mai 2020 – Meyomessala International

AvatarManfred Essome31 mai 2020
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La namibienne Emma Theophilus a été nommée vice-ministre des technologies de l’information et de la communication dans son pays. Fait inédit ; Elle est âgée de 23 ans seulement. Du jamais vu en Afrique.

Elle devient donc la plus jeune ministre du continent devant Yacine Oualid, 26 ans, le plus jeune ministre du gouvernement algérien. Il a été nommé ministre délégué aux startups dans le gouvernement algérien. Emma est titulaire d’un Bachelor en Droit (avec distinction) de l’université de Namibie et d’un diplôme en féminisme africain et études de genre de l’université d’Afrique du Sud.

Emma Theophilus a également été nommée membre de l’Assemblée nationale, parmi les huit membres que le président namibien Hage Geingob est autorisé à nommer. En plus d’être la plus jeune ministre d’Afrique, Emma Theophilus devient aussi la plus jeune députée de la Namibie. Sur la toile, le fait enflamme les débats. Pour certains, il aurait été plus intéressant qu’Emma Theophilus fût d’une famille modeste tandis que pour d’autres, il est question de méritocratie car son parcours académique et son expertise le démontrent à suffisance. De quoi convenir avec l’artiste musicien Longuè Longuè pour qui : « Il ne faut jamais avoir honte d’imiter le bon exemple ».

La nouvelle ministre était employée au ministère de la justice ou elle s’occupait de la rédaction des rapports des droits de l’homme. Certains analystes politiques estiment que la jeune dame pourrait être au premier plan du Ministère de la Jeunesse. Theophilus estime ne pas être une femme spéciale, mais accepte toutefois le défi. Face à la veille classe politique qui la qualifie d’inexpérimentée, à ce portefeuille, elle reste positive et dit être ouverte à toutes les opportunités. Emma Theophilus doit conforter le choix du Président namibien, et gérer les dossiers sensibles qui incombent à l’information et aux technologies.


Anicet MbongAnicet Mbong31 mai 2020
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A l’aune des statistiques sur l’évolution de la pandémie, le secrétaire général de l’Organisation des nations unies décrypte la surprenante résistance du continent.

Le 20 mai dernier, en visite à Bamako, le secrétaire général (SG) de l’ONU, Antonio Guterres a accordé une interview au correspondant de RFI évoquant, entre autres sujets, la crise sanitaire de COVID-19. Une pandémie qui fait des ravages partout, mettant les systèmes de santé à rude épreuve et provoquant d’inédits frémissements économiques. Alors que de nombreux experts, que l’on se préserve de qualifier d’oiseaux de malheur sur le continent, avaient prédit que le ciel leur tomberait sur la tête avec des centaines de milliers, voire des millions de morts, les pays africains sont aujourd’hui les moins touchés par les ravages du COVID-19. Au micro de RFI, Antonio Guterres a livré quelques pistes d’explication de la surprenante résistance de l’Afrique à la pandémie.

Décryptage du SG de l’ONU

Aux quelques bribes de réponse avancées jusque-là par des experts sur la résilience du continent face au COVID-19, le SG de l’ONU ajoute une couche : « face aux prévisions qu’on avait faites au commencement de la crise, le coronavirus a progressé d’une façon bien plus lente ». Son argumentaire révèle que « cette lenteur est largement due au fait que la plupart des gouvernements et des sociétés africaines ont pris à temps des mesures très courageuses de prévention qui sont d’ailleurs une leçon pour quelques pays développés qui ne l’ont pas fait ». Si le continent africain est moins touché que les autres, cela ne veut pour autant pas dire qu’il est épargné par la crise, loin de là.

Un récent point de l’Union africaine sur l’évolution de la pandémie faisait état de 107412 cas confirmés pour 42626 guérisons contre 3246 décès. Antonio Guterres insiste alors sur la nécessaire globalisation d’un futur vaccin contre le COVID-19. « J’ai dit, dès le premier moment, qu’il faut qu’un vaccin soit un bien public global. Cela veut dire que, quel que soit l’endroit où un vaccin sera découvert, naturellement les coûts devront être couverts par la communauté internationale, mais il faut que les permis de production soient immédiatement ouverts à n’importe quelle entreprise, n’importe quelle usine dans le monde, pour que le vaccin puisse être disponible partout et à un prix absolument raisonnable. La question de l’accès universel à un vaccin, c’est une question clé de mon point de vue. Il faut à tout prix éviter un mécanisme où le vaccin soit un produit commercial, où le pouvoir de l’argent définit l’accès à quelque chose qui doit être considéré comme un bien public global. (…) Si la production est une exclusivité de celui qui a inventé le vaccin et se fait à un prix défini pour des raisons commerciales, ça devient une injustice profonde, ça veut dire que seulement les riches, et les riches des pays riches, auront accès au vaccin. Ça, c’est absolument intolérable du point de vue moral et du point de vue politique », explique-t-il.

Au plan économique, Antonio Guterres est revenu sur la suspension des paiements sur le service de la dette des pays les plus pauvres accordée mi-avril par plusieurs créanciers publics, dont le G20. « Je crois que cette suspension n’est pas suffisante. Je crois que tous les pays en développement qui ont des problèmes d’accès aux marchés financiers, qui ne peuvent pas correspondre au service de la dette doivent avoir une suspension de ces paiements. En même temps, il nous faut préparer un allégement ciblé de la dette face à des situations qui n’auront pas de solution, et une approche plus globale, plus structurelle, parce qu’il nous faut à tout prix éviter qu’il y ait dans le futur une série de faillites qui puisse engendrer une dépression à l’échelle globale », avisait-il.


