Péages automatiques : les recettes partiront de 5,482 en 2021 à 48,995 milliards de F en 2039

Le contrat pour le financement, la conception, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance de 14 postes de péage automatique sur certaines routes du Cameroun a été signé 18 mai 2020. La mutation commencera par Mbankomo, Edéa, Tiko, Mbanga, Nsimalen et Nkometou.

En raison de la crise sanitaire de coronavirus, la cérémonie a eu lieu simultanément en vidéo-conférence entre Yaoundé et Paris. Côté Cameroun, Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics (Mintp) a signé ce contrat de partenariat public-privé, en présence d’un représentant de la société Tollcam, entreprise de droit camerounais constituée par le groupement Razel Bec-Egis Projects SA, adjudicataire du projet désigné en 2019. Côté France, Laurent Fayat, président directeur général du Groupe Fayat, maison mère de Razel-Bec.

Pendant les 19 années du partenariat, le projet confié à la société Tollcam, dont le démarrage est imminent, va génèrera 300 emplois. Sa mise en œuvre nécessitera une enveloppe globale de 28,94 milliards de F et une fois mis en service, ces postes de péages vont produire des recettes attendues de 7 milliards en 2021, pour atteindre 53,59 milliards en 2039 sur la base d’un tarif unique de 500 F. Les recettes nettes à reverser à l’Etat partiront de 5.482 milliards en 2021 à 48,995 milliards en 2039.

Caractéristiques techniques

Les 14 postes de péage automatique sont répartis sur quatre axes routiers :

  • sur le tronçon Yaoundé-Douala-Limbé, il y aura les péages de Mbankomo, Boumnyebel, Edéa et Tiko ;
  • sur le tronçon Yaoundé-Bafoussam-Bamenda, de nouveaux péages seront construits à Nkometou, Bafia, Bayangam et Matazem ;
  • sur l’axe Douala-Bafoussam, Mbanga, Manjo, Bandja, Dsachang et Foumbot abriteront la modernité.
  • le 14e sera installé à l’entrée de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen.

Ils sont considérés comme étant les plus rentables sur les 45 que compte le pays. Les infrastructures à construire comprennent entre autres un système de communication vers les usagers via un site web ; une plateforme de péage de 50m de large; des îlots séparateurs de voies de 2m de large ; des entonnements de 50m de part et d’autre de la plateforme. Il est également prévu 14 bâtiments (R+1) d’exploitation; trois centres d’entretien à Tiko, Mbankomo et Bandja ; un centre d’exploitation et de maintenance à Mbankomo ; 42000 m² d’aires de parking aménagées et espaces marchands dans l’ensemble; une classification automatique de véhicules et un système de reporting des données. La construction des sept autres interviendra 10 mois après celle des premiers.

Les parties ont par ailleurs convenu que les modalités de gestion des flux de collecte et de gestion du paiement du loyer au partenaire, ainsi que les modalités de suivi des opérations, seront précisées dans une convention conclue avant la date d’entrée en vigueur, entre l’État, le partenaire et la banque. Tout au long de l’exécution du contrat, sous le contrôle de l’État, le partenaire s’engage à financer, concevoir, construire, équiper, exploiter et maintenir lesdits postes de péages automatiques.

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