Dans la région du Nord-Ouest, le gouverneur Adolphe Lele Lafrique a indiqué, que la situation sécuritaire était globalement sous contrôle, avec le déploiement des forces de sécurité autour des établissements scolaires, selon le compte rendu de la réunion publié par nos confrères de Cameroon Tribune. Plusieurs incidents ont néanmoins été enregistrés depuis la rentrée. Notamment à Wum, un commissaire de police a été tué le 8 septembre lors d’une attaque contre le Government Teachers’ Training College. Cinq membres du personnel enseignant avaient été enlevés avant d’être libérés à la suite d’une opération des forces de sécurité. D’autres incidents ont été signalés à Bamenda, Bui et Benakuma.
Sur le plan scolaire, environ 53 000 élèves du primaire et 26 000 du secondaire avaient été enregistrés dans le Nord-Ouest. Les départements de la Donga-Mantung et de la Mezam affichaient des taux de fréquentation supérieurs à 60 %. Comme obstacles rencontrés sur le terrain par le Gouverneur de ladite région, se situent le déficit d’enseignants dans les établissements, et la circulation de véhicules dépourvus de plaques d’immatriculation traçables
Concernant la région du Sud-Ouest, le gouverneur Bernard Okalia Bilai a indiqué qu’environ 68 000 élèves avaient effectivement repris les cours au 15 septembre 2026, dans les établissements publics et privés. Quelque 300 écoles sur 400 étaient alors fonctionnelles.
Face à ce dessin de la situation, Joseph Dion Ngute a demandé aux autorités administratives de poursuivre la mobilisation, pour favoriser le retour des enfants à l’école et veiller à la présence effective des enseignants et des autres fonctionnaires à leurs postes. Le chef du gouvernement a également demandé d’associer à ces efforts les chefs traditionnels, les élus locaux, les responsables religieux et les organisations de la société civile. La reprise des cours reste toutefois affectée par les conséquences de la crise anglophone. Dans un article publié le 11 septembre 2026, les Nations Unies pour l’enfance (Unicef), citant les délégations régionales de l’Éducation de base, recensait 2 463 écoles non opérationnelles dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, dont 2 005 dans le Nord-Ouest et 458 dans le Sud-Ouest. L’organisation indiquait parallèlement que 223 749 enfants étaient totalement déscolarisés dans les deux régions. Le Gouvernement entend donc mettre en œuvre des efforts multilatéraux, pour encourager la communauté éducative à l’amplification de la scolarisation des enfants dans lesdites régions, et ainsi préparer les générations futures à la gouvernance et défis internationaux.












