association illégale dénommée Survie-Cameroon- Survival Initiative », peut-on lire.

Une attitude républicaine

Dans ces deux  correspondances chacune adressées aux Directeur général d’Orange Cameroun et de MTN, Paul Atanga Nji demande de procéder « sans tarder » à la clôture du compte Mobile Money et le gel des fonds de l’association « Survie-Cameroon-Survival-Initiative ». Une démarche que le Minat motive par le fait que l’association de même que l’appel à générosité public aient été institués en violation des textes en vigueur. Il ajoute par ailleurs que « Selon la loi no 90/056 du 19 décembre 1990 relative aux partis politiques (Art. 10), il est formellement interdit à un parti politique de recevoir les fonds de l’extérieur

Le Ministre camerounais ne s’arrête pas là ; Paul Atanga Nji met en garde les opérateurs  de téléphonie mobile. « Je relève à votre attention qu’en maintenant actif ledit compte, vous êtes susceptible d’être considéré comme co-auteur ou complice de cette activité illégale » a-t-il précisé. Cette autre sortie du Minat intervient trois jours après que les initiateurs de l’élan de solidarité aient déploré une suspension de leurs comptes mobiles money domiciliés à Orange Cameroun et MTN. Après une demande de rétablissement du fonctionnement desdits comptes, c’est l’opérateur de téléphonie mobile MTN qui le premier va lever la suspension. Une suspension qui avait été faite à la demande « d’une autorité en charge de la surveillance des transactions financières. » précise l’opérateur. Jusqu’ici, Orange Cameroun ne s’était pas encore manifesté.

Afriland First Bank précédemment remis à l’ordre

Le Ministre de l’Administration Territoriale avait dans un communiqué, affirmé que l’action de l’opposant, était illégale. Le Ministre Paul Atanga Nji avait d’ailleurs, joint l’acte à la parole, envoyé le 09 avril une lettre au Directeur Général de la banque où est logé le compte du Mrc, dans laquelle il lui était demandé de fermer le compte ouvert au nom de l’initiative « Survie Cameroun, Survival Cameroon.»

Le Ministre de l’Administration Territoriale a par ailleurs invité les uns et les autres à ne contribuer qu’exclusivement dans le Fonds National de Solidarité mis sur pieds quelques jours plus tôt par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie du Covid 19 qui touche le pays.
En dépit de la mise en garde ministérielle, Maurice Kamto a décidé de maintenir son opération de levée des fonds. Un peu plus de 500 mille Euros, soit plus de 300.000 millions de Fcfa, ont été récoltés au terme de la première semaine.

En filigrane du bras de fer juridico-politique qui semble s’installer entre le pouvoir et l’opposant, se dégage notamment la problématique de la reddition des comptes au Cameroun par les pouvoirs publics face aux agissements illégaux de personnes. La coexistence de plusieurs initiatives de collecte d’argent pour faire face au même problème en situation normale, est perçue comme une volonté de défier le pouvoir et donc illégal, pour ensuite coordonner leurs actions d’intervention sur le terrain. En outre, il y a en effet eu des précédents qui appellent à la plus grande prudence. Les pouvoirs publics avaient organisé en 1994 une opération « Coup de Cœur » qui a consisté à lever publiquement des fonds pour soutenir l’équipe nationale fanion de football, « Les Lions Indomptables », alors qualifiés pour la phase finale de la coupe du monde de la même année sous la houlette du Gouvernement. Il y a eu d’autres initiatives de même nature pour soutenir les soldats engagés au front ainsi que les victimes civiles, ou leurs familles de la secte terroriste Boko Haram, ou encore plus récemment pour soutenir le plan d’urgence humanitaire gouvernemental destiné aux victimes de la crise anglophone.


AvatarMartin Mbouza29 avril 2020
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Critiqué par l’OMS pour avoir dit que le Madagascar a trouvé un remède préventif contre le coronavirus, Andry Rajoelina a trouvé du soutien en la personne du président sénégalais. Mieux, Macky Sall  a fait une première commande du Covid-Organics amélioré.

L’annonce est du président Malgache Andry Rajoelina. Sur son compte Twitter, Rajoelina déclare : « L’Afrique agit & se protège contre le #Covid19. Merci au Président Macky Sall pour nos échanges et sa confiance. Le Sénégal félicite Madagascar pour le remède traditionnel amélioré Covid-Organics & lance une 1ère commande. Vive l’Afrique et vive sa richesse naturelle! »

En effet, Andry Rajoelina s’est réjoui des échanges qu’il a eus avec le président de la République du Sénégal, Macky Sall à propos du remède Covid-Organics. Et mieux, le président Malgache informe que son homologue a déjà fait une première commande.