AvatarArmand Raoul30 mai 2020
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Le 28 mai 2020, la Chambre d’appel a décidé de révoquer une partie des conditions de mise en liberté imposées à ces deux hommes politiques ivoiriens toujours en attente de leur procès en appel pour crimes contre l’humanité.

La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu jeudi en fin d’après-midi, une décision qui leur permet de pouvoir quitter leur ville de résidence, Bruxelles pour Laurent Gbagbo et La Haye pour Charles Blé Goudé, sans plus avoir à remettre au greffe toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport. Ils ne devront plus se présenter chaque semaine auprès des autorités de l’Etat d’accueil ou auprès du greffe. Ils peuvent donc désormais voyager voire même déménager dans un autre pays presque librement. Presque parce que quelques conditions persistent en attendant le procès en appel.
D’abord, il faudra que l’Etat dans lequel ils pourraient souhaiter se rendre compte parmi les Etats membres de la Cour, c’est aujourd’hui 123 pays parmi lesquels la Côte d’Ivoire. Par cette décision, la CPI conserve une forme de contrôle judiciaire sur les deux Ivoiriens puisque les 123 Etats parties ont l’obligation de coopérer et donc d’exécuter toute ordonnance qu’elle pourrait encore prendre tant que le dossier n’est pas définitivement clos. La seconde condition est qu’ils ne pourront pas prendre la décision de partir sans en avoir au préalable informé le greffe de la Cour qui devra s’assurer que l’Etat demandé accepte de les accueillir, le même greffe devra aussi leur remettre leurs passeports qui avaient été saisi lors de leur arrestation fin 2011 pour Laurent Gbagbo et en 2014 pour Charles Blé Goudé. Des passeports qui seraient d’ailleurs plus valables, aujourd’hui, mais la remise de leurs papiers fait partie de la décision prise par les juges.


Autre condition, et pas des moindres. Ils ne peuvent pas s’exprimer publiquement au sujet de l’affaire qui est toujours en cours devant la CPI, et ils devront surtout se présenter à toute convocation des juges et notamment aux audiences de la procédure d’appel. Pour rappel en janvier 2019 Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été acquittés des crimes contre l’humanité dont ils étaient accusés pour les violences de l’hiver 2010-2011, et Fatou Bensouda, la procureure, avait fait appel de cette acquittement.

La procédure d’appel

Initialement prévues en mai, les audiences ont été reportées en raison de la pandémie du COVID-19. Un nouveau calendrier prévoit des audiences du 10 au 12 juin. Un agenda qui toutefois reste à confirmer, car les juges ne savent pas comment conduire le débat, si cela doit se dérouler dans la salle d’audience comme d’habitude ou par vidéo en raison de la pandémie.
Suite à ces audiences, les juges commenceront un délibéré qui pourrait encore durer plusieurs mois et c’est ce qui explique aussi les raisons pour lesquelles les juges ont pris la décision de lever une partie des mesures imposées. Après plusieurs mois d’hésitation Fatou Bensouda propose aux juges deux solutions : soit d’annuler l’acquittement et de refaire le procès, soit que les juges prononcent un non-lieu à la place de l’acquittement. Ce n’est pas qu’un détail judiciaire puisque si c’est un acquittement qui est finalement décidé, le dossier sera définitivement fermé. Si c’est un non-lieu qui est finalement décidé Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pourront être poursuivis pour les mêmes faits n’importe où dans le monde.

Ils peuvent rentrer en Côte d’Ivoire

Pour leurs partisans, les deux hommes sont présentés comme pièces manquantes du puzzle d’une véritable réconciliation à la veille d’une élection présidentielle très attendue. Pour le camp du pouvoir, la justice ivoirienne fera son travail et rien que son travail. La justice ivoirienne attend de pied ferme les deux hommes politiques pour deux affaires dans lesquelles ils ont chacun été condamnés par contumace à vingt ans de prison. Celle dite du « braquage de la Banque BCEAO » pour Laurent Gbagbo, et une condamnation pour actes de torture, homicides volontaires et viol pour Charles Blé Goudé.


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Sur hautes instructions du président de la République, le premier ministre a reçu l’archevêque métropolitain de Douala le 26 mai 2020. Principal sujet sur la table des discussions,  l’accompagnement du gouvernement pour la conformité effective de son traitement pour guérir du Covid-19.

Instituée par le Chef de l’État lui même, la rencontre officielle entre Joseph Dion Ngute et Monseigneur Samuel Kleda n’est pas des moindres. C’est un effort de plus mené par le gouvernement camerounais en guise de réponse musclée face à la pandémie du Covid-19 qui a mis plusieurs géants à genoux. L’entrevue s’est déroulée sans fantaisie, le chef du gouvernement est allé droit au but compte tenu de l’urgence d’avoir enfin une réponse définitive pour sauver les camerounais de ce monstre minuscule. « Le Premier ministre m’a invité à venir le rencontrer pour lui présenter ce que je fais au niveau du traitement que j’ai mis sur pied contre le Corona virus pour voir comment je travaille jusqu’à présent et comment on pourrait mieux organiser les choses afin que le produit atteigne le plus grand nombre », explique l’archevêque métropolitain de Douala à sa sortie en fin de matinée du 26 mai 2020, de l’Immeuble étoile. Mgr Samuel Kleda a depuis l’arrivée de la pandémie du Covid-19 au Cameroun, a vite fait de mettre sur pied une décoction faite d’un mélange de plantes du terroir pour guérir de ce fléau. Cette rencontre avec le premier ministre est un grand bol d’air pour  l’archevêque qui en ressort heureux et honoré. « Je salue cette attention, parce que c’est au nom du chef de l’État qui est très attentif à ce problème, qu’il m’a reçu », a-t-il poursuivi devant les journalistes.

