TICAD 7 : consolider la paix et la stabilité en Afrique

C’est la vision prônée par la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) tenue à Yokohama du 28 au 30 aout 2019.

L’initiative de promouvoir un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires dans le domaine du développement dont les principes directeurs sont l’appropriation et le partenariat, prise par le Japon n’a pris aucune ride depuis 1993. À Yokohama, le Cameroun était représenté par une délégation conduite par Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures.

Prometteuse coopération Japon-Afrique

« Cette fois à la TICAD 7, nous espérons voir la coopération Japon-Afrique s‘épanouir et porter ses fruits», déclarait à l’ouverture Shinzo Abe, Premier ministre japonais.

Concrètement, une aide de plus de 400 000 dollars a été promise au Nigeria pour lutter contre la piraterie au large du Golfe de Guinée. Un accord avec la Côte d’Ivoire pour l’implantation d’une usine de montage de véhicules Toyota à Abidjan a été signé.

Placé sous le thème « faire progresser le développement de l’Afrique à travers les hommes, la technologie et l’innovation », le sommet, a connu des concertations et des débats sur le thème du développement du continent africain et d’autres thèmes liés à la sécurité et la stabilité.

À la lumière de la déclaration finale, les participants ont mis en avant le rôle d’un partenariat renforcé dans le développement des technologies et des innovations en Afrique. En soulignant que la TICAD doit s’aligner sur la vision africaine telle qu’elle est clairement exprimée dans l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA), ainsi que l’engagement pris au niveau mondial pour l’agenda 2030 des objectifs de développement durable (ODD), ils ont souhaité qu’elle soit guidée par les dynamiques et les priorités de développement de l’Afrique compte tenu des concepts de développement durable et de sécurité humaine.

Lauréats du Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique

Dr Jean-Jacques Muyembe-Tamfum, (RDC) directeur général de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) et professeur à la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa pour le prix de la catégorie « recherche médicale » ; et Dr Francis Gervase Omaswa, (Ouganda) directeur exécutif du Centre africain pour la santé mondiale et la transformation sociale (ACHEST) pour le prix de la catégorie « services médicaux ». Les deux médecins africains ont reçu leur prix le 30 août.

Le prix vise à récompenser des personnes ou des organisations qui ont accompli des réalisations remarquables dans les domaines de la recherche médicale et des services médicaux pour lutter contre les maladies infectieuses et autres maladies en Afrique, contribuant ainsi à la santé et au bien-être des populations africaines et de l’humanité. Il comprend une citation, une médaille et des honoraires de 100 millions de yens (environ 1 million de dollars américains) par lauréat. Les honoraires sont versés par le gouvernement du Japon.

Cameroun-Japon une coopération fructueuse

Dans la vision globale de la TICAD, le Cameroun occupe une place de choix. À ce titre, la coopération entre les deux pays est orientée en priorité vers l’accroissement des projets sociaux et de développement. 122 écoles primaires de haut standing construites dans les dix régions en 17 ans depuis 1997, dont 1533 salles de classe, pour une valeur totale de 57,6 milliards de F. L’autre axe majeur de la coopération est économique. Le Japon soutient le gouvernement camerounais en vue de l’augmentation de la production agricole, pour le renforcement de l’autosuffisance alimentaire à travers la fourniture de produits et d’équipements. Dans ce secteur, on peut intégrer le Projet de développement de la riziculture irriguée (PRODERIP), qui est mis en œuvre au Cameroun depuis 2011 avec à l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Par ailleurs, grâce à la mise en œuvre du Forest-Savana Sustanability Projet (FOSAS), cofinancé par l’Etat du Cameroun et le gouvernement japonais à travers la JICA, plusieurs ménages ont vu leur niveau de vie s’améliorer, à travers la transformation du manioc. D’autre part, le gouvernement nippon a soutenu le Cameroun dans la mise en œuvre du projet de modernisation du port de Douala.

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