Développement: pour une révolution du secteur agricole

Au cours de la présentation de vœux au ministre Gabriel Mbairobe le 5 février 2019, un engagement a été pris : celui d’accélérer le processus de passage à l’agriculture de seconde génération.

La modernisation de l’agriculture occupe une place importante dans la croissance au Cameroun. Ce secteur est une source d’emplois et porteur de développement. Il est malheureusement lent en ce qui concerne le rendement qu’il est sensé produire. Ceci est dû à plusieurs obstacles parmi lesquels le manque de matériel végétal amélioré, les difficultés d’accès à la terre, l’enclavement des bassins agricoles, l’ampleur des pertes post-récolte. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), Gabriel Mbairobe, lors de la traditionnelle conférence annuelle qu’il a présidé le 5 février 2019, a souligné que le pays dispose pourtant d’atouts et d’immenses ressources favorables à un rendement agricole optimal. « Nous avons des zones agro écologiques diversifiées et adaptées à la production de nombreuses cultures, de vastes espaces terrestres agricoles, une main d’œuvre abondante et dynamique ainsi que des opportunités en termes de débouchés », a-t-il relevé. Un refus de fléchir clair du ministre devant ces entraves à l’essor d’une agriculture moderne. La conférence avait pour thème : « Révolution agricole au Cameroun, les axes d’opérationnalisation ». Un fil conducteur que le MINADER a développé en recevant par la suite les vœux des responsables des services centraux et déconcentrés de son ministère, saisissant cette occasion pour présenter son plan de bataille pour 2019. Cette année, les actions seront axées sur la sécurité alimentaire de la population et de l’approvisionnement du pays en devises grâce aux exportations. « Nous allons revoir nos objectifs de production agricole à la hausse, notamment celle des filières à fort potentiel comme le riz et le maïs », at-il déclaré. Et pour renforcer la performance du secteur, le MINADER envisage d’élaborer une loi d’orientation de l’agriculture camerounaise devant déboucher sur un statut de l’agriculteur. Au programme aussi, le renforcement du mouvement corporatif grâce à la révision de la loi sur les GIC et les coopératives.

Le renforcement de l’encadrement des agriculteurs et la création d’un fonds de développement des filières font aussi partie des défis à relever. Le problème de disponibilité des semences sera également résolu à travers la réorganisation du secteur.

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