Au terme d’une finale globalement dominée dans le jeu, l’Espagne a battu l’Argentine (1-0, après prolongations) pour s’offrir une deuxième Coupe du Monde dans son histoire, dimanche soir. Remplaçant au coup d’envoi, Ferran Torres s’est mué en héros, en inscrivant l’unique but de cette rencontre au MetLife Stadium (New York). La 25ème réalisation du joueur du FC Barcelone, sans doute la plus importante de sa carrière, a fait rugir toute l’Espagne.
Cette confrontation entre Lionel Messi et son héritier Lamine Yamal était très attendue, alors que les fameuses photos de la star argentine avec un Espagnol bébé, ont énormément circulé ces dernières heures. Pour cette finale, Luis de la Fuente ne changeait rien : le même onze que face à la Belgique et la France, avec ce milieu de terrain si efficace composé de Rodri, Fabian Ruiz et Dani Olmo, avec Baena, Lamine Yamal et Oyarzabal devant. En face, Lionel Scaloni procédait à quelques changements, avec le retour de Rodrigo de Paul dans le onze, la présence de Nico Gonzalez et le choix de Montiel sur le côté droit de la défense au lieu de Nahuel Molina. C’est finalement l’Espagne qui s’est imposée, en prolongations (1-0).
La rencontre démarrait avec deux équipes qui se battaient pour la possession de balle, avec de longues séquences d’un côté comme de l’autre. Lamine Yamal s’offrait la première occasion de la partie, avec une frappe contrée dans la surface puis captée par le gardien argentin Emiliano Martinez (5ème minute). On sentait l’Espagne un peu supérieure, avec certaines facilités à se frayer des chemins vers la surface adverse, et un Rodri très vite prépondérant dans le jeu. Mais l’Argentine tenait bien derrière et les espagnols n’avaient que peu de situations intéressantes.
L’état assez médiocre de la pelouse ne favorisait pas forcément le jeu, et on avait d’ailleurs des imprécisions assez peu habituelles d’un côté comme de l’autre, dans les contrôles ou les transmissions. Il faut aussi signaler que l’Argentine coupait régulièrement le jeu avec des fautes, parfois à la limite. Alors qu’on s’approchait de la fin du premier acte, l’Espagne reprenait bien le contrôle de la partie, et après une belle séquence collective, Oyarzabal frappait mais c’était facilement capté par Martinez. Cucurella tentait lui sa chance de loin, et ça ne passait pas loin du cadre (43ème minute).
Une domination 100% espagnole
C’est donc sur un 0-0 que les 22 acteurs de la rencontre rentraient aux vestiaires, alors que juste avant la pause, Lisandro Martinez avait dû être remplacé par Nicolas Otamendi. Il fallait aussi signaler que les deux vedettes, Lamine Yamal et Lionel Messi, étaient assez peu en vue, bien muselées par leurs vis-à-vis, avec un Espagnol bien neutralisé par Tagliafico notamment. La Roja avait le ballon, dominait largement le milieu, mais les joueurs offensifs peinaient ainsi à se montrer. Ce qui arrangeait les Argentins, qui voulaient endormir le match, et piquer les Espagnols en contre. Mais jusqu’ici, l’arrière-garde ibérique et Unai Simon réalisaient un match parfait. Les hommes de Lionel Scaloni n’avaient même pas tiré une seule fois en 90 minutes: incroyable, quand on connaît les exploits argentins et leurs statistiques de deux buts par match.
L’Espagne n’était d’ailleurs pas vraiment inquiétée derrière, et Dani Olmo, de l’extérieur de la surface, butait sur Martinez, pas loin d’une grosse frayeur sur le coup avec un mauvais rebond à la 63ème minute. Les hommes de De la Fuente, parvenaient à mettre le feu, mais pêchaient dans le dernier geste. Sur un centre de Lamine Yamal, Ferran Torres, de la tête, expédiait encore le ballon sur le portier argentin. Les choses se compliquaient vraiment pour l’Argentine avec la blessure de Romero, et les Sudaméricains terminaient le match sans leur charnière titulaire. Pedri, comme tous ses compatriotes avant lui, tirait sur Martinez, et derrière, Cubarsi obligeait le portier à sortir une nouvelle parade. Laporte, de la tête, expédiait lui aussi le ballon sur Martinez.
Place aux prolongations donc, où, forcément, en supériorité numérique, ça s’annonçait bien pour l’Espagne. Sur un amour de ballon piqué de Pedri, Nico Williams plaçait une tête et Martinez sortait un arrêt exceptionnel pour empêcher le but espagnol. Plus tard, l’ailier de l’Athletic pensait avoir enfin ouvert le score, envoyant le ballon au fond, mais l’arbitre annulait le but suite à une faute de Merino sur Otamendi (97ème minute). Derrière, sur un centre de Williams, Mikel Merino plaçait une tête qui frôlait le poteau gauche de Martinez. Dès le début de la deuxième période des prolongations, l’Espagne allait enfin marquer. Sur un centre de Porro au deuxième poteau, Nico Williams remisait de la tête en retrait et Ferran Torres propulsait un missile sous la barre (1-0, 106e). Le plus dur était fait, et le score n’a plus bougé malgré quelques frayeurs pour les Ibères dans les derniers instants du match, avec l’Argentine qui s’est procurée plusieurs situations chaudes.
Enquête ouverte par la FIFA contre l’Argentine
Le comportement de plusieurs joueurs argentins au coup de sifflet final Dimanche soir a choqué le monde. Nahuel Molina a ainsi donné un coup de poing à Rodri, alors que Leandro Paredes s’en est pris à Eric Garcia et à Gavi. Roberto Ayala, un des adjoints de Scaloni, a aussi tenté de frapper Dani Olmo. Comme l’indique nos confrères de Sky Sports News, la FIFA va ouvrir une enquête sur les agissements des Argentins après le match. L’institution qui régit le football mondial va donc revoir les images, tenter de comprendre tout ce qui a pu se passer et, si elle l’estime nécessaire, sanctionner un ou plusieurs Argentins.