Pourtant, le président de l’Etat sénégalais ne confirme pas cette commande en question. Dans un tweet, Macky Sall a lui aussi rendu des comptes de l’entretien qui a suscité tant d’intérêt. « Je me félicite de l’échange fructueux avec le Président Andry Rajoelina sur le partage d’expériences et de bonnes pratiques dans la lutte contre le Covid-19. Je salue les efforts de Madagascar dans la recherche de solutions thérapeutiques que le Sénégal suit avec intérêt ».

Si l’on se réfère à ce tweet, il n’a aucun moment été question de commande de Covid-Organics. Plus loin, un responsable du dossier coronavirus au Sénégal, le docteur Abdoulaye Bousso confirme ce fait. « Je n’ai pas d’informations sur des commandes de ce produit passées par l’Etat. Je pense que l’on va attendre de voir ce que c’est. Dans tous les cas, si nous disposions d’échantillons, nous avons les structures capables de les analyser et de voir en quoi cette solution peut aider à la prise en charge (des malades) du Covid-19 », explique-t-il au micro de nos confrères d’RFI.

Depuis le début de l’épidémie au Madagascar, 124 personnes ont été testés positives au Coronavirus Covid 19. Par ailleurs, le dernier bilan fait état de 09 nouveaux cas de guérison, portant à 71 le nombre total de guéris du virus. Le Covid-Organics, nom donné à ce traitement, est une tisane à base de feuilles séchées d’artemisia, produit par l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA). Son utilisation est critiquée sur la scène internationale, notamment par l’OMS, qui ne le recommande pas du fait que le nombre d’essai clinique est insuffisant.  Malgré ces critiques, le président  malgache y croit parce que des malades se sont portés volontaires pour tester la tisane et deux d’entre eux sont guéris.

Congratulations de la part de la RDC

Solidarité africaine, le chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi n’a pas manqué de féliciter le Président malgache Andry Rajaoelina à la suite de la découverte de son remède contre le coronavirus, baptisé « Covid organics » le 22 avril 2020.

« Excellente discussion avec le Président Tshisekedi qui nous félicite pour le remède traditionnel amélioré Covid-Organics. L’Afrique est unie et développe des solutions contre le COVID19 grâce à son patrimoine naturel. Les Malgaches sont aux côtés de leurs frères », a tweeté le chef de l’Etat malgache. Il faut rappeler que le président malgache Andry Rajoelina a officiellement lancé lundi 20 Avril 2020, à grandes gorgées, un remède à base de plantes médicinales locales capable, selon lui, de prévenir et de guérir les patients malades du nouveau coronavirus. « On a fait des tests, deux personnes sont maintenant guéries par ce traitement », a affirmé Andry Rajoelina devant ministres, ambassadeurs et journalistes réunis à l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA) qui a conçu le breuvage.


AvatarGuy Pierre Marie29 avril 2020
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Malgré les mesures fermes de la chancelière, le paysage politique évolue ces dernières semaines en raison de la crise du Covid-19. De nouveaux favoris émergent pour le poste de chancelier.

La chancelière allemande plaide sans relâche depuis des semaines pour un déconfinement seulement progressif et dénonce l’impatience grandissante de la population face aux mesures de restrictions en place depuis un mois et demi et leur impact économique. Jusqu’ici, le cap suivi, qui vaut à l’Allemagne d’afficher une létalité inférieure à celle de ses principaux voisins, avec un taux de 3,7% des malades dépistés, est soutenu par une large majorité de l’opinion.

Jugée politiquement en bout de course il y a encore quelques mois face aux critiques contre sa politique migratoire, Angela Merkel voit sa cote de popularité évoluer à son zénith. Sa famille politique conservatrice CDU/CSU a gagné elle dix points en deux mois dans les sondages, à 38% d’intentions de vote.

Mais attention, critiques en interne

Le climat politique est toutefois en train de changer et la contestation se fait entendre au sein même de son parti démocrate-chrétien. Figure politique très écoutée, le président de la Chambre des députés Wolfgang Schäuble a mis en garde contre des restrictions prolongées des droits fondamentaux des citoyens. “Quand j’entends que toute autre considération doit céder le pas à la protection de la vie humaine, je trouve que cet absolutisme n’est pas justifié”, a-t-il dit ce week-end au quotidien local Tagesspiegel.

Un autre baron du parti CDU, Armin Laschet, candidat à la succession d’Angela Merkel et président de la puissante région de Rhénanie du Nord-Westphalie, croise le fer avec la chancelière depuis plusieurs jours en réclamant un déconfinement accéléré. « Bien sûr il est question ici de vie ou de mort », a-t-il estimé dimanche soir sur la chaîne de télévision ARD, mais il faut aussi prendre en compte les dégâts que le confinement provoque par exemple chez les enfants « qui depuis six semaines restent chez eux et n’ont pas quitté leur domicile ».

