Jean de Dieu Momo : « le président Paul Biya est un monument »

Dans une incroyable lucidité le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, et leader des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun, s’est confié sans tabous lors d’une émission à Vision4 Tv.

Décryptage. Le 3 janvier, l’émission aurait pu s’appeler déballage. L’invité d’Ernest Obama ne s’étant défini qu’une seule limite : les bouts de phrases prononcées par le président Paul Biya et la première dame lors de la soirée de gala au palais de l’Unité après la prestation de serment du 6 novembre 2018, au terme de l’élection présidentielle du 7 octobre de la même année. En religion, on aurait parlé de nouvelle naissance, et, à la veille de cruciales élections municipales et législatives pour les nombreux alliés du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), la sortie de Jean de Dieu Momo revêt les attributs d’une opération de charme.

Verbatim

« Avant je n’attendais pas la fin du mois, maintenant je suis obligé d’attendre le 25 pour percevoir mon salaire qui s’élève à un peu plus de 900 000 F (…) Je dispose aussi d’une caisse de souveraineté de 10 millions de F par trimestre pour gérer les imprévus », salue Jean de Dieu Momo pour signifier son changement de statut depuis sa nomination, à la faveur du remaniement ministériel du 4 janvier 2019, au prestigieux poste de ministre délégué auprès du ministre de la Justice. Une nomination en guise de récompense consécutive au soutien de la candidature de Paul Biya à la présidentielle du 7 octobre 2018.

Apôtre des mathématiques électorales, Jean de Dieu Momo a battu campagne en faveur du candidat du RDPC dans le chaudron de Douala, aux côtés de Laurent Esso. La suite de l’épopée victorieuse est une histoire dorée. « En séjour en République démocratique du Congo, pour superviser l’élection présidentielle. Je suis joint au téléphone par le ministre, directeur du cabinet civil de la présidence de la République qui me demande d’envoyer mon Cv. Ce que je fis. Ensuite, je reviens au Cameroun le 2 janvier 2019. A peine arrivé, on me demanda de venir à Yaoundé pour rencontrer le ministre Secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh. Il me reçut, me faisant savoir que le président de la République a décidé de me remercier, mais la nature du remerciement lui était inconnue », narre le président des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (PADDEC), qui vit pratiquement un conte de fée.

Un parcours atypique

Yaoundé le 4 janvier 2019. « J’étais déjà à Afrique Média pour préparer une émission. J’ai quitté le studio à la suite de la nomination d’un premier ministre au journal parlé de 17 H. Au carrefour Tsinga, dans l’attente d’un taxi, j’ai suivi la lecture de mon nom parmi les ministres depuis un point de vente de boissons. Aussitôt, j’ai emprunté un taxi pour rejoindre mon hôtel à Mendong », relate le ministre délégué auprès du ministre de la Justice.

Si les textes saints prétendent que c’est en entendant la voix de Jésus que Saul de Tarse, l’ancien pharisien persécuteur des premiers chrétiens, en route pour Damas est devenu Paul, c’est en soutenant la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 au sein de la coalition baptisée « G20 », que Jean de Dieu Momo est passé d’opposant à ministre délégué auprès du ministre de la Justice. Cette nomination inaugura une ère nouvelle dans les relations entre les deux hommes politiques. Pourfendeur de la première heure du président Paul Biya, Jean de Dieu Momo le challenge à l’élection présidentielle de 2011, au terme de laquelle il arrive 8e avec 23 791 voix soit 0,4918%. Comme divinement averti, il opte 7 ans plus tard pour le soutien de la candidature de Paul Biya. Un choix victorieux qui lui vaut plusieurs privilèges, qu’il partage avec les Camerounais de tous bords.

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