Gabon : Noureddin Bongo Valentin en pole position

Le fils ainé d’Ali Bongo Ondimba, est désormais chargé d’assister le président de la République dans la conduite de toutes les affaires de l’État.

Le remaniement du gouvernement intervenu le 2 décembre avait pour seul fait marquant l’éviction de Brice Laccruche Alihanga et de ses fidèles, suivie de leur interpellation le lendemain. S’il est vrai de l’avis du Premier ministre que : « Le chef de l’État a décidé d’agir vite », personne n’a vu venir la promotion de son propre fils.

Jeudi 5 décembre, au terme du premier Conseil des ministres après le remaniement du 2 décembre, Noureddin Bongo Valentin a été nommé aux fonctions de Coordinateur général des affaires présidentielles. Il est chargé d’assister le président de la République dans la conduite de toutes les affaires de l’État. Si l’on admet à Libreville que le poste n’est pas nouveau, Noureddin Bongo Valentin âgé de 26 ans est le plus jeune à l’occuper. C’est d’ailleurs son premier poste officiel.

Pour réussir sa mission, il dispose d’un cabinet de six membres : Ian Gyslain Ngoulou, directeur de cabinet et conseiller spécial du président de la République, Laetitia Yuinang, conseiller juridique et administratif, conseiller spécial du président de la République, Emmanuel Lerouel, conseiller économique et financier, conseiller du président de la République, Max Samuel Oboumadjogo, chargé de la communication et des affaires sociales, conseiller du président de la République, Madame Wilma Ornélia Mélia Mougola Mouissi, secrétaire particulière, et Madame Kaminou Orphée Loembet, secrétaire de cabinet. Noureddin Bongo Valentin rompt ainsi officiellement de l’ombre.

Dauphin déclaré ?

C’est plutôt Malika Bongo connue pour être l’organisatrice du concours de beauté Miss Gabon, qu’elle a abandonné depuis 2015, qui a cristallisé les attentions en entrant tout doucement dans le sérail. En octobre dernier, la fille ainée du chef de l’État est élue députée à Bongoville, le fief familial. Mais connaissant les coutumes qui ne prédisposent pas la femme à la chefferie et sur conseil de sa femme Sylvia, le président Ali Bongo Ondimba aurait finalement choisi Noureddin comme prince héritier. Dans plusieurs photos diffusées sur la toile, on voit Noureddin Bongo tenant des attributs du pouvoir traditionnels remis par des notables du Haut-Ogooué lors d’une tournée effectuée par l’ancien tout-puissant directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga.

Brice Laccruche simple valet de Noureddin ?

Noureddin Bongo Valentin ne s’intéressait qu’aux affaires. Durant le premier septennat, il facilite certains accès à son père. Son influence monte d’un cran lorsque son père, le président Ali Bongo Ondimba, est victime d’un AVC en octobre 2018. Avec Sylvia Bongo, sa mère, il est l’un des rares à avoir le bulletin de santé du président. Quelques temps après, Noureddin Bongo Valentin avait pris une place importante au palais du bord de mer. Il aurait été chargé par son père d’une mission de surveillance de Brice Laccruche Alihanga. « Il était déjà le conseiller officieux du président depuis des mois », confie un proche du palais, qui conclut que Brice Laccruche Alihanga n’était en réalité qu’ « un valet de Noureddin et d’Ali Bongo ». La fameuse « tournée républicaine » organisée dans tout le pays par Brice Laccruche Alihanga ne visait que l’initiation de Noureddin Bongo !

Ainsi sans le savoir, le leader de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV) a préparé le terrain au fils du président. À la question de savoir s’il existe un réel différend entre Brice Laccruche Alihanga et Noureddin Bongo, deux hommes très proches, une source bien introduite et éclairée tranche : « beaucoup d’hypothèses circulent aujourd’hui mais s’il y a eu une rupture, c’est entre le chef de l’État et son ancien directeur de cabinet car le président est le seul à prendre des décisionsSi Brice Laccruche Alihanga a détourné des fonds publics à son profit personnel, il sera sanctionné ». Aujourd’hui Noureddin Bongo est chargé d’assister le président de la République dans la conduite de toutes les affaires de l’État, ce qui fait de lui le numéro 2 d’un régime au président toujours convalescent.

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