L’équipe féminine camerounaise a réalisé un parcours sans faute dans la compétition continentale jusqu’à cette finale, éliminant le Nigeria, tenant du titre, en quarts de finale (1-0), puis le Maroc en demi-finale (0-0), au terme d’une séance exceptionnelle de tirs au but.
Face à elle en finale, les Scorchers, surnom de l’équipe malawite que l’on pourrait traduire par les “Fulgurantes” en français, se sont inclinées après un parcours qui a défié tous les pronostics et a déjà assuré au pays une place dans l’histoire, retient les tabloïds africains. Bien que vaincues, elles auront droit à un accueil triomphal dans leur pays.
Une finale parfaitement maîtrisée
Souvent placées mais jamais sacrées, les Lionnes indomptables camerounaises s’offrent un titre inespéré, elles qui n’étaient même pas qualifiées pour le tournoi avant un repêchage, à la suite de la décision prise en novembre 2025 de l’élargir de 12 à 16 équipes. Le Cameroun était tout de même favori face au Malawi, 153ème nation au classement Fifa, et seule nation à réussir l’exploit d’atteindre la finale pour sa première participation à la CAN féminine, depuis l’édition inaugurale en 1998.
L’équipe camerounaise a rapidement assumé son statut en étouffant les Scorchers malawites par une pression constante, abreuvant la surface de centres, via lesquels elle s’est offerte ses trois buts. L’attaquante Ngah Manga, l’une des meilleures buteuses de la compétition, s’est ainsi offert un doublé de la tête sur deux centres venus de la gauche, profitant à chaque fois des approximations de la gardienne malawite, qui a relâché un ballon aérien sur l’ouverture du score (20ème minute) avant de rater sa sortie sur le troisième but, en début de seconde mi-temps.
Entre-temps, Naomi Eto avait doublé la mise d’une frappe décroisée sur corner (30e). Gabrielle Onguéné a crû parachever le festival d’un quatrième but juste avant le coup de sifflet final, mais il a été refusé pour hors-jeu après consultation de l’assistance vidéo VAR. De l’autre côté du terrain, les camerounaises ont réussi à museler les sœurs Tabitha et Temwa Chawinga, qui avaient porté l’attaque du Malawi jusque-là en inscrivant 9 de ses 12 buts dans le tournoi, dont Temwa a terminé meilleure buteuses (5 réalisations).
Sur la route de leur titre, après avoir terminées premières de leur groupe, les camerounaises se sont offertes le scalp de l’archi-favori nigérian (1-0), vainqueur de 10 des 13 éditions de la CAN féminine, et bourreau du cameroun lors de sa dernière finale en 2016.
Souvent sauvé par les exploits de sa gardienne Bihina, nommée meilleure gardienne du tournoi, le Cameroun l’a aussi été en demi-finale contre le Maroc (0-0, 3 tab à 1), pays hôte et autre favori, qui a ensuite perdu la petite finale samedi face à son voisin algérien.
D’ailleurs, l’Algérie repart de la Total Energies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine, Maroc 2026 avec une distinction supplémentaire. Après avoir décroché la médaille de bronze au terme d’un parcours historique, les Vertes ont également reçu le Prix du Fair-Play, récompensant leur comportement exemplaire tout au long de la compétition. Cette distinction vient saluer bien plus que les performances sportives de la sélection algérienne. Elle récompense l’attitude des joueuses, leur respect des adversaires et des officiels, ainsi que leur état d’esprit sur et en dehors des terrains.
Quant au Cameroun, en marge de la gardienne Bihina récompensée, Monique Ngock, milieu défensif de 22 ans, a été sacrée Meilleure joueuse du tournoi. Des distinctions qui ont mis du baume au cœur des Lionnes Indomptables, sous le regard des émissaires du Président de la République Paul Biya, venus au Maroc pour cette occasion unique, accompagnés notamment du Président de la FECAFOOT, et des douze Présidents de clubs féminins locaux Guinness Super League.