Son traitement a montré son efficacité mais nécessite des recherches plus poussées pour qu’il ambitionne de faire partir du protocole officiel de prise en charge des personnes atteintes du Covid-19. L’archevêque de Douala est engagé à soumettre son produit  à tout essai clinique pour s’assurer de sa qualité. « Ce que nous cherchons maintenant, c’est pouvoir aller plus loin dans ce travail, c’est à-dire que le traitement soit étudié pour déterminer sa toxicité et ainsi le vulgariser ». Et la bonne nouvelle est annoncée de la bouche même de Mgr Samuel Kleda « le Premier ministre, au nom du chef de l’Etat, a dit qu’ils sont prêts à m’accompagner ».

Depuis lors, le traitement composé par Mgr Samuel Kleda a fait ses preuves. Le nombre de malades guéris s’élève à environ 1 500. « Il s’agit des personnes qui présentaient les symptômes du coronavirus. Et après le traitement, les symptômes ont disparu. Je dirais donc en médecine traditionnelle que ces personnes sont guéries », a-t-il précisé. En ce qui concerne l’administration du remède, l’archevêque de Douala explique qu’il s’agit de plantes traditionnelles ayant un effet curatif. Seuls les patients testés positifs au Corona virus sont soumis à ce traitement. Mgr Kleda rassure qu’en cas de besoin, son médicament peut être mis à  disponibilité à grande échelle, avec bien sûr l’appui du gouvernement.  « Nous sommes à mesure de ravitailler tout le Cameroun si l’on met les moyens en place. Quand j’ai commencé à traiter les gens, c’était vers le mois de mars, nous n’avions que quelques cas. Aujourd’hui, la situation devient un peu dramatique. S’il faut prendre toutes ces personnes, il faut mettre les moyens conséquents en place ».

Le médicament mis sur pied par le  prélat fait retentir dans les cœurs des camerounais, le son de l’espoir d’une solution « made in Cameroon » face à cette pandémie du Covid-19. La rencontre instituée par le président de la République, entre Joseph Dion Ngute et Mgr Kleda vient ainsi prouver la volonté manifeste de Paul Biya, qui a lui-même encouragé les efforts internes, en vue de vaincre définitivement le Corona virus au Cameroun.


AvatarFrederick Emell29 mai 2020
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Pour le nouveau maire de Vinzieux, en Ardèche, élu à la veille de son 19e anniversaire alors qu’il vivait encore chez sa mère, c’est la motivation qui passe avant l’âge pour savoir si on est capable d’endosser des responsabilités. Il vaut mieux un maire jeune qui soit motivé et qui ait envie d’apprendre qu’un maire plus vieux sans motivation.

Pour le moment, et depuis le 23 mai 2020, le plus jeune maire de France, Hugo Biolley, 19 ans, est plein d’idées, motivé et étudiant à Sciences po Grenoble. Décidément, Pierre Corneille vit juste en affirmant qu’ « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années ». Pour ses premiers pas, l’édile de Vinzieux, village de 450 habitants sans école ni commerce, veut recréer un lien social. « Je ne sais pas vraiment d’où vient cet attrait pour la vie publique, ce n’était pas, au départ, très présent dans la famille, même si ma mère (Delphine Salles-Biolley NDLR) est conseillère municipale »,  souligne le jeune homme politique. Sur les traces de sa mère, Hugo Biolley a courageusement choisi de s’engager pour faire évoluer son petit village, avec l’aide de ses proches et des élus, comme Armand Vallet son prédécesseur.

« Ça ne me fait pas peur »

Tout a commencé en juin 2019. C’est depuis ce temps que le jeune homme travaille sur sa candidature et la constitution de sa liste, qui s’est révélée être la seule sur la commune. Pour son programme, avant la crise sanitaire de COVID-19, il précisait : «  il y aura deux choses à mener de front. La gestion courante, des routes, l’installation de la fibre, le PLUIH à finaliser, les contentieux à régler. Et il y a ce qui peut faire le plus, faire vivre le village en valorisant son patrimoine et la culture car Vinzieux n’est pas une commune de passage ». Pour faire émerger toutes les idées de son équipe mais aussi des Vinzaires, il a organisé une réunion publique à la fin du mois de novembre 2019.

Parmi les onze conseillers municipaux élus dès le 15 mars dernier, Hugo Biolley doit désormais composer entre ses études et la vie de premier édile mais il y voit deux tâches « complémentaires » et compte pouvoir aménager son cursus. « J’aimerais que les gens puissent se dire dans six ans : « le village a changé, il se passe beaucoup plus de choses qu’avant. Le village est beaucoup plus vivant ». En raison de la flambée de la crise sanitaire de COVID-19, il a mis son programme en veilleuse. Sa priorité dans les prochains jours : distribuer des masques aux habitants. « Ma priorité dans les prochains jours sera de gérer la distribution des masques fournis par l’agglomération d’Annonay. Il y en a deux par personne et comme c’est un petit village, nous allons les distribuer directement dans les boîtes aux lettres », précise le maire.

Se projetant dans le déconfinement, il prévoit s’attaquer aux sujets de fond : « comment redynamiser notre petit village, favoriser les animations ou les concerts ? » Hugo Biolley entend créer deux outils, un site internet et une page Facebook pour faire connaître Vinzieux et informer les habitants sur les mutations à venir de coin d’Ardèche.

Pour ses premiers pas de maire, l’écharpe tricolore de la veille, symbole de grandes responsabilités, a le lendemain, servi de cerise sur le gâteau d’anniversaire de Hugo Biolley.


