Le ton est martial, à la hauteur du drame. Une église de réveil citée dans un crime. Fidèle de l’église nommée “Vie et paix au Cameroun”, la maman d’une fillette de 11 ans, a assassiné sa propre fille, accusant l’un des pasteurs de cette synagogue, lui avoir donné cette consigne, pour sortir de la misère financière.
La petite Sylvana a succombé après avoir reçu 17 coups de couteau portés par son bourreau. La présumée meurtrière a été interpellée ce 28 juin 2026 dans son lieu de culte dans le quatrième arrondissement de la ville de Yaoundé. Elle est entre les mains des forces de l’ordre qui poursuivent les investigations afin de faire toute la lumière sur ce drame.
Selon plusieurs médias locaux, le pasteur mis en cause dans les déclarations de la suspecte est actuellement en fuite. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes de ce drame, de vérifier les différentes affirmations de la mise en cause, et de déterminer les éventuelles responsabilités d’autres personnes dans cette affaire, qui suscite une vive émotion au Cameroun.
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a présidé, le 8 juillet 2026, dans son cabinet, une concertation avec les responsables de l’Église Évangélique “Vie et Paix au Cameroun”, conduite par son Secrétaire Général, l’Apôtre Phillipe Obaker. Cette rencontre fait suite à l’affaire du meurtre d’une fillette de 10 ans à Nkolndongo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV, meurtre dont l’auteure présumée est présentée par les autorités, comme une fidèle de cette confession religieuse. Selon les informations présentées au cours de la réunion, notamment sur la base d’un rapport du sous-préfet de Yaoundé IV, le MINAT a souhaité entendre les responsables de l’Église sur les mobiles de cette affaire afin de définir des mesures pour prévenir de tels drames à l’avenir. En effet, Paul Atanga Nji a profité de ces échanges pour condamner vigoureusement ce crime, tout en rappelant que le meurtre est proscrit par la loi ainsi que par les principes religieux. Il a estimé que les responsables des confessions religieuses ont une responsabilité dans l’encadrement de leurs fidèles et dans les enseignements dispensés au sein de leurs communautés.
De plus, le Ministre de l’administration territoriale, a insisté sur la nécessité de renforcer la formation des pasteurs et des responsables religieux à travers l’organisation de séminaires et de sessions de sensibilisation à des comportements citoyens. Il a également demandé aux dirigeants de l’Église de procéder au recensement de tous leurs représentants sur le terrain, et de transmettre aux autorités les informations relatives à leurs instances légalement constituées, afin de faciliter le suivi administratif de leurs activités. Le patron de la territoriale, équivalent du ministère de l’intérieur en France, a rappelé que l’État a le devoir de protéger les populations et d’assurer un meilleur encadrement des activités religieuses. Il a, à cet effet, annoncé la fermeture de 1 400 églises de réveil par les autorités administratives, estimant que face aux irrégularités persistantes de leur situation administrative, la période de tolérance est désormais révolue. À l’issue de la rencontre, le MINAT a exhorté les responsables de l’Église Évangélique “Vie et Paix au Cameroun” à renforcer leur vigilance, à promouvoir des enseignements conformes aux lois de la République et à collaborer étroitement avec les pouvoirs publics afin de prévenir tout acte susceptible de mettre en danger la vie des citoyens.
« Les responsables d’Églises seront tenus pour responsables des actes des structures placées sous leur autorité. […] L’État a le devoir de protéger les citoyens et de veiller à ce que les activités religieuses se déroulent dans le respect de la loi » a t’il souligné face à la presse massivement representée.