Peu audible jusqu’ici, l’opposition en Allemagne se montre plus critique. Le président du parti libéral FDP Christian Lindner vient de décréter la fin de la grande unité nationale sur le coronavirus. Son mouvement s’inquiète de l’impact économique sur les PME et s’en prend aux restrictions de liberté individuelles imposées par les autorités. Il est rejoint en cela par divers mouvements ultras. Samedi à Berlin, un millier de personnes proches de l’extrême gauche, mais aussi de la droite identitaire, se sont rassemblées pour appeler à la résistance démocratique face un Etat autoritaire sous prétexte de confinement.

Redistribution des cartes

La crise du coronavirus a redistribué les cartes de la course à la chancellerie dans le camp conservateur. Les favoris d’avant sont les perdants d’aujourd’hui. Le nouveau critère pour juger les prétendants à la candidature de l’union CDU-CSU aux élections de l’automne 2021 est leur aptitude à gérer la pandémie.

Si Friedrich Merz, ancien chef du groupe parlementaire conservateur au Bundestag, grand favori avant la pandémie, est pratiquement tombé dans l’oubli, Markus Söder est le nouveau héros du jour. Le ministre-président de la Bavière, dont les chances n’étaient pas très fortes, se retrouve propulsé en tête des sondages, très loin devant ses rivaux. C’est sa capacité à taper du poing sur la table et à prendre des décisions musclées pour sa région particulièrement frappée par le virus qui plaît aux Allemands, tous Länder confondus.

Par temps de crise, c’est bien connu, l’avantage est aux hommes d’action qui rassurent. Markus Söder fut l’un des premiers à imposer des mesures de confinement très strictes dans son Land. Il réclame aujourd’hui que l’on tienne compte des différences régionales au lieu d’imposer depuis Berlin une règle commune à tous, les régions du Sud comme la Bavière et le Bade-Wurtemberg étant beaucoup plus touchées que le Mecklembourg ou le Schleswig-Holstein dans le Nord.


Anicet MbongAnicet Mbong29 avril 2020
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Suite à l’interruption survenue le 20 avril au soir à Oyomabang-Nomayos, le ministre des Mines de l’Eau et de l’Energie, et le directeur général de la Société nationale de transport de l’électricité sont promptement descendus sur les lieux pour mesurer l’intensité des dégâts et mettre en place une thérapie pour un retour à la normale.

C’est un camion citerne de transport des produits pétroliers qui a accidentellement heurté un pylône de transport d’électricité à Nomayos, dans la périphérie de Yaoundé, privant la cité capitale et le réseau interconnecté Sud de l’énergie électrique. Après leur visite d’évaluation de l’ampleur des dégâts, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, et le directeur général de la Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL), Victor Mbemi Nyaknga, ont pris le taureau par les cornes. Dès les premières heures du mardi 21 avril, des techniciens de la SONATREL se sont déployés pour la réhabilitation du pylône et du réseau effondrés suite à l’accident de la circulation survenu sur ce site.

Le réseau interconnecté Sud est composé de 480 km de lignes 225 kilo volt (KV) et 870 km de lignes 90 KV, et de 17 postes. Parmi ces postes, l’on a quatre dits interconnections et 13 sources alimentant  les réseaux, répartis dans les régions du Centre, Sud, Littoral, Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest.

L’intervention de la SONATREL

Dans sa course, le camion citerne a provoqué l’effondrement du pylône numéro 36 de la ligne 90 KV Oyombang-Nomayos affectant ainsi le service du Réseau interconnecté sud (RIS) et plongeant une bonne partie du pays dans le noir. A pied d’œuvre, les techniciens ont d’abord procédé à l’isolement de ce support de ligne de près de 17 mètres de  haut. Tordu à plusieurs niveaux, le pylône a été sectionné. Une bonne partie sera réactualisée, explique un technicien. Mais celle fortement endommagée est bonne pour la décharge. Elle a d’ailleurs été récupérée par un engin. Des câbles se trouvant dans la même zone ont été déconnectées pour que la manutention puisse se faire aisément et surtout, comme l’explique le technicien, pour éviter une catastrophe, vu que le camion-citerne rempli de produits pétroliers est toujours immobilisé sur le lieu de l’accident. Selon le directeur général de la Sonatrel, la portée de répercussion a été conséquente car c’est un pylône de grande  importance dans le réseau électrique. C’est pourquoi il sera remplacé par un autre. La situation a été rétablie progressivement dans les zones touchées.

Une attitude de Victor Mbemi Nyaknga, Directeur général de la SONATREL.

Sur l’incident…

Cet incident est dû essentiellement à un accident de la circulation. Le chauffeur d’un camion-citerne d’une société de la place venant de Douala et en direction de la Cimenterie de Nomayos pour livrer du fuel n’a pas pu maîtriser son véhicule sur une descente. Il est revenu brutalement en arrière et a percuté le pylône numéro 36 sur la ligne 90 kilovolts Oyomabang-Nomayos. Le pylône s’est effondré, cette coupure de courant électrique. Les centrales aussi se sont retirées immédiatement compte tenu de la violence du choc. Informés, nous sommes immédiatement descendus sur le terrain avec le ministre de l’Eau et de l’Energie, notre tutelle, pour examiner la situation.

