Vision 2035 au Cameroun : pas d’impasse après le DSCE

Durant 7 jours, les membres du groupe technique d’encadrement des travaux d’élaboration de la stratégie nationale de développement au titre  de la seconde phase de la vision 2035 (GTE-V2), réunis autour de Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, ont proposé les lignes directrices autour desquelles le Cameroun devrait bâtir ses programmes pour la période 2020-2030.

Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) a été élaboré par le gouvernement, dans le cadre d’un processus dynamique et ouvert, mettant à contribution la pleine participation des populations à la base, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement. Son tout premier indicateur portait sur une croissance moyenne de 5,5%. Le DSCE qui arrive à échéance le 31 décembre 2019, n’affiche qu’un taux de croissance de 4,5%.

Éléments contextuels défavorables au DSCE

Plusieurs éléments sont à prendre en compte. D’abord l’évolution négative des cours des matières premières, qui a plombé un grand nombre de projets industriels, portés par des investissements privés, et dont les grands projets publics structurants constituaient des préalables et des facteurs indispensables à réaliser par l’État. Ensuite les crises sécuritaires dans la sous-région, avec le climat d’insécurité en République Centrafricaine et le mouvement terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale du pays. Enfin la crise, dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui a conduit à une paralysie partielle de bon nombre d’activités de production et de développement, puisque ces zones couvrent des bassins de production agro-industriels importants. Ces éléments qui ont émaillé la mise en œuvre du DSCE, constituent aussi, les facteurs du contexte de la préparation de la nouvelle stratégie de développement.

Objectifs de la nouvelle stratégie de développement

Les axes prioritaires de la nouvelle boussole de planification en vigueur au Cameroun dès le 1er janvier 2020, relais du DSCE, ont été présentés à Yaoundé le 25 septembre. Ils prévoient de :

  • Poursuivre l’achèvement des grands projets entamés dans le cadre de la première phase de la vision et d’aider à ce que tous ces grands investissements donnent leur meilleur possible sur l’économie,
  • s’articuler avec le programme économique encore en cours, ses acquis et même d’approfondir les réformes entamées, en terme de viabilisation de nos finances publiques et du maintien de la soutenabilité de notre dette et notre position extérieure,
  • prolonger les réformes entamées avec les partenaires techniques et financiers dans le cadre des réformes sectorielles multiples.
  • mettre en place des mécanismes de résiliences nécessaires pour protéger les populations contre les chocs et les anticiper,
  • mettre en place un plan de rattrapage économique et social pour les régions en crise au fur et à mesure du retour de la paix sociale,
  • prendre en compte les conclusions du grand dialogue national convoqué par le chef de l’État.

À la lumière de la vision 2035 : « Cameroun pays émergent démocratique et uni dans sa diversité », la nouvelle stratégie de développement vise un triple objectif. L’accroissement significatif du revenu par tête, la réduction de la pauvreté et le renforcement de la protection sociale, et la promotion du développement durable suivant l’agenda 2030, avec en toile de fond l’affinement du processus de décentralisation.

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Gérard Barbut


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