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Prévues pour 2021, les élections pour la présidence de la CAF ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours.

Alors que l’actuel président, Ahmad, a indiqué ne pas avoir encore décidé s’il va briguer un nouveau mandat, la guerre des coulisses a déjà commencé pour les prétendants à la succession d’Ahmad Ahmad à la tête de la CAF. Le Malgache a été élu le jeudi 16 mars 2017 à Addis-Abeba, président de la Confédération africaine de football (CAF) lors d’une élection qui l’opposait au Camerounais Issa Hayatou, qui dirigeait l’organisation depuis 1988.  Il a battu Issa Hayatou par 34 voix contre 20. Le président de la CAF est élu pour un mandat de 4 ans. Donc l’élection aura lieu l’année prochaine. Aucune candidature n’a encore été enregistrée.

Qui sera le successeur d’Ahmad Ahmad?

En effet, Ahmad Ahmad envisage de briguer un second mandat sans se soucier des accusations scandaleuses et se carrer dans son trône africain qu’il conserve depuis le 16 mars 2017. Et pourtant, la FIFA a accusé sa gestion de mauvaise, imprégnée de corruption. Ces accusations seront profitables aux traditionnels candidats à la présidence, en l’occurrence les marocains Faouzi Lekjaa et l’Egyptien Hani Abou Rida. Les autres prétendants Constant Omari et Augustin Senghor représentant les fédérations des pays respectifs, le Congo et le Sénégal, ont montré leur intention.

Selon certaines sources, l’Egyptien Hani Abo Rida, le Tunisien Tarek Bouchamaoui et le Marocain Fouzi Lekjaa, sont les principaux favoris à la course à la présidence de la CAF en 2021. Ces trois ténors du football africain auraient d’ailleurs déjà commencé la bataille de la campagne électorale, et ce dans les coulisses, où tout se joue dans le football africain. Outre les favoris nord-africains, d’autres responsables du foot africain peuvent prétendre à la présidence de la CAF. Nos confrères estiment que des profils comme le Nigérian Amadjou Penek, le Sénégalais Augustin Senghor ou encore le représentant de la République démocratique du Congo, Constant Omari, ont toutes leurs chances de briguer le trône du football africain.

Le retrait de la CAN 2019 au Cameroun en travers de la gorge?

Les 22 membres du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) sont longtemps restés enfermés dans l’une des salles de l’hôtel Kempiski d’Accra, en marge de la Coupe d’Afrique des nations féminine. Près de dix heures de réunion, pendant lesquelles de nombreux dossiers ont été abordés. Dont celui, au centre de toutes les attentions, de l’organisation de la CAN 2019, confiée en 2014 au Cameroun. La veille de la décision, les membres du comité exécutif avait eu accès au rapport des différentes missions d’inspection effectuées ces derniers mois au Cameroun. Et le bilan présenté par la commission d’organisation de la CAN pointait déjà du doigt de nombreux retards, avec un premier avis très défavorable pour les Camerounais. Selon plusieurs participants à cette réunion, l’ensemble du comité exécutif s’est unanimement rangé derrière les conclusions de cette commission.

Le malgache au cœur d’un scandale financier

Le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad, subit des pressions croissantes alors que la Fifa enquête sur les allégations portées contre lui.

Par ailleurs, une enquête de la BBC révélait en juillet 2019 que M. Ahmad a reçu deux séries de remboursements de frais, prétendant être dans deux pays différents, pour la même période de neuf jours pendant la Coupe du monde 2018. Selon des documents, le vice-président de la Fifa a réclamé à deux reprises des paiements à la Caf, l’organisme dirigeant du football africain, pour des travaux effectués entre le 23 juin et le 1er juillet 2018.

Tout d’abord, les documents indiquent qu’il a signé des fiches de remboursements d’indemnités journalières qui indiquaient qu’il était en Égypte à ces dates avant d’ajouter plus tard sa signature à un document affirmant qu’il était en Russie à la même époque. En tant que vice-président de l’instance dirigeante mondiale du football, M. Ahmad aurait dû recevoir de la FIFA son indemnité journalière de Coupe du monde de 450 dollars, puisqu’elle organisait le tournoi, ce qui signifie qu’il a peut-être reçu trois séries de paiements pour la période de neuf jours en question.

En juin 2019, la Fifa et Caf ont annoncé que la première instance installerait son secrétaire général pour superviser la réforme administrative de la gouvernance de l’instance dirigeante du football africain à partir du 1er août. La décision de nommer la sénégalaise Fatma Samoura comme déléguée générale à la CAF est sans précédent dans les 115 ans d’histoire de la FIFA, qui n’a jamais eu recours à ce procédé auparavant pour aider à guider l’administration d’une confédération.


AvatarArmand Durvet27 mai 2020
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La célébration de la journée mondiale de l’Afrique le 25 Mai 2020, a été l’occasion de se poser des questions pertinentes. Parmi celles-là se situent l’avenir du continent sous le prisme de l’Union Africaine.

Succédant à l’OUA, l’Union africaine a l’ambition de raviver et de consolider le projet d’intégration politique et économique planifié en 1963. Dans cette optique, l’Acte constitutif de la nouvelle organisation, défini dans la Déclaration de Syrte (Libye) du 9 septembre 1999, a posé des objectifs et des limites institutionnelles outrepassant l’approche diplomatique de l’OUA. Les changements concernent en particulier les organes : par exemple, une Commission est chargée de la dynamique de l’unité ; la création d’un Conseil de paix et de sécurité traduit l’intention de supprimer les guerres et d’avoir des instruments pour maintenir la paix et promouvoir une politique de défense commune. Cependant, la rupture annoncée avec les turpitudes de l’OUA se heurte aux réalités d’une Afrique encore dépendante du principe de souveraineté étatique contrôlée. L’Afrique est confrontée à des difficultés, notamment financières, ce qui l’oblige à retarder la mise en œuvre de politiques communes.

