Parlement camerounais : les enjeux de la session de novembre 2019

Traditionnellement consacrée à l’examen du budget de l’État, la session ouverte le 12 novembre 2019 tablera inévitablement sur des projets de lois d’application des résolutions du grand dialogue national.

Pour la dernière session ordinaire de l’année 2019, dernière session de la mandature de la chambre basse, les parlementaires ont du grain à moudre. Outre l’examen du budget de l’État pour l’exercice 2020, nombre d’indices annoncent l’examen de textes de lois. Les travaux du grand dialogue national ont donné lieu à des résolutions fortes qui, pour certaines, appellent un passage par la représentation nationale avant implémentation.

« Je puis vous assurer que toutes feront l’objet d’un examen attentif et diligent dans la perspective de leur mise en œuvre, en tenant compte de leur opportunité et leur faisabilité, mais aussi des capacités de notre pays », rassurait le chef de l’État au sujet des résolutions soumises à sa finesse au soir de la grand messe organisée à Yaoundé du 30 septembre au 4 octobre 2019.

Le budget de l’exercice 2020

Les bons points enregistrés dans le cadre de l’opération d’assainissement du fichier solde de l’Etat mise en œuvre par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, éclaircissent l’horizon des prévisions budgétaires pour l’année à venir. L’année 2020 pour laquelle d’importantes échéances électorales sont programmées, est aussi décisive pour l’irréversible processus de décentralisation, et la préparation de la coupe d’Afrique des nations (CAN 2021).

La réforme du code électoral

Les consultations récemment menées par Élections Cameroon (Elecam), laissent croire à une probable réforme du code électoral. Le texte toiletté prévoirait des élections présidentielles à deux tours aux suffrages universels, et un mandat de 5 ans renouvelable une fois pour le président de la République. Le pays de Paul Biya s’adapterait ainsi aux évolutions démocratiques à l’échelle mondiale.

Autre réforme pressentie, l’encadrement des élections dans les régions à régime spécial.

L’institution d’un poste de vice-président

De toutes les changements attendus, figureraient en bonne place ceux pouvant influencer l’alternance au pouvoir. La révision de la Constitution subodorée devrait instituer le poste de vice-président de la République. Cette mutation validée, le titulaire de ce poste serait élu en même temps que le président de la République selon un modèle de liste proche du système américain. L’adaptation de ce modèle américain au Cameroun s’établirait autour d’une condition. Si le candidat à la présidence est originaire de la partie francophone du pays, son colistier, vice-président, devrait être originaire de l’une des régions anglophones, et vice-versa.

Le vent de réforme de la Constitution toucherait la vacance du pouvoir. Dans ce cas, le vice-président devra assurer l’intérim du pouvoir présidentiel et non plus le président du Sénat. Dans cette perspective, un ressortissant des régions anglophones exercerait le pouvoir présidentiel.

Paul Biya offre des institutions forte au Cameroun

« Je voudrais qu’on retienne de moi l’image de l’homme qui a apporté la démocratie et la prospérité », confiait Paul Biya à Yves Mourousi de radio Monte-Carlo le 21 juillet 1990. Si elles sont proposées et adoptées, ces révisions de la Constitution camerounaise satisferaient l’ensemble de la classe politique. Consacrant la modernité et l’arrimage du Cameroun aux modèles universels, elles permettraient d’apaiser les cœurs et taire les revendications des uns et des autres, pour leur permettre de s’unir autour des idéaux de paix et construction d’une nation unie, prospère et indivisible.

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Christophe Mercier


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