Sur les mesures prises…

Pour le moment, ce sont des mesures conservatoires qui ont été prises à savoir : la circonscription de la zone de l’incident et l’isolement des lieux. En deuxième lieu, nous avons donné des instructions à nos collaborateurs pour alimentations progressive des clients en fonction de la réactivité des centrales de production. C’est pourquoi cela a pris un certain temps et je crois qu’en moins d’une heure, on a fini par reprendre progressivement la distribution de l’énergie électrique. Certains lieux comme celui-ci (lieu de l’accident et alentours, Ndlr) ne peuvent pas être mis sous tension immédiatement parce que c’est très dangereux pour le public. Dès que nous aurons fini les travaux de réhabilitation de ce pylône, nous allons reprendre les clients concernés.

Sur l’amélioration du réseau électrique…

La Sonatrel, sous l’impulsion du chef de l’Etat, est engagée dans  un vaste programme de remise à niveau des réseaux de transport de l’électricité par anticipation au Cameroun. Nous n’avons pas attendu cet accident pour intervenir. A l’heure où je vous parle, des équipes de la Sonatrel sont sur le terrain pour la phase urgente du montage, de l’installation et de la mise en service de trois transformateurs de puissance de 50 MVA. Celui de Limbé est même déjà installé et mis en service. En ce moment, des équipes sont sur le terrain à Yaoundé dans les quartiers Ahala et Kondengui pour le même exercice, ceci pour renforcer la capacité de transformation de nos postes parce que les transformateurs qui y étaient sont surchargés.


AvatarGérard Barbut27 avril 2020
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Les rumeurs sur la mort du dirigeant nord-coréen Kim-Jong-Un se sont multipliées ce weekend. Sa sœur cadette Kim-Yo-Jong pourrait lui succéder s’il ne s’en sort.

Kim Jong-un, qui règne sur la Corée du Nord d’une main de fer, est-il mort ? Impossible à dire, compte tenu du manque d’informations en provenance de la dictature la plus fermée du monde. Mais les rumeurs vont bon train. Selon certains médias chinois, le dirigeant nord-coréen serait décédé. Côté japonais, le magazine « Shukan Gendai » déclare, lui, le leader nord-coréen dans un état végétatif, avec aucune chance de survie à terme, après une chirurgie cardiaque qui aurait mal tourné. Selon Reuters, au contraire, le train du président Jong-Un a été repéré durant la semaine à Wonsan, une station balnéaire de l’est de la Corée du Nord, lieu de villégiature de la famille Kim.

Quant au Sud-coréens, Kim Jong-un est « vivant et en bonne santé », comme l’a indiqué lundi le conseiller spécial à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in à la chaîne de télévision américaine CNN.

Qui est Kim-Yo-Jong?

Selon plusieurs rapports et spécialistes, Kim Yo-jong aurait été promue à une position politique importante en décembre 2019, un poste équivalent à celui de vice-président. Le fait qu’elle succéderait à Kim Jong-un à sa mort aurait été à ce moment-là officialisé. « Kim Yo-jong a été officiellement nommé héritière en décembre 2019 par le comité central du Parti des travailleurs », a annoncé il y a quelques jours le quotidien japonais « Yomiuri ». Il faut savoir que les deux enfants de Kim Jong-un sont par ailleurs beaucoup trop jeunes pour régner et son frère, Kim Jong-chol ne serait pas intéressé.

A la manœuvre des communications de son frère

Dans l’ombre, c’est elle qui orchestrerait les plans de communication de son frère depuis plusieurs années. En 2011, elle est nommée par Kim Jong-un au département de la communication étatique. La jeune femme, qui incarne une nouvelle génération de cadres du régime, s’attache alors à bâtir l’image de Kim Jong-un dans l’ombre, puisque les médias d’Etat ne la citeront pour la première fois qu’en 2014, en marge d’un scrutin pour renouveler le Parlement.

Fin 2014, signe d’une confiance absolue, Kim Jong-un la nomme vice-directrice de la propagande du régime. Dans le culte de la personnalité qu’elle forge autour de son aîné, elle s’attache à montrer un chef d’Etat bienveillant, accessible, à l’image de leur grand-père Kim Il-sung, fondateur du pays.

Discrétion

A l’inverse de son frère, elle ne souhaite pas prendre la lumière. L’une des premières images de Kim Yo-jong date du début de l’année 2012. Les Nord-Coréens la découvrent à la télévision d’Etat, en pleurs lors des funérailles de son père. Elle a alors autour de 23 ans, sa date de naissance exacte étant inconnue. Depuis, elle apparaît plus fréquemment lors des cérémonies. Elle avait par exemple accompagné son frère lors de la rencontre entre les deux Corées au moment des jeux Olympiques de 2018.

