Depuis le 6 octobre 2026, les taxis qui ne disposent pas de l’identifiant requis notamment le QR Code et le numéro unique de portière dans la capitale Yaoundé, peuvent être immobilisés et conduits à la fourrière. Plusieurs véhicules ont déjà été concernés par ces mesures.
Plus de 20 000 taxis déjà enregistrés
L’opération, lancée le 3 juillet 2026 par la Communauté urbaine de Yaoundé, vise à créer une base de données permettant d’identifier les véhicules, leurs propriétaires et leurs conducteurs. Le QR Code doit notamment permettre aux usagers et aux forces de contrôle de vérifier rapidement l’identité et la conformité du taxi. Selon les chiffres publiés par nos confrères de Cameroon Tribune, plus de 20 000 enregistrements avaient été réalisés au terme de la phase d’enrôlement. La mesure vise officiellement à professionnaliser le secteur, renforcer la traçabilité des taxis et améliorer la sécurité des usagers.
Mais l’entrée dans la phase répressive suscite également des difficultés pour certains chauffeurs qui n’ont pas encore pu finaliser leur dossier.
Actuellement, emprunter un taxi dans la ville de Yaoundé est une véritable épreuve de patience, un vrai chemin de croix. Désormais, les passagers se retrouvent en attente d’1h à 2h de temps entrain de stopper désespérément un taxi. De même, il faut débourser le double voire même le triple du tarif normal (Jour) qui est de 350 FCFA pour espérer un klaxon du chauffeur vous indiquant de monter à bord.
Ainsi, chaque passager possédant un téléphone Android a donc la possibilité de pouvoir scanner ce QR code pour découvrir l’identité du taxi et son propriétaire. C’est ce processus d’identification et de sécurisation des taxis, qui crée un peu une sorte de pénurie de taxis actuellement, laissant ainsi les usagers dans une situation de stress permanent.
De plus, la procédure d’enrôlement sépare les obligations du propriétaire du véhicule de celles du chauffeur. Pour le Propriétaire du véhicule, il doit présenter les pièces suivantes : l’Impôt Général Synthétique (#IGS) à jour (quittance de paiement), la Carte Nationale d’Identité (CNI), le certificat d’immatriculation (Carte grise), la licence de transport ordinaire de 1ère catégorie, la carte de transport public, le certificat de visite technique en cours de validité, et enfin l’assurance de quatrième catégorie A.
Pour le Chauffeur (Conducteur), il s’agit également de: la Carte Nationale d’Identité (CNI), le permis de conduire de catégorie B valide, le certificat de capacité (modèle T), le badge professionnel d’identification (rendu obligatoire au niveau national), une photo d’identité récente, une carte de résidence en cours de validité (uniquement pour les étrangers)
La diminution du nombre de taxis disponibles entraîne également une hausse de certains tarifs. Les usagers doivent parfois dépenser davantage pour rejoindre leur destination, alors que le taxi reste un moyen de transport essentiel à Yaoundé. Si cette démarche vise à mieux organiser le secteur, son application soulève des préoccupations sur la disponibilité des véhicules et le coût des déplacements. L’enjeu reste donc de concilier la modernisation du transport urbain, le respect des règles et la protection des usagers contre les conséquences d’une offre insuffisante.












