Annoncée dans un communiqué signé le 9 juillet 2026 et publiée sur la page Facebook certifiée du ministère le 13 Juillet, l’opération vise à actualiser le fichier national des organismes autorisés à effectuer des contrôles, expertises et vérifications réglementaires, dans des domaines sensibles pour la sécurité industrielle et la protection de l’environnement.
Il est à noter que les structures concernées sont invitées à régulariser leur situation auprès de la délégation régionale du ministère. Celles qui ne se conformeront pas à cette exigence pourront être considérées comme n’exerçant plus régulièrement leurs activités et s’exposer à la radiation du fichier officiel, voire au retrait de leur agrément. La mission cible notamment les détenteurs d’agréments aux contrôles, expertises et vérifications réglementaires des appareils à pression, à la réalisation des études de dangers et plans d’urgence et à l’exploitation des laboratoires de contrôle de la pollution des établissements classés.
En effet, ces entreprises interviennent dans la prévention des accidents technologiques. Ils vérifient la conformité d’équipements susceptibles de présenter des risques majeurs, évaluent les dangers associés aux activités industrielles et contrôlent l’application des normes environnementales.
De plus, leur fiabilité est donc déterminante pour prévenir les explosions, les fuites de produits dangereux, les incendies industriels, ou encore les pollutions liées aux activités de production. Selon le ministère des mines, la mission doit permettre de vérifier la validité et la conformité des agréments accordés, mais aussi d’identifier les opérateurs qui ne remplissent plus les conditions réglementaires exigées.
Tous les organismes agréés exerçant dans le Littoral sont appelés à se faire enregistrer auprès de la délégation régionale du ministère dans les plus brefs délais. Cette formalité doit notamment permettre à l’administration, de fiabiliser les informations relatives à leur existence, leurs compétences techniques, et leurs domaines d’intervention. Le ministère avertit que les structures qui ne répondront pas à cette injonction seront considérées comme inactives ou irrégulières. Elles pourraient alors perdre leur autorisation et être retirées de la liste nationale des prestataires habilités.
Cette mesure traduit un durcissement du contrôle administratif sur un secteur dans lequel la délivrance d’un agrément engage directement la responsabilité de l’État. Elle vise également à éviter que des opérateurs insuffisamment équipés, non qualifiés ou disposant d’autorisations obsolètes continuent d’intervenir sur des installations à risques.
La région du Littoral, poumon industriel
Le choix de la région du Littoral n’est pas dû au hasard. La région constitue le principal bassin industriel du Cameroun. Elle concentre une part importante des entreprises manufacturières, des unités de transformation, des dépôts pétroliers, des installations portuaires et des établissements classés soumis à des exigences renforcées en matière de sécurité. La densité et la pluralité de ces activités accroissent les risques industriels et environnementaux, mais aussi le besoin de disposer d’organismes de contrôle crédibles et régulièrement évalués. À travers cette opération, le gouvernement cherche donc à renforcer la traçabilité des intervenants et la qualité des vérifications effectuées dans les entreprises. La mission du Littoral pourrait également servir de première étape à un contrôle plus large du fichier des organismes agréés sur le territoire national.
En marge de cet audit lancé, le Ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique a annoncé l’organisation conjointe d’un point de presse avec son homologue de la Communication, mercredi 15 Juillet 2026. Le sujet de ce point presse, portera sur le démarrage des grands projets et la restructuration du secteur aurifère au Cameroun. Le gouvernement veut dévoiler les mesures officielles en vue d’assainir la filière de l’Or, d’améliorer la traçabilité de la production, de lutter contre la fraude et de maximiser les retombées économiques au profit des populations locales.