Extrêmement travailleuse

La carrière de Kim Yo-jong est fulgurante. Le fait d’être la sœur du « chef suprême » de la Corée du Nord facilite sans doute les choses. Il n’empêche : à chaque étape de sa carrière, elle a donné satisfaction à Kim Jong-un, que l’on sait pourtant versatile et qui aurait déjà fait assassiner des membres de sa famille. Après des études en Suisse, cette diplômée en informatique qui parle plusieurs langues a grimpé les échelons jusqu’à sa nomination, en octobre 2017, au bureau politique du Parti des travailleurs de Corée.

Lien familial

Les informations sur sa vie privée sont largement invérifiables. D’après le « Guardian », elle aurait épousé début 2015 le fils du vice-président du Parti des travailleurs, Chloe Ryong-hae, lui-même récemment promu à la puissante commission militaire du Parti, et serait mère d’une petite fille. Selon les sources, elle serait née entre 1987 et 1989. Elle est issue comme Kim Jong-un de l’union entre le précédent dictateur Kim Jong-il et sa troisième épouse, une danseuse nommée Ko Yong-hui, qui a également fait l’objet d’un culte de la personnalité.

Influence internationale

Outre sa présence lors de la rencontre historique entre les deux Corées au moment des jeux Olympiques, elle aurait joué selon les spécialistes de la Corée du Nord, un rôle prépondérant dans le rapprochement entre Donald Trump et Kim Jong-un après l’escalade diplomatique au sujet de l’arme nucléaire. En mars 2020, elle avait félicité publiquement Donald Trump d’avoir envoyé à Kim Jong-un une lettre dans laquelle il espérait garder de bonnes relations bilatérales et proposait de l’aide pour faire face à la pandémie de coronavirus.

Education européenne

Comme son frère, qui est passé par plusieurs établissements avec un nom d’emprunt, Kim Yo-jong a étudié en toute discrétion et sous haute protection dans une école privée de Berne, en Suisse, avant de revenir en Corée du Nord à la fin des années 2000. Elle parlerait couramment anglais et français.


Anicet MbongAnicet Mbong27 avril 2020
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Au lendemain de l’entretien du 21 avril, entre les deux hommes, qui a duré près de quatre heures à la résidence présidentielle de la N’sele, le président Tshisekedi a pris d’importantes ordonnances pour nommer, de nouveaux hommes dans son appareil sécuritaire, et associer les confessions religieuses dans le Comité de gestion du Fonds national de solidarité contre le COVID-19.

Le 22 avril, en direct de la télévision nationale, le porte-parole du chef de l’État, Kasongo Mwema, a rendu publiques trois ordonnances portant respectivement, élévation d’un général-major et de deux généraux de brigade au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), nomination au sein du commandement de la garde républicaine et, enfin, nomination des membres du Comité de gestion du Fonds national de solidarité contre le COVID-19 (FNSCC), dont la principale mission consiste à rechercher et collecter des moyens financiers destinés à servir sous forme d’aide, assistance ou soutien aux personnes physiques ou morales, personnels médicaux soignants, services médicaux ou hospitaliers.

Un appareil sécuritaire restructuré

Pour plus d’un observateur, le président Félix Tshisekedi a franchi une étape supplémentaire dans le bras de fer qui se joue dans les couloirs du pouvoir, à Kinshasa, pour le contrôle de l’appareil sécuritaire. Selon certains proches du président, il s’en est tout simplement approprié. A la faveur des textes du 22 avril dernier, le général-major Chiwewe Songe Christian est nommé commandant de la garde républicaine, l’unité d’élite de l’armée chargée de la sécurité du président et composée de 12 000 hommes. Pour sa part, Kabi Kiriza Ephraime est nommé chef d’état major de la garde républicaine. Le général de brigade Chico Tshitambwe Jérôme est en charge des opérations et de renseignements tandis que le général de brigade Banza Milambwe est nommé commandant adjoint chargé de l’administration et de la logistique.

Le général-major Christian Songe, originaire de la région du Kasaï, n’est pas un inconnu des forces de la garde présidentielle. Le président Félix Tshisekedi l’aurait remarqué lorsqu’à la tête de la légion d’honneur, il  dirigeait les aspects militaires des funérailles de son père, Etienne Tshisekedi, l’année dernière. Il remplace le général Ilunga Kampete.

Le général Ilunga Kampete est très proche de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il connaît depuis plus de vingt ans. Ensemble, ils ont vécu l’épreuve du feu à Pweto, en 2000, alors que Laurent-Désiré Kabila était encore au pouvoir et que son fils était un jeune général-major. Avec cette décision, Félix Tshisekedi tient surtout à redorer le blason des forces armées congolaises.

