Trois arrêts exceptionnels qui resteront gravés dans les annales de cette compétition ! Michaely Bihina en a stoppé trois lors de la séance de tirs au but qui a envoyé les Lionnes Indomptables en finale de la CAN féminine Total Énergies 2026. Après 0-0 au bout du temps réglementaire, 0-0 après prolongations et même un penalty marocain repoussé à la 117ème minute, la gardienne camerounaise a fait chavirer le stade Prince Moulay Hassan de Rabat. Le Cameroun affrontera le Malawi dimanche, tombeur de l’Algérie.
Le match avait démarré sous haute tension, arbitré par la Togolaise Vincentia Enyonam Amedome. Le Maroc a largement dominé les débats en première période, 70% de possession contre 30% pour les camerounaises. Mais dominer, ce n’est pas marquer.
Monique Ngock écope d’un carton jaune dès la 19ème minute, seul fait marquant de cette entame verrouillée. Les Lionnes de l’Atlas tentent trois frappes, touchent la surface adverse à cinq reprises, sans jamais trouver la faille. Le Cameroun, de son côté, se contente d’un tir et deux incursions dans la surface marocaine.
Colette Ndzana sort à la mi-temps, remplacée par Doudou Ousmanou. Le score ne bouge pas. Ni pendant les 90 minutes, ni pendant les 30 minutes de prolongation qui suivent. Le tournant arrive à la 117e minute. Penalty imaginaire marocain, validé après une longue consultation de l’assistance vidéo VAR. Bihina plonge du bon côté et repousse le ballon. Le stade retient son souffle.
La séance de tirs au but confirme l’état de grâce de la gardienne camerounaise, qui s’était déjà illustrée face au Nigéria et au Ghana. Bihina arrête un premier, puis le deuxième penalty marocain, enfin un autre. Trois arrêts au total sur la séance, un chiffre qui restera dans les livres d’histoire du sport-roi.
Les Lionnes Indomptables proches de leur premier sacre continental
Quelle équipe allait rejoindre le Malawi en finale: Une question qui méritait une réponse en toute hauteur. Après avoir été éliminé en quarts de finale en 2022, manqué la phase finale l’an dernier, le Cameroun avait l’occasion de se qualifier pour une nouvelle finale de la CAN féminine, la quatrième de son histoire, après celles de 2004, 2014 et 2016. Mais il fallait passer l’obstacle des Marocaines, qui jouaient à domicile. Et c’est désormais chose faite.
Par ailleurs, les camerounaises qui ont renvoyé le tenant du titre, le Nigeria, à la maison, n’ont pas réussi à mettre le Maroc sur la touche dans le temps réglementaire de cette demi-finale très attendu. Moins dominant que prévu, le Maroc a dû attendre les tirs au but pour espérer filer en finale. Les Lionnes de l’Atlas avaient en tête qu’elles avaient remporté deux dernières demi-finales de CAN de la même manière. À l’inverse, le Cameroun avait pris part à trois séances de tirs au but à la CAN et les avaient toutes perdues en 1998, 2008 et 2018. Contre toute attente, ce sont les camerounaises qui ont mis en échec les marocaines dans cette séance de tirs au but. Maéva Nyadjou a envoyé le Cameroun en finale en s’imposant 3-1 aux tirs au but, mais c’est surtout à la portière camerounaise, à qui tout un peuple en joie ce mercredi soir, doit cette précieuse qualification.
Pour rappel, il s’agissait de la deuxième confrontation entre le Maroc et le Cameroun en phase finale de la CAN Féminine. Les camerounaises s’étaient alors imposées 4-1 lors de leur précédent duel, en phase de groupes de l’édition 2000. Lors de cette rencontre, disputée en ouverture du groupe B en Afrique du Sud, le Maroc avait ouvert le score à la 13e minute par Nadia Maqdi. Le Cameroun avait égalisé par Eko Njolle, avant de faire la différence en seconde période grâce à Antoinette Anounga, Enama Abbe et Bernadette Anong. De plus, l’équipe senior du Cameroun avait remporté ses sept précédents matches de CAN Féminine, face à une sélection d’Afrique du Nord, tous disputés en phase de groupes. Quatre de ces victoires ont été obtenues contre l’Algérie, une contre l’Égypte, une contre le Maroc et une contre la Tunisie.












