Après l’affaire Joyce Nawal le 28 Mai 2026, il s’agit d’un autre dossier qui crée l’indignation nationale. Un crime qui relève des pratiques dantantes à l’époque antique, où des autorités pratiquaient le bûcher sur des personnes accusées d’hérésie et de sorcellerie en Europe. Cette pratique ressuscite en 2026, au Cameroun, d’une gravité à nulle autre pareille. Nous sommes au début du mois de Juin, et un jeune homme est accusé de vol dans le village Baloum, situé dans l’arrondissement de Penka-Michel, département de la Menoua. Il est alors emmené par des citadins à la Chefferie de deuxième degré, administrée par Sa Majesté Noussi Pokam Charly Constant. À sa grande surprise selon les témoignages et l’enquête préliminaire, il va être molesté, torturé et menacé malgré son plaidoyer afin qu’on joigne ses parents au téléphone urgemment car ne se reconnaissant pas comme voleur. Refus catégorique du Chef et des sujets. Il va être traîné non loin de la grande cour, lapidé puis brûlé vif, sans aucune forme de procès par ses bourreaux. La vidéo elle, a fuitée sur les réseaux sociaux, et tombe entre les mains des autorités, sollicitée par la famille qui portera plainte le 12 Juin 2026. La Chefferie consciente de sa complicité directe et indirecte, ne va produire aucun communiqué officiel sur le drame du jeune homme, qui va émouvoir tout le pays. Une question centrale se pose: Comment un jeune homme, accusé de vol présumé, se retrouve dans une Chefferie et la voie publique en train d’être brûlé vif en présence d’un auxiliaire de l’administration censé garantir la présomption d’innocence et préserver la vie des citoyens ? La justice populaire devient-elle une norme ?
La famille, elle, a saisi le procureur de la République près des Tribunaux de la Menoua, pour divers chefs d’accusation entre autres. “Pour assassinat, complicité d’assassinat, séquestration, torture, non-assistance à personne en danger, destruction de preuves, outrage à cadavre, association de malfaiteurs Monsieur le Procureur, Nous soussignés : FAMILLE MAGUIA, domiciliée à Bansoa Arrondissement de Penka-Michel, Département de la Menoua, Région de l’Ouest; FAMILLE DIFFO, domiciliée à Balesseng, famille paternelle de la victime, agissant conjointement en notre nom personnel et en qualité de parents/fratrie de la victime DIFFO STEVE ACHILLE, et nous constituant partie civile pour obtenir réparation intégrale du préjudice matériel, moral et corporel subi. AVONS L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER: Le vendredi 05 juin 2026, DIFFO STEVE ACHILLE a été invité par son ami BOSTEL KAMTA, résident de Baloum, à le rejoindre dans cette localité; À son arrivée à Baloum, il a été interpellé par un groupe de jeunes de la localité qui l’ont injustement accusé de vol, sans mandat, ni preuve, ni autorité judiciaire; par la suite, Il a été emmené, séquestré, ligoté mains et poings liés, traîné puis torturé à la Chefferie de Baloum, ce en présence du Chef supérieur Baloum; Il est important de relever que l’intégralité de la scène a été filmée par un téléphone; Une heure avant la mise à mort de DIFFO, les images prises ce jour montrent clairement le Chef supérieur Baloum debout devant ce dernier bien ligoté indiquant que l’on fasse venir ses parents, chose qui n’a pas été faite; car le chef qui était censé accomplir cette mission n’a dit mot, mais s’est plutôt retourné contre cet innocent affaibli lui déclarant de faire ses dernières prières; Pendant cette torture, BOSTEL KAMTA, est intervenu et a déclaré : Ne le tuez pas, il ne connait rien, il n’a pas volé: tuez-moi et laissez-le ;
Quelques heures après, DIFFO STEVE ACHILLE a été traîné sur la voie publique à Baloum par ses bourreaux qui lui ont fracassé le crâne avec une énorme pierre puis l’ont brûlé vif à l’aide de pneus aspergé d’essence” lit-on sur la plainte parvenue à la Rédaction de Meyomessala International.
Selon les derniers éléments de l’enquête et une copie du message porté de la Gendarmerie en date du 16 Juin 2026, le chef de 2ᵉ degré est actuellement en fuite. L’on apprend que le nommé Steve n’est pas le seul à avoir trouvé la mort. Il est activement recherché pour avoir ordonné l’exécution de deux jeunes soupçonnés de vol, il aurait quitté la chefferie dans la nuit de Lundi à Mardi, déguisé et escorté par plusieurs notables.
Toutefois, malgré la gravité des faits, l’affaire est restée sous silence pendant une semaine. Une situation qui pose beaucoup de questions sur d’éventuelles complicités. « Ce n’est pas la première fois que ce chef fait brûler ses sujets. Et rien ne lui est jamais arrivé », confie par ailleurs une source locale. Si la famille de la deuxième victime, repris de justice, a préféré se taire pour respecter la tradition, celle de Steve, l’autre jeune tué, a refusé de baisser les bras. Après le refus de plusieurs médias de relayer l’affaire, elle a publié une vidéo via une proche pour réclamer justice.
Ce mardi 16 Juin à 5h, les gendarmes de la brigade de Penka-Michel débarquent à la chefferie. Trop tard. Le trône est vide. Selon les premières personnes interpellées sur place, le chef est allé se réfugier à Douala. Le village de Baloum est désert. La chasse à l’homme est lancée. Les autorités ont reçu des instructions fermes de la hiérarchie : le chef doit être arrêté dans les prochains jours.