Ilunga Kampete visé par des sanctions internationales

Les sanctions de l’Union européenne (UE), qui comportent des interdictions de voyager à l’étranger et un gel des avoirs financiers, visent notamment quatre individus, dont Ilunga Kampete, qui selon l’UE ont « contribué en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l’homme en RDC ».

En réprimant violemment une marche pacifique de l’opposition qui demandait la convocation des élections dans les délais constitutionnels, sur ordre du général Kampete, des éléments de la garde républicaine (Bana Mira), ont attaqué les sièges des partis politiques dans la nuit du 19 au 20 septembre 2016, faisant 32 morts de source officielle, et plus 100 morts selon les responsables de l’opposition.

En février dernier, l’ancien Envoyé spécial américain dans la région des Grands Lacs, Peter Pham, avait notamment fait savoir que l’armée américaine ne pouvait pas prendre part aux opérations de maintien de paix dans la région de Beni aux côtés des FARDC, « parce qu’il y a des généraux congolais sous sanctions des Etats-Unis et de l’UE ».

La mission du FNSCC

Créé le 6 avril dernier, le Fonds national de solidarité contre le COVID-19, a comme principale mission de rechercher et collecter des moyens financiers destinés à servir sous forme d’aide, assistance ou soutien aux personnes physiques ou morales personnels médicaux soignants, services médicaux ou hospitaliers. Il vise également à appuyer les entreprises et autres structures exerçant une activité économique qui seraient particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du COVID-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation.

Le Cardinal Fridolin Ambongo a été nommé coordonnateur du Comité de Gestion du FNSCC. Il sera immédiatement secondé par le Révérend Docteur André Bokundoa de l’Eglise de Christ au Congo. L’exemplarité a été recommandée à ces hommes leur gestion pour le bien des 80 millions de congolais.


AvatarManfred Essome24 avril 2020
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La réunion interministérielle par visioconférence tenue entre le Premier ministre et les membres du gouvernement avait pour ordre du jour, le point sur l’évolution du coronavirus, le rapatriement des compatriotes et de nouvelles charges à plusieurs ministères ce 23 avril 2020.

Au 23 avril 2020, le Cameroun enregistre 1334 cas infectés au covid-19 pour 668 guéris et 43 décès. Le rapport de la séance est signé par Séraphin Magloire Fouda, secrétaire général des services du Premier ministre. Par ailleurs, chaque département ministériel a vu ses responsabilités être étoffées en marge des premières mesures barrières édictées par le Gouvernement le 17 mars 2020.

Il s’agit au total, de huit ministres à qui Joseph Dion Nguté a assigné des devoirs dans le cadre de la riposte au covid-19. Dans la foulée, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des sceaux Laurent Esso, doit travailler en synergie avec le Minsanté pour se prémunir du coronavirus dans les prisons.

En effet, il revient au ministre des Relations extérieurs Lejeune Mbella Mbella de gérer le dossier sur le rapatriement des Camerounais se trouvant en détresse hors du pays, comptabilisés pour cette seconde vague à 668.

Pour sa part, le ministre de la Santé publique devra travailler main dans la main avec le Gouverneur de la région du Centre pour mener à bien le confinement des compatriotes qui seront rapatriés ainsi que la mise en place des centres spécialisés additifs créés la veille par le Chef du Gouvernement.

Le ministre de la Décentralisation et du développement local Georges Elanga Obam, la tâche qui lui incombe est celle de veiller à ce que le don du chef de l’Etat dans le cadre de la lutte contre le coronavirus arrive à bon port dans les 360 arrondissements. Dans la même veine, le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, en symbiose avec le Minsanté veille à ce que les personnes décédées des suites du covid-19 soient enterrées « dans leurs localités de décès ».

Aux ministres en charge de l’Education au Cameroun, il leur a été demandé de mener une réflexion sur les « modalités de déploiement » dans les établissements scolaires dès reprise des cours le 1er juin 2020 selon les prévisions. Des études spécifiques sont en cours pour les élèves de la SIL, du Cours préparatoire, du fait de la difficulté à leur faire respecter les mesures barrières. En outre un système de rotation et mi-temps des effectifs est envisagé dans les autres classes du primaire et des enseignements secondaires. Dans l’enseignement supérieur, l’accent pourrait être mis sur la segmentation des filières, l’échelonnement des cours, et la démultiplication des groupes de travaux dirigés.

La Communauté internationale proche du Cameroun contre le coronavirus

Le dossier du Cameroun en vue de l’obtention de l’appui fourni par le Fonds Monétaire International dans le cadre de la riposte au Coronavirus, sera examiné par le conseil d’administration de l’institution le 28 avril 2020. Ce rendez-vous figure dans l’agenda du conseil d’administration du FMI. Le pays leader économique de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) a effectué une demande de Facilité de crédit rapide (FCR).

