53ème édition de la fête de la jeunesse : Des festivités marquées sous le signe de la stabilité et de l’émergence

Depuis 1966, le Cameroun commémore chaque année la Fête de la Jeunesse à travers des activités spécialisées. L’édition du 11 février 2019 a été célébrée sous le thème : « Jeunesse, grandes opportunités et participation à la construction d’un Cameroun en paix, stable et émergeant ».

L’équipe gouvernementale a répondu présente au Boulevard du 20 mai à Yaoundé, pour les festivités marquantes la fête nationale de la jeunesse. Le Ministre des arts et de la culture Narcisse Mouelle Kombi, le Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique Mounouna Foutsou, La Ministre de l’habitat et du developpement urbain Célestine Ketcha Courtès, ou encore Issa Tchiroma Bakary de la formation professionnelle, Ernest Ngallè Bibehe du Ministre des Transports entre autres, ont marqué cette journée, en venant admirer et acclamer, les différents passages des délégations jeunes lundi dernier. 15 150 jeunes ont pris part au défilé officiel sous la coordination du Ministre de la jeunesse, qui n’a pas hésité à acclamer les jeunes écoliers, universitaires, écoles, centres formatifs en compagnie de ses confrères. Un moment qui a marqué la solennité d’un évènement riche en couleurs et en hauteur.

Mais bien avant, des innovations majeures ont été mises en œuvre : la mise en place du parlement jeunesse, l’organisation d’un mini-forum des jeunes de la sous-région, la visite des jeunes nigérians au Cameroun et le tournoi spécial de football féminin. A l’heure où se célèbre la 53e édition de la fête de la jeunesse au Cameroun, il importe peut-être de s’interroger sur la genèse de cette célébration.

Initiée par le Président Ahmadou Ahidjo, la première édition de cette fête nationale eut lieu le 11 février 1966. Elle fut lancée officiellement par Félix Tonye Mbock, alors ministre de la jeunesse, comme le rappelle Ingrid Ngounou. Le président affirmait alors que les jeunes sont le fer de lance de la nation et qu’ils ont un rôle important à jouer dans le devenir socio-économique et politique du pays, et devraient activement participer à l’édification d’un Cameroun prospère.

En février 2012, le Club RFI de Yaoundé justifiait le choix de cette date selon deux approches : une approche historique et une approche diplomatique. Ainsi,  selon les autorités ministérielles en charge des questions des jeunes, la fête de la jeunesse est née d’une volonté de rapprocher les jeunes des deux parties du Cameroun. En effet, selon les partisans de cette thèse, une mission d’observation du service de la jeunesse du commissariat à la jeunesse, à l’éducation et aux sports, s’est rendue au Cameroun Occidental. Au retour le Commissariat à la jeunesse produit un rapport et sollicite des autorités fédérales, l’institution d’une journée nationale pour valoriser le rôle de la jeunesse et l’encourager dans l’édification du jeune Etat indépendant. La date du 11 février sera donc retenue, en référence au Référendum du 11 février 1961 qui a vu la partie Sud du pays se prononcer en faveur du rattachement au Cameroun francophone, indépendant depuis 1960, tandis que la partie Nord choisissait l’intégration au Nigeria.

En outre, il est cependant important de préciser qu’au départ, la fête de la jeunesse se célébrait pendant un mois entier. Le mois de février. Seulement, ce que le pays gagnait sur le plan symbolique, il le perdait sur le plan économique. Car les activités commerciales, industrielles et autres services ne pouvaient plus fonctionner à plein régime. Sans oublier les perturbations sur le calendrier scolaire. Raison pour laquelle la fête de la jeunesse s’étale désormais sur une semaine.

L’approche diplomatique quant à elle, voudrait plutôt que la fête de la jeunesse serait née des relations entre le Cameroun, nouvellement indépendant et Israël. Ce dernier pays ayant très tôt établi des relations diplomatiques avec le Cameroun. C’est ainsi que le ministre de la jeunesse du Cameroun s’est rendu en Israël juste cinq ans après la proclamation de la souveraineté internationale de notre pays. Quelque temps après, c’est à la partie israélienne de fouler le sol camerounais. La fête de la jeunesse naquit ainsi. Et Félix Tonye Mbock, le ministre de la jeunesse d’alors eut le privilège de célébrer la première édition.

La fête de la jeunesse marque l’importance et les droits des jeunes dans le pays. En préparation à cet événement, de nombreuses activités à l’image des danses, exposition des cultures folkloriques, théâtre, concours, jeux et autres activités sportives sont organisées dans les lycées, campus universitaires, au sein des églises, d’associations et de divers villes et quartiers du pays. Ceci afin de permettre l’épanouissement et la célébration de la Jeunesse. C’est aussi une journée marquée par des défilés administratifs de différentes écoles.

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Simplice Oyono


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