Terres rares : matériaux stratégiques de Paul Biya pour la construction d’un Cameroun nouveau

Révélées en 2018, rue du Chemin du Petit-Saconex en Suisse au lendemain d’une exploration secrète de géologues de la Banque mondiale, elles positionnent le Cameroun au cœur des convoitises des multinationales desquelles le président de la République entend tirer le meilleur pour bâtir un pays émergent, démocratique et uni dans son incroyable diversité.

Les terres rares désignent un ensemble de 17 éléments métalliques : le scandium, l’yttrium, et 15 autres éléments chimiques dits lanthanides. Ce sont pour la plupart des métaux malléables, d’aspect argenté. Du fait de leurs propriétés, les terres rares sont indispensables dans la haute technologie et les nouvelles industries vertes. Ces métaux sont ainsi parfois désignés comme le pétrole du XXIe siècle. Les terres rares sont ainsi présentes dans de nombreux objets : panneaux photovoltaïques, batteries rechargeables, smartphones, tablettes, éoliennes, écrans plats. Elles sont aussi utilisées pour la radiographie médicale, l’industrie de la défense en a recourt pour des systèmes comme les radars, les sonars ou encore les missiles.

La notion de rareté renvoie en réalité au fait que les quantités disponibles sont faibles par rapport à la demande croissante dans les industries de pointe et donc au poids économique de ces éléments, considérés comme des métaux stratégiques. Loin derrière la Chine, premier producteur mondial de terres rares avec 120 000 tonnes soit 70% de la production mondiale, arrivent l’Australie avec 20 000 tonnes et les États-Unis propriétaire de 15 000 tonnes. Les Etats-Unis importent près de 80% de terres rares de la Chine. Les menaces récurrentes de la Chine sur la limitation des exportations vers les Etats-Unis de ces minerais, sont l’objet d’une guerre commerciale entre les deux pays.

Recherche d’un plan B

Pour contourner le leadership de la puissante Chine, depuis 2014, la Banque mondiale (BM) a consacré 1 milliard de dollars pour dessiner et faire la cartographie minière de l’Afrique, continent militairement moins puissant. C’est ainsi que géologues et spécialistes de la BM explorent secrètement le continent. Le résultat des découvertes est ahurissant de positivité. Entre autre, au nord du Mali, le plus grand gisement d’eau douce d’une capacité qui peut garantir la demande en eau de la planète pour 200 ans a été découvert. La guerre de demain sera celle de l’eau et seul le Mali pourra alimenter tous les pays du monde avec sa grosse nappe phréatique. Au Cameroun, en explorant seulement trois régions, les géologues ont découvert plus de 300 minerais tous différents des uns des autres avec des gisements dépassant tout entendement. Ce qui fait du pays de Paul Biya un vrai scandale géologique, puisque dans les autres pays on trouve 3, 10 ou 30 minerais différents classés dans la catégorie de terres rares. Le nombre est appelé à évoluer à la hausse au terme de l’exploration des autres régions camerounaises. L’information est remontée au niveau des multinationales qui l’ont naturellement gardée secrète.

Implications de ces découvertes

Le maintien des légitimes propriétaires dans l’ignorance totale est un principe cardinal chez les responsables de la BM et des multinationales. Les zones riches doivent être conquises sous forme de crises sécuritaires. Ainsi pour combattre les djihadistes dans le Sahel, l’armée française s’installe confortablement au nord du Mali dans le cadre de la fameuse et interminable opération Barkane.

Au Cameroun la ruée vers les terres rares est à géométrie variable. Le triangle du sage Paul Biya est attaqué et pris entre trois feux. Dans le septentrion, les attaques suicidaires de Boko Haram. A l’Est, les rebelles Seleka tentent une percée avec en pointe les déserteurs tchadiens Baba Ladde et Abdoulaye Miskin, arrêtés et incarcérés pendant de longs mois à la Dgre à Yaoundé et finalement libérés grâce à la médiation du président congolais Denis Sassou Nguesso. La main scélérate tapie dans l’ombre, va poursuivre sa sale besogne en allumant un nouveau foyer de tensions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce dernier brasier semble être le tout pour le tout, à en croire son retentissement sur la scène internationale. Cette cause est d’ailleurs reprise à cor et à cri par une opposition en perte de vitesse.

La pondération et la discrétion de Paul Biya

En séjour en Suisse en 2018, le président camerounais apprend de ses hôtes le plan contre son cher et beau pays. « Les terres rares ont été découvertes dans votre pays monsieur le président au nom de notre amitié nous vous livrons ces informations (…) Et tout ce que vous connaissez comme désordre depuis 2014 n’est qu’une suite logique liée à cette découverte », le silence était tel qu’on aurait entendu le bruit des battements de paupières, raconte une source ayant requis anonymat.

Dès son retour et fidèle à ses principes : « le silence et la modération ne sont pas des signes de faiblesse », le président Paul Biya va méthodiquement opposer son verrou au renouvellement des fameux accords signés le 26 décembre 1959, entre Ahmadou Ahidjo et le général de Gaulle. Des accords qui octroient de facto les matières premières dites stratégiques du sous-sol camerounais à la France. Ce qui lui vaut humiliations de toute sorte lors de ses séjours en France. Dans la suite le président Paul Biya, auréolé de l’indispensable légitimité conférée par le peuple Camerounais au lendemain de la présidentielle du 7 octobre 2018, a mis en route les grandes opportunités, dernière phase de sa stratégie de développement devant conduire son pays à l’émergence.

« Comme vous pouvez le constater, c’est un Cameroun nouveau qui prend ainsi forme. Un Cameroun adapté au temps présent. Un Cameroun qui regarde vers l’avenir », a Solennellement annoncé le président Paul Biya le 31 décembre 2019, convaincu d’avoir garanti une exploitation bénéfique des terres rares camerounaises pour les siens. Que se fut difficile ! « Pour en arriver là, nous avons connu bien des épreuves. Comme par le passé, ensemble, nous les avons toutes surmontées », reconnaît un président Paul Biya qui tient finalement parole. En 1990, au micro du journaliste Yves Mourousi de Radio Monte-Carlo, le président Paul Biya déclarait : « je voudrais que l’histoire retienne de moi, l’image de l’homme qui a apporté la démocratie et la prospérité au Cameroun ». Contre vents et marrées, le nouveau Cameroun est inexorablement en marche !

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Jean Jacques France


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