La grande inconnue de cet agenda reste le montant. Des sources proches du processus, le Cameroun pourrait obtenir autour de 108 milliards de FCFA. Mais ce montant n’a pas encore été confirmé par les autorités. L’obtention de cet appui du FMI devrait donner la possibilité à Yaoundé de solliciter le bénéfice de l’initiative du G20. Elle vise à suspendre le paiement du principal et les intérêts de la dette bilatérale dus aux pays du G20 entre le premier mai et le 31 décembre 2020. Mais les dirigeants du Cameroun devront mener des arbitrages. Pour financer son budget en 2020, le Parlement a autorisé la mobilisation de près de 350 milliards de FCFA d’emprunts non concessionnels. Si le Cameroun a recours à l’initiative du G20, il devra faire une croix sur ces derniers.

La lettre du gouvernement camerounais sollicitant la FCR n’est pas accessible au grand public et il est donc difficile de savoir ce qui sera fait des ressources mobilisées. Mais le FMI recommande aux pays bénéficiaires de son appui de le dépenser prioritairement pour sauver des vies en investissant dans les équipements et l’infrastructure médicale.

À côté de cette démarche spéciale avec le FMI pour contrer les effets du Covid-19, le Cameroun est sous-programme économique avec l’institution de Bretton Woods sous le régime de la Facilité élargie de crédit. Le programme rendu à sa dernière année devrait être prolongé. On a aussi appris que début janvier, le gouvernement reconnaissait ne pas être à jour avec plusieurs des critères de performances de ce programme et sollicitait un moratoire pour s’ajuster.

 


AvatarChristophe Mercier24 avril 2020
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Le communiqué du ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, en date du 22 avril, annule également les célébrations publiques de la Fête du Travail en raison de la pandémie du coronavirus.

Comme en 1984, le président Paul Biya ne présidera pas la parade militaire et civile, point d’orgue des manifestations publiques de la fête de l’unité des filles et fils d’un Cameroun uni depuis 1972. Comme en 1984, le palais de l’Unité n’abritera pas le bouquet final, banquet offert à leurs convives, habituellement apprêté par le couple présidentiel. Comme en 1984, l’ennemi est dans nos murs, imposant la prise de mesures exceptionnelles. En 2020 comme en 1984, le président de la République a convoqué la force de son expérience pour affronter l’ennemi. Sans doute qu’en 2020, comme en 1984, la nation camerounaise sortira, plus forte du confinement pour reprendre la marche inexorable vers l’émergence, sous la conduite du président Paul Biya. Puisqu’il connaît le chemin, le chef de l’Etat donne une idée claire du prix à payer pour y parvenir en exhortant « les camerounais à bannir à jamais les démons du tribalisme, du népotisme, du favoritisme, du sectarisme, de l’intolérance et de l’intoxication ».

Une marche de 48 ans déjà

La République fédérale du Cameroun, instituée en 1961, présentait la plus grande originalité en Afrique tant du point de vue organisation politique que sur le plan ethnique, linguistique et même physique. Le pays résume alors en quelque sorte, à lui tout seul, l’Afrique équatoriale et tropicale, l’Afrique anglophone et francophone, l’Afrique animiste, musulmane et chrétienne. Il possède de larges ressources et une population capable de les mettre en valeur.

Cette originalité s’est accentuée le 20 mai 1972, avec les résultats du référendum pour mettre fin au système fédéral en vigueur depuis 1961. En répondant massivement par un OUI à la proposition « Approuvez-vous, dans le but de consolider l’unité nationale et d’accélérer le développement économique, social et culturel de la nation, le projet de constitution soumis au peuple camerounais par le président de la République fédérale du Cameroun et instituant une République, unie et indivisible, sous la dénomination de République unie du Cameroun ? », soumise à référendum, les Camerounais des deux rives du fleuve Moungo choisissaient de vivre sous la République unie. Le 20 mai marque depuis lors, l’avènement de l’Etat unitaire qui fut formalisé quelques jours plus tard par la Constitution du 2 juin de la même année.

48 ans après, dont 38 sous la direction du président Paul Biya, la consolidation de la paix et de l’unité est toujours d’actualité.

Paul Biya, artisan de la paix et de l’unité

En décidant, en 1984, du passage de la dénomination de République unie du Cameroun à République du Cameroun, le président Paul Biya soutenait l’inscription du concept d’unité dans le cœur de chaque Camerounais. Individuellement, chaque citoyen devenait défenseur de cette valeur cardinale de la République, adossée sur un autre idéal tout aussi fondamental, la paix.

Depuis le 6 novembre 1982, avènement du Renouveau, le président Paul Biya véhicule la passion de la paix et de l’unité nationale, la culture de la pondération, de la tolérance, de la patience et de la résilience, le culte de l’effort et le rejet de l’impossible, l’engagement irréversible pour la défense de la spécificité camerounaise et le refus des modèles importés, la fierté d’appartenir à un Cameroun uni et indivisible, la conscience que le Cameroun est la chasse gardée des seuls Camerounais.