L’UA qui fait face aux conflits

Plus de 57 ans après sa naissance au forceps avec, dès le premier jour, un incident diplomatique entre l’Ethiopie et la Somalie, l’Union Africaine devrait tirer les leçons de la désunion de ses Etats membres pour un panafricanisme pragmatique et scientifique. Le principe de l’inviolabilité des frontières héritées de la colonisation qui constitue le point nodal de ce regroupement d’Etats, en dépit de la scission entre l’Ethiopie et l’Erythrée en 1993, de la division du Soudan, autrefois le plus grand pays d’Afrique, en deux entités depuis 2011, est factice sans la prise en charge sérieuse, au sein des Etats, de la question des diversités.

Or, les politiques publiques construites depuis les indépendances par l’Etat post-colonial sur la base d’une langue dite nationale, qui n’est en général que la langue de l’ethnie centrale, ou celle du président fondateur, ont conduit à des guerres civiles et des désastres, du Rwanda au Sahel.

Du dessin économique

Les espaces économiques crées réconcilient le présent avec les mémoires culturelles et historiques. Le zébu pourrait brouter du lac Tchad à l’Atlantique et l’homme bleu conduire sa caravane de Tlemcen à Tombouctou. Ceci pour la culture, l’histoire et l’identité retrouvées dans un magma de créativité, dans une harmonisation de la règle du droit, dans un marché du travail unique, un ciel unique et un puissant marché financier capable de lever des milliards d’Afro, d’Eco ou d’équivalents dollars. Un nouveau contrat social se nouerait ainsi entre le citoyen et l’Etat fédéral africain. Les jeunes africains n’auront plus le choix terrible de la traversée du désert et de la Méditerranée pour avoir droit à un avenir.

A l’exemple des USA, simples exportateurs du tabac et du coton au 19 ème siècle, le meilleur levier pour la transformation des matières premières africaines, base de l’industrialisation, est le marché intérieur qu’il reste à dynamiser par des infrastructures ferroviaires, portuaires, routières, aéroportuaires et par la fibre optique et les infrastructures de télécommunication.

Les huit derniers dossiers de l’UA

Le 33e sommet des chefs d’État de l’Union africaine s’est déroulé mardi 11 février 2020. Libre-échange, autonomie financière, lutte contre le terrorisme, crise en Libye, imbroglio bissau-guinéen, Sahara occidental. Minuit est passé depuis quelques minutes à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine. Un ministre des Affaires étrangères, sur le pont depuis le 6 février, nous alerte : « On reprend les débats dans quelques minutes ». Soupir. Les heures défilent. Les portes de la salle Mandela se referment sur les chefs d’État et chefs de délégation. Le huis clos reprend et la nuit continue. Il est désormais deux heures du matin. Quelques gardes ont pris leur pause, nous laissant jeter un œil sur les débats qui se poursuivent. Puis, les portes se referment une nouvelle fois. Notre ministre, lui, a quitté l’UA depuis une demi-heure, agacé par ces méthodes de travail. La plupart des chefs d’État l’ont devancé depuis longtemps.

Le sommet des chefs d’État de l’UA ne se sera donc achevé que mardi 11 janvier, peu avant quatre heures du matin. On y aura parlé de libre-échange, de financement de l’UA ou encore de lutte contre le terrorisme.  Réunies à huis clos, les délégations se sont longuement interrogées sur l’opportunité d’envoyer des troupes au Sahel sous la bannière de l’UA. Néanmoins, aucune décision formelle n’a encore été prise et le débat devrait se poursuivre lors d’un prochain sommet en mai, en Afrique du Sud.

Invité à ce sommet de l’UA, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait multiplié les déclarations sur la problématique sahélienne. « Le maintien de la paix dans sa forme traditionnelle ne suffit sûrement pas, en particulier là où il n’y a pas de paix à maintenir, comme nous le voyons au Sahel », a-t-il ainsi déclaré, faisant allusion à la mission de l’ONU au Mali. Le secrétaire général de l’ONU a plaidé pour l’octroi d’un mandat (sous le chapitre 7 de la charte de l’ONU, autorisant le recours à la force et juridiquement contraignant) et d’un financement onusien au G5 Sahel.

Le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, avait quant à lui tapé du poing sur la table, regrettant un « manque de solidarité » des Africains vis-à-vis du G5. Si le commissaire Paix et sécurité de l’UA Smaïl Chergui a annoncé un nouvel apport de dix millions de dollars au Fonds pour la paix de la part d’États membres de l’UA, ce fonds n’atteint aujourd’hui que la somme de 164 millions de dollars. À l’instar des chefs d’État sahéliens, le secrétaire général de l’ONU a lié les questions libyenne et sahélienne, tout comme l’Algérien Smaïl Chergui. « La destruction de la Libye du fait de l’intervention de 2011 a ouvert la porte aux trafics dans le Sahel et jusqu’au lac Tchad », a rappelé ce dernier.

Mais le dossier libyen n’a pas connu d’avancées majeures, malgré une réunion du Conseil de paix et de sécurité qui lui a été largement consacré, en présence, notamment, de la délégation libyenne et des présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et congolais Denis Sassou Nguesso (président du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye).


AvatarFrederick Emell27 mai 2020
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C’est sans surprise que ce candidat du parti au pouvoir a été élu dimanche 24 mai 2020. Évariste Ndayishimiye accède donc à la magistrature suprême après avoir été pendant quinze ans dans l’ombre du président sortant Pierre Nkurunziza.

Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique en 2006, puis tour à tour chef de cabinet militaire et civil du président, Évariste Ndayishimiye est un pilier du système au pouvoir depuis quinze ans. Ce fervent catholique, originaire de la région de Gitega est un fidèle de Pierre Nkurunziza. À la fin des années 1990, les deux hommes gravissent un à un les échelons de la rébellion qu’Évariste Ndayishimiye avait rejoint après avoir échappé en 1995 à un massacre d’étudiants.

Évariste Ndayishimiye venait d’entrer à l’université du Burundi lorsque la guerre civile éclata en 1993. Il était en deuxième année de droit quand fut perpétré le massacre de dizaines d’étudiants hutus par des extrémistes tutsis en 1995, un épisode dont il réchappa par miracle et qui le convainquit de prendre les armes.

Ce dernier devient l’un des principaux chefs militaires de la rébellion. À ce titre, il participe en 2003 à la signature de l’accord de cessez-le-feu qui met fin à la guerre civile. À partir de là, l’ascension du général Ndayishimiye se fait dans l’ombre de Pierre Nkurunziza. En 2016, il devient secrétaire général du CNDD-FDD et quitte l’armée pour pouvoir prétendre à la magistrature suprême. Le 26 janvier 2020, il est intronisé comme candidat du parti au pouvoir.

Toutefois, Pierre Nkurunziza préférait pourtant la candidature du président de l’Assemblée nationale Pascal Nyabenda, mais il finit par céder sous la pression d’un petit groupe de généraux qui ne voulaient pas d’un civil à la tête de l’État. La question est maintenant de savoir si Évariste Ndayishimiye parviendra à s’émanciper de ces généraux et de son prédécesseur et à réconcilier un pays en crise depuis cinq ans.

Nkurunziza salue la victoire de son dauphin

Satisfait de la victoire d’Évariste Ndayishimiye à la présidentielle du 20 mai dernier, Pierre Nkurunziza ne s’est pas empêché de féliciter ce dernier qui devrait prêter serment en août prochain pour un mandat de sept ans. Il a suffi d’un seul tweet pour que le président burundais exprime le sentiment qu’il éprouve du fait du sacre de son dauphin. « Je félicite chaleureusement le président élu le général major Évariste Ndayishimiye pour sa large victoire qui confirme que la grande majorité de Burundais adhèrent aux projets et aux valeurs qu’il incarne. Nous sommes des témoins privilégiés de l’Histoire », peut-on lire sur la page Twitter de Pierre Nkurunziza.

Large victoire, oui, à en croire les résultats rendus publics par la commission électorale. D’après l’institution, Évariste Ndayishimiye a obtenu 68,72 % des voix contre 24,19 % pour Agathon Rwasa, candidat du parti d’opposition, le Conseil national pour la liberté (CNL). Évariste Ndayishimiye pourrait ainsi prêter serment en août prochain et devenir le 12è président du petit État d’Afrique centrale.

Quelle marge de manœuvre pour le nouveau Chef d’Etat

Pourtant, plusieurs témoins l’ayant côtoyé à l’époque de la guérilla et interrogés par l’Initiative brossent le portrait de quelqu’un de simple, proche du peuple, plutôt tolérant, peu corrompu et ne s’inscrivant pas dans les schémas ethniques, mais aussi d’une personnalité manquant de caractère et plus encline à suivre un chef qu’à diriger.

« C’est un homme plutôt ouvert, d’abord facile, qui aime blaguer et rire avec ses amis », mais aussi plutôt colérique, s’emporte très facilement au risque de s’enflammer », confirme un de ses amis en anonymat.

« Il a une réputation d’ouverture et d’honnêteté contrairement aux autres généraux », décrypte un diplomate fin connaisseur des arcanes du pouvoir burundais. « C’était le meilleur choix, mais il aura fort à faire pour impulser le changement et l’ouverture à l’opposition dans un parti dominé par un courant extrémiste et sectaire. »

Comme le président sortant, un évangélique « Born again », Évariste Ndayishimiye est un fervent croyant et pratiquant, mais de confession catholique. Cela pourrait aider le pouvoir à renouer avec l’Église catholique, qui n’a pas mâché ses mots à l’égard de la dérive observée depuis 2015. Son profil plutôt modéré pourrait aussi lui valoir une certaine bienveillance de la communauté internationale et l’aider à briser un peu l’isolement du pays. D’abord critique à l’égard de la Belgique, l’ancien colonisateur, et de l’Union européenne, il s’est montré plus conciliant ces derniers temps. Il « a lancé des signaux d’ouverture à la communauté internationale, et elle est prête à le reconnaître et à renouer avec lui », explique un autre diplomate.

Redresser une économie fragilisée

Le Burundi est d’ailleurs toujours sous le coup de sanctions de ses principaux bailleurs de fonds (UE, Belgique, Allemagne…). Ce changement à la tête de l’État pourrait changer la donne alors que depuis cinq ans, et le troisième mandat du président sortant, le Burundi a vu son économie s’effondrer et le taux de pauvreté exploser. La dépréciation du franc burundais, la pénurie de produits importés sont les conséquences de l’isolement du régime.

Les retombées économiques de la crise sanitaire de Covid-19, même si le pays n’a pour l’instant officiellement recensé que 27 cas (1 décès) de coronavirus et n’a adopté aucune des mesures de confinement prises par ses voisins, pourraient de plus annihiler la timide embellie constatée ces derniers mois.

« Sur le plan économique, le Burundi n’est pas encore sorti de la crise de 2015, car presque tous les indicateurs sont encore au rouge, même si une petite reprise semblait s’amorcer », déclare à Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, une des principales organisations burundaises de lutte contre la corruption.

