Nord-Ouest et Sud-Ouest : pas de négociations avec les sécessionnistes

Le démenti est du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, à travers un communiqué rendu public le 06 juillet 2020.

« L’information diffusée sur les réseaux sociaux, sur la tenue le 02 juillet 2020, de négociations entre une délégation gouvernementale et des sécessionnistes en instance de jugement, n’est pas conforme à la réalité », signe le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi. Selon lui, « le gouvernement réaffirme sa disponibilité à rechercher des solutions pacifiques à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, notamment par le dialogue ».

Le communiqué du Mincom intervient après une information qui a abondamment circulé sur les réseaux sociaux, annonçant que le président autoproclamé de la république imaginaire d’Ambazonie, Julius Sisuku Ayuk Tabe avait été extrait de sa cellule tout comme Wilfried Tassang et Blaise Shufai, Mancho Bibixy et autres, pour rencontrer Léopold Maxime Eko Eko, le patron de la direction générale de la Recherche extérieure (DGRE). Selon la même rumeur, la rencontre aurait pour but de connaître les conditions posées par ces sécessionnistes pour soutenir un cessez-le-feu immédiat et effectif dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pour donner de la consistance à cette information, la folle rumeur du 02 juillet annonçait que Sisuku Ayuk Tabe avait été prévenu de cette entrevue le 1er juillet par le régisseur de la prison principale de Yaoundé. Entre autres conditions, il aurait demandé que le cessez-le-feu soit annoncé par le président Paul Biya, exigé le retrait des militaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et une amnistie générale en faveur des prisonniers « ambazoniens ». « Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie », martelait le président Paul Biya, le 10 septembre 2019. « Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs », rappelait-il.

Mendiant de la paix, le 10 février 2020, le président Paul Biya a une fois de plus tendu la main à ses jeunes compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Ceux qui se sont laissé enrôler dans des bandes armées et qui continuent d’entretenir un climat d’insécurité dans ces deux régions doivent déposer les armes, à l’exemple de ceux, nombreux, qui l’ont déjà fait et qui vivent tranquillement au sein de nos communautés. Je continue de les exhorter à sortir de la brousse et à retrouver leurs autres jeunes concitoyens qui mènent une vie normale au sein de la société », encourageait le président de la République à la veille de la 54e édition de la fête de la Jeunesse. Le gouvernement reste donc ouvert aux différents contacts, initiatives et propositions allant dans le sens d’une sortie définitive de crise, dans le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Cameroun. Dans cette logique, René Emmanuel Sadi assure que « le gouvernement lance de nouveau un appel aux groupes armés pour qu’ils cessent les atrocités contre les populations civiles ainsi que la destruction des infrastructures de développement et répondent favorablement à l’offre de paix du chef de l’Etat, S.E Paul Biya ». Les forces de défense et de sécurité, « dans le respect des lois et règlements de la République, continueront à accomplir, avec professionnalisme, leur devoir de protection des citoyens et de leurs biens », concluait le porte-parole du gouvernement.

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Gérard Barbut


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