Unité face au COVID-19

Sur le front de la guerre contre le coronavirus, le président Paul Biya a sollicité l’adhésion de ses compatriotes à travers l’ouverture d’un Fonds de solidarité nationale, abondé en urgence à hauteur d’un milliard de F, pour financer les opérations relevant de la stratégie nationale de riposte contre la propagation de la pandémie du coronavirus au Cameroun. Les contributions significatives enregistrées, venant des citoyens et opérateurs économiques de tous bords, symbolisent la réponse positive à la main tendue du chef de l’État. Pour les 48 ans de l’État unitaire, le président de la République invité ses compatriotes à respecter les gestes barrières piliers du plan de riposte, et les recommandations de l’OMS, car en se protégeant, chaque citoyen protège ses proches. L’essentiel pour l’heure est de sauver des vies, en méditant l’unité et la paix dans les cœurs.

Entre l’utile :  « la nécessité du respect des mesures de distanciation sociale prescrites par le gouvernement de la République », et l’agréable : les manifestations publiques de la Fête du Travail et de la fête nationale, le chef de l’Etat a tranché. Barrons la voie au COVID-19 ! Après la pluie viendra assurément le beau temps.


AvatarGérard Barbut24 avril 2020
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Le président Félix Tshisekedi s’est entretenu avec son allié, l’ancien président Joseph Kabila, dans l’est de Kinshasa mardi 21 avril 2020.

La rencontre au sommet entre les deux hommes s’est faite à la Cité de la NSELE, la résidence présidentielle.  Cette entrevue avait essentiellement un seul point à l’ordre du jour à savoir la situation autour de la pandémie à Coronavirus en RDC, en Afrique et dans le Monde. C’est dans ce cadre que le Chef de l’État a entrepris le dialogue avec différentes forces politiques et sociales du pays. Après avoir observé une minute de silence pour la mémoire d’une vingtaine de nos compatriotes qui sont décédés des suites du COVID-19, ils ont présenté leurs condoléances aux familles éplorées.

Les deux personnalités manifestent toute leur compassion pour la centaine de Congolais qui sont infectés à l’heure actuelle, et qui, se retrouvent dans des structures hospitalières pour des soins appropriés. Elles leur présentent également les meilleurs vœux de prompt rétablissement.

Les Deux Hautes Personnalités reconnaissent que cette pandémie a un sérieux impact sur la situation socio-économique de notre pays et la perte la plus importante, demeure celle en vies humaines. Ils ont par ailleurs réitéré leur appel à la cohésion nationale et à l’unité de notre peuple autour de la riposte contre cette maladie ainsi que la nécessité de respecter les mesures telles qu’édictées dans les 2 messages à la nation du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, du 18 Mars 2020 et du 24 Mars 2020 conformément aux recommandations de l’OMS. Pour rappel, ces mesures comprennent entre autres la mise en œuvre de la distanciation sociale, les gestes de barrières d’hygiène comme le lavage des mains ainsi que certaines mesures sécuritaires. Le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a remercié Son Excellence Joseph KABILA KABANGE pour son engagement dans cette lutte et sa décision de mettre à la disposition du gouvernement provincial du Sud-Kivu l’hôpital Maman SIFA de Makobola pour la prise en charge des malades du Coronavirus. Engagement renouvelé à rester mobilisés pour cette lutte et conviennent de continuer à se concerter régulièrement pour évaluer la riposte à cette pandémie dans notre pays.

Partage du pouvoir entre les deux hommes

Majoritaires au parlement, les partisans de l’ex président Joseph Kabila raflent la plus grosse part du gâteau du gouvernement de coalition depuis juillet 2019.  D’après cet accord, les partisans de l’ex président Joseph Kabila détiennent 42 postes au sein  futur gouvernement actuel. Leurs alliés, les partisans du président Félix Tshisekedi détiennent quant à eux 23 postes ministériels. L’attente de cet accord a tenu en haleine les Congolais qui, six mois après l’investiture du président Félix Tshisekedi, n’avaient toujours pas de gouvernement.

Depuis Février 2020, des diplomates africains, européens et américains se sont succédé à Kinshasa pour rencontrer l’ancien président, Joseph Kabila. Ils lui auraient demandé d’accorder une marge de manœuvre au président Félix Tshisekedi. Mais l’ancien porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, élu député provincial dans le Sankuru (centre) dément cette information. Il estime même que la tension perceptible au sein de la coalition entre CACH (Cap pour le changement de Félix Tshisekedi) et FCC (Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila) s’est dissipée.

Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet déchu du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait évoqué le 24 janvier les relations entre l’ancien président Joseph Kabila et son successeur. Pour lui, les deux chefs de la coalition au pouvoir se donnent une certaine confiance tout en restant prudent chacun de son côté.



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Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des  leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que  des acteurs économiques. C’est  une publication et  une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais  spécialisée dans  la  communication  écrite  et cybernétique.




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