Les 21 et 22 octobre 2025, dans la cité capitale économique Douala, s’est tenue la 12e édition du Cameroon Business Forum (CBF), sur le thème : « ZLECAF et transformation productive : quelles réformes pour faire du Cameroun un pôle industriel et commercial majeur en Afrique ? » . Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (MINDCAF) y a rappelé qu’il n’y a pas d’investissement durable sans foncier sécurisé. Dans un environnement national marqué par des litiges quotidiens en matière foncière, les autorités compétentes par la voix du MINDCAF, souhaitent une meilleure gestion du patrimoine foncier national.
En effet, les travaux du Cameroon Business Forum ont été présidés par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, en présence du maire de Douala, de plusieurs membres du gouvernement, de chefs d’entreprise et de partenaires économiques et financiers. Les échanges ont mis en évidence des obstacles récurrents pour les PME et les TPE : coût du financement, mise à l’échelle de la production, démarche qualité, accompagnement des femmes et des jeunes.
Parmi les solutions avancées figurent une banque locale pour les petites et moyennes entreprises (PME), un guichet unique pour les startups et les entreprises féminines, des incubateurs dans les collectivités décentralisées et un dispositif d’accès au marché de la ZLECAF. Celui-ci repose sur le stockage, la certification, l’appui à la négociation des contrats et la priorisation des produits selon la demande des pays partenaires.
Des garanties et nouveautés foncières
En matière de réforme foncière, le MINDCAF a présenté une nouvelle mesure en cours. Sous l’impulsion du ministre des Domaines, du cadastre et des Affaires Foncières, Henri Eyebe Ayissi, la plateforme multi-acteurs a permis d’élaborer le document de politique nationale en matière foncière et domaniale, et de relire l’avant-projet de loi portant régime foncier et domanial au Cameroun. Ses objectifs : sécuriser les terres des collectivités coutumières et locales, décentraliser la gestion des dossiers, faciliter l’accès à la terre pour les investisseurs et renforcer la lutte contre la corruption. Face à la fraude documentaire constante, le MINDCAF a engagé un virage numérique, à travers la digitalisation du cadastre, la numérisation des procédures d’acquisition des terrains et la sécurisation des actes fonciers.
Avec l’appui de la Banque mondiale, via le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD), un système d’information foncière et domaniale est prévu. Il démarrera par une phase pilote dans les conservations foncières de Douala et de Yaoundé, deux métropoles à forte pression foncière. Afin de prévenir les conflits, le MINDCAF invite les usagers à faire confiance à l’administration foncière et domaniale, et à s’adresser aux services compétents. La plupart des litiges naissent en effet de la méconnaissance des textes ou d’informations erronées. De plus, il a été acté la mise en place des guichets uniques de facilitation des procédures foncières, au profit des opérateurs économiques. Cette instance a été élaboré avec le concours du Ministère des Finances, par un arrêté conjoint, MINDCAF-MINFI. Ce guichet permet désormais, que dans un seul local, on procède à l’enregistrement fiscal et à la publicité foncière.
À côté de cette mesure, dans le cadre de la réforme foncière et domaniale en cours, initiée par le Gouvernement camerounals, il existe un dispositif pour faciliter l’accès à la terre aux investisseurs, à l’ensemble même des usagers du MINDCAF et à côté de ce cadre juridique rénové, révisé pour faciliter toujours l’accès à la terre, des mesures opérationnelles et infrastructurelles. Avec le programme de constitution des réserves foncières, où l’État a constitué sur l’ensemble du territoire, à travers le Ministère des Domaines du Cadastre et des Affaires foncières, des terrains sont sécurisés sur l’ensemble du territoire national. En marge, un potentiel foncier a été identifié au niveau du corridor Batchenga, Ntui, Yoko, Léna, Tibati, Ngaoundéré, où l’État a sécurisé déjà près de 400. 000 hectares avec des titres fonciers appartenant à l’État. Par ailleurs, le MINDCAF n’attend plus que les demandes des investisseurs via le MINADER (Ministère de l’agriculture et du Développement Rural), pour installer ces producteurs à travers des baux amphithéotiques pour le développement des grands projets agro-pastoraux.
Un autre chantier titanesque chez dernières années: la digitalisation du cadastre, pour éviter effectivement que des titres fonciers soient superposés sur d’autres, ou bien des droits soient superposés sur d’autres. Ce chantier de la digitalisation du cadastre permet la maîtrise du territoire national ou parcellaire. L’objectif de ces diverses réformes est de moderniser l’administration foncière, de passer de l’agriculture traditionnelle, vers une l’agriculture de seconde génération, en mettant à la disposition des demandeurs, des espaces libres, sécurisés et disponibles, car un foncier sécurisé est un levier de développement durable pour un pays comme le Cameroun.












