Repêchées des qualifications grâce à l’élargissement du tournoi, les Lionnes Indomptables abordent la Total Energies CAF CAN Féminine 2026 avec un esprit de revanche. Emmené par la nouvelle sélectionneuse Valentine Nguele et porté par sa pépite Naomi Eto, le Cameroun, trois fois finaliste de l’épreuve, compte bien faire parler sa tradition de grand d’Afrique pour viser les premières places et composter son billet pour le Mondial.
Après sa défaite face à l’Algérie (3-1 sur l’ensemble des deux rencontres) lors du dernier tour des qualifications pour la Total Energies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine, Maroc 2026, le Cameroun a été repêché par la Confédération Africaine de Football. Ce repêchage a été rendu possible grâce à son classement FIFA (66e à l’époque) et à l’élargissement du tournoi, passé de 12 à 16 équipes. À noter que les Lionnes Indomptables étaient exemptées du premier tour des éliminatoires.
Une tacticienne et stratège à la tête de l’équipe A Féminine
Nommée le 13 juin 2026 par la Fédération camerounaise de Football dirigée par Samuel Eto’o, Valentine Nguele franchit un cap majeur. Cette nomination couronne un parcours exceptionnel à la tête du FC Ebolowa Filles, qu’elle a solidement installé au sommet de la Guinness Super League, le championnat feminin majeur au Cameroun.
Sous sa direction, le club a brillé par sa rigueur tactique, enchaînant notamment une impressionnante série de 16 matchs sans défaite. Fin connaisseuse du football local, Valentine Nguele s’est imposée comme l’une des techniciennes les plus performantes du pays. En rappel, le Cameroun possède l’un des plus beaux palmarès de l’histoire de la Total Energies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine. La sélection a atteint la finale à trois reprises en 2004, 2014 et 2016, sans jamais réussir à décrocher le trophée, et s’est également contentée de la médaille de bronze en 2002, 2012 et 2018.
Avec six podiums, le Cameroun se positionne comme la troisième nation la plus récompensée de l’histoire de la CAN féminine, derrière le Nigeria, en tête avec onze podiums, et l’Afrique du Sud, deuxième avec sept. L’équipe compte de plus plusieurs participations remarquées en Coupe du Monde FIFA et aux Jeux Olympiques, mais court toujours après sa première étoile continentale.
Désormais, l’objectif est clair : ne plus se contenter d’une place d’honneur. Les Lionnes veulent inscrire leur nom au palmarès de la compétition. À l’approche du rendez-vous marocain, l’enthousiasme grandit autour de la sélection. De nombreux supporters voient dans cette équipe les capacités nécessaires pour réaliser l’exploit. Ils misent sur le talent, l’expérience et la combativité d’un groupe qui a souvent démontré sa capacité à rivaliser avec les meilleures nations africaines. Si l’ambition est grande, certains observateurs appellent néanmoins à garder les pieds sur terre. Au-delà d’un éventuel sacre, ils soulignent l’importance de poursuivre la structuration du football féminin camerounais, notamment à travers le développement des championnats locaux, la formation des jeunes joueuses et l’amélioration des conditions de préparation des équipes.