La Banque mondiale projetait une croissance de 2 % pour 2020, un taux en hausse constante depuis 2017, après deux années de récession en 2015 (- 3,9 %) et 2016 (- 0,6 %), mais très inférieur à celui de la plupart des pays africains. « Malheureusement, ce petit espoir est en train d’être hypothéqué par les conséquences de la crise sanitaire », estime l’activiste. Le gouvernement a ordonné, comme seule mesure significative, la fermeture des frontières, seule celle avec la Tanzanie restant ouverte aux poids lourds. Depuis, le commerce transfrontalier est paralysé et les hôtels et restaurants de Bujumbura sinistrés.

Les devises étrangères, dont le pays manquait déjà cruellement depuis 2015, se sont encore raréfiées, constatent les cambistes, contraints à travailler clandestinement depuis que le gouvernement a décidé en février la fermeture de tous les bureaux de change. La banque centrale du Burundi (BRB) ne dispose plus que de deux à trois semaines de réserves en devises étrangères pour les importations, contre trois mois avant le début de la crise. Le Burundi est classé parmi les trois pays les plus pauvres au monde. Selon une estimation de la Banque mondiale, 75 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Ce taux était d’environ 65 % à l’arrivée au pouvoir de Pierre Nkurunziza en 2005.


AvatarManfred Essome27 mai 2020
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La lead principale des Chapelles de la Gloire de Christ, et épouse du Directeur Adjoint du Cabinet civil de la Présidence de la République, a offert une maison entièrement équipée à l’ancienne membre de l’Orchestre Patengue.

Croulant sous la misère et tenaillée par la maladie, l’artiste avait demandé de l’aide aux âmes de bonne volonté à travers un message diffusé par nos confrères de Canal 2 international, dans l’une de leurs éditions du journal de 19h50.

En effet, les cris de de détresse de Justine Lipala ont été enfin entendus. Cet ancien membre de l’Orchestre Patengue, aujourd’hui âgée de 75 ans, vient de recevoir une maison de 5 chambres entièrement équipée, une batterie de cuisines, ainsi que des denrées alimentaires.

Ce précieux don lui a été offert par Crescence Baboke, promotrice des chapelles de la Gloire de Christ, épouse d’Oswald Baboke, directeur du cabinet civil de la présidence la République, et mère de l’artiste gospel Indira Baboke. Pour cette chrétienne convaincue, ce don est la manifestation de l’altruisme prônée par les saintes écritures. Le plus important n’est pas ledit don en lui-même, mais le changement qu’il va apporter dans  la vie de l’heureuse élue, explique-t-elle.

«Nous avons répondu à ce cri de cœur, nous avons dépêché et sollicité la Chapelle de la Gloire de Christ, pour lui accorder ce don. Nous voulons qu’au travers de celui-ci, que Dieu seul soit glorifié. Ce qui est important c’est voir que l’autre est en train de sourire, le sortir de la détresse», a-t-elle déclaré au micro de nos confrères de la Crtv.

Elle nous a fait danser, elle nous a fait vibrer, malade et croulant dans la misère, elle avait lancé un SOS à l’endroit des âmes de bonne volonté pour lui venir en aide. Un geste humanitaire de Créscence Baboke, qui place l’humain au cœur de la société. La bénéficiaire a partagé sa joie avec les membres de sa communauté le 25 mai 2020, et témoigner de sa gratitude à l’épouse Baboke.

De plus, Mme Créscence Baboke n’est pas seulement bienfaitrice, pasteure, elle est aussi une femme de culture. En 2019, elle a écrit un film éclectique « Le règne de Mamon », qui avait été diffusé en salles et à la Chapelle de la Gloire de Christ sise à 150 mètres du carrefour Hysacam à Mvog-Ada, Yaoundé. Un film à la fois éducatif, et évangélique qui nous met en garde contre les mauvais fléaux, qui détruisent la race humaine et qui s’érigent peu à peu en Afrique.


AvatarAlain Umbria26 mai 2020
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Aux États-Unis, comme ailleurs dans le monde, la ruée vers un vaccin contre le Covid-19 se poursuit. À Washington, cette mission a été confiée au docteur Moncef Slaoui, immunologiste belgo-marocain, nommé par le président américain.

Face aux journalistes, Donald Trump ne tarit pas d’éloges sur Moncef Slaoui, qu’il a nommé à la tête de l’équipe chargée de trouver un vaccin contre le Covid-19 d’ici la fin de l’année. Une mission ambitieuse, mais réaliste, selon Moncef Slaoui : « Monsieur le Président, j’ai récemment vu les premiers résultats d’une étude clinique sur un vaccin. Grâce à ces données, je suis encore plus confiant dans le fait qu’on pourra délivrer quelques millions de doses de vaccins d’ici fin 2020 ».

Inconnu du grand public, le docteur Slaoui bénéficie d’une réputation solide dans le domaine de la vaccination. Né à Agadir, au Maroc, il fait ses études à Bruxelles en immunologie et biologie moléculaire. D’abord enseignant en Belgique, il rejoint de grands groupes pharmaceutiques et devient même numéro 2 de l’un d’eux. En 2016, le magazine Fortune le classe parmi les 50 personnalités qui changent le monde. Moncef Slaoui a notamment participé au développement de vaccins contre la gastro-entérite infantile et le cancer du col de l’utérus.

À 60 ans, il vit aujourd’hui entre les États-Unis et Londres. Il faisait partie, jusqu’à il y a quelques jours, de la direction d’un groupe de biotechnologies qui travaillait déjà sur un vaccin contre le coronavirus. S’il reconnaît que sa mission n’est pas simple, Moncef Slaoui assure qu’il n’aurait jamais accepté s’il n’était pas sûr de réussir.

Le Président Trump, avocat défenseur de la chloroquine

Donald Trump a révélé lundi dernier qu’il prenait tous les jours de l’hydroxychloroquine, un médicament contre le paludisme dont l’efficacité contre le coronavirus n’a pas été démontré à ce stade. «J’en prends depuis dix jours (…) je prends un comprimé par jour», a déclaré le président américain à la stupéfaction générale, lors d’un échange avec les journalistes à la Maison Blanche. «J’entends beaucoup de choses extraordinairement positives» sur ce médicament, a-t-il justifié. «Vous connaissez l’expression: qu’est-ce que vous avez à perdre?»

Preuve qu’il était content de l’effet produit sur son audience, l’ancien homme d’affaires de New York s’est amusé de son annonce devant les journalistes. «J’attendais de voir vos yeux s’illuminer quand j’ai dit ça… Oui, j’en prends depuis une semaine et demie et je suis toujours là!».

Fin avril, les autorités sanitaires américaines ont pourtant mis en garde contre l’utilisation, en dehors d’essais cliniques supervisés, de cet antipaludéen pour prévenir une infection au nouveau coronavirus ou la traiter. L’Agence américaine des médicaments (FDA) en a déconseillé l’usage «en dehors d’un milieu hospitalier ou d’essais cliniques, en raison du risque de troubles du rythme cardiaque».

Depuis plusieurs mois, le locataire de la Maison Blanche se montre très enthousiaste sur les possibles effets de ce médicament pour lutter contre le nouveau coronavirus. «C’est très excitant. Je pense que cela pourrait changer la donne. Ou peut-être pas. Mais d’après ce que j’ai vu, cela pourrait changer la donne», déclarait-il mi-mars. Devant les journalistes, Trump a longuement expliqué lundi son choix d’utiliser ce médicament à titre préventif. «Vous seriez surpris de découvrir combien de personnes en prennent, en particulier celles qui sont en première ligne. Avant de l’attraper (le virus)», a-t-il expliqué.

«Cela ne va pas me faire de mal», a-t-il assuré. «C’est utilisé depuis 40 ans pour le paludisme (…) Beaucoup de médecins en prennent.» Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs affirmé qu’il n’avait «aucun symptôme» du Covid-19. Il a précisé qu’il était testé très régulièrement et que tous ses tests jusqu’ici avaient été négatifs. Plusieurs de ses conseillers ont toutefois été testés positifs récemment, de même que ceux de l’entourage de son vice-président, Mike Pence. Pour cette raison les deux hommes limitent leurs contacts au strict minimum.

Plus de 90.000 morts aux États-Unis

Le président de la première puissance mondiale a souligné que la prise d’hydroxychloroquine relevait d’une initiative personnelle, mais qu’il avait obtenu le feu vert du médecin de la Maison Blanche. «Je lui ai dit : «Vous en pensez quoi?». Il m’a répondu : «Si vous le souhaitez». J’ai dit : «Oui, ça me plairait.» Dans la soirée, l’intéressé, Sean Conley, a confirmé qu’après de «nombreuses discussions» avec le milliardaire républicain, il avait été conclu que «les avantages potentiels de ce traitement l’emport (aient) sur les risques relatifs». Sans confirmer pour autant que Donald Trump prenait bien ledit médicament, ni même reconnaître le lui avoir prescrit.

Pour le docteur Matthew Heinz en revanche, qui a travaillé sur la réponse à Ebola dans l’administration Obama, il est, face au Covid-19, «imprudent» d’encourager qui que ce soit à prendre «de l’hydroxychloroquine ou tout autre médicament dont l’efficacité n’a pas été démontrée».

Interrogée sur CNN, Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a estimé que ce n’était «pas une bonne idée». «Il est notre président et je préférerais qu’il ne prenne pas quelque chose qui n’a pas été approuvé par les scientifiques, particulièrement dans sa catégorie d’âge et, disons, dans sa catégorie de poids, appelée obésité morbide», a-t-elle ajouté. Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, a dénoncé des déclarations «dangereuses». «Cela donne aux gens de faux espoirs (…) et peut même les mettre en danger», a-t-il déploré sur MSNBC.

La chloroquine et l’hydroxychloroquine, un dérivé de la première, sont utilisées depuis des années pour traiter le paludisme, certaines maladies auto-immunes, comme le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. Mais selon une étude publiée il y a dix jours dans le New England Journal of Medicine, l’administration d’hydroxychloroquine n’a pas amélioré de manière significative l’état de patients gravement malades du coronavirus.

Au moment même où le président américain faisait cette déclaration, l’université Johns Hopkins annonçait que les États-Unis avaient franchi lundi la barre des 90.000 décès liés au Covid-19. Il y a plusieurs semaines, le locataire de la Maison-Blanche avait déjà consterné le corps médical lorsqu’il avait suggéré que des injections de désinfectant dans les poumons pouvaient «mettre K.O le virus en une minute». «J’ai l’impression que le désinfectant aussi détruit le virus. Alors peut-être qu’il faudrait en injecter dans le corps, comme une sorte de nettoyage des poumons par exemple. Il faudra sûrement faire appel à des médecins pour ça, mais ça me paraît intéressant comme idée», avait-il déclaré. Une suggestion qui avait suscité un tollé en même temps qu’une ruée sur ces produits dans les rayons des supermarchés, en dépit des mises en garde des médecins.

 



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Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des  leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que  des acteurs économiques. C’est  une publication et  une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais  spécialisée dans  la  communication  écrite  et cybernétique.




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