Meyomessala International
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique

Votre panier est vide.

Aucun résultat
Voir tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique
Aucun résultat
Voir tous les Résultats
Meyomessala International
Aucun résultat
Voir tous les Résultats

Louise Mushikiwabo, une fidèle du président rwandais aux commandes de la Francophonie

Armand Durvet par Armand Durvet
12 octobre 2018
dans Actualités, International
Reading Time: 4 mins read
Accueil Actualités
24.5k
PARTAGES
28.9k
VUES
FacebookTwitterWhatsapp

Elue secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, cette Rwandaise, dont la famille a été tuée dans le génocide de 1994, était favorite.

Diplomate éprouvée qui sait se montrer accommodante, Louise Mushikiwabo, 57 ans, reste une femme de fer qui, depuis neuf ans, porte la politique extérieure du président rwandais. « Elle sait arrondir les angles de Paul Kagame », remarque un vieux routier des sommets africains. Sur le fond, en revanche, elle ne transige pas. Celle qui vient d’être élue par consensus, comme le veut la tradition, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), vendredi 12 octobre, est la deuxième femme à occuper ce poste après sa prédécesseure Michaëlle Jean, diplomate canadienne d’origine haïtienne ; et, surtout, la première Africaine. C’était la raison principale du soutien de la France et de l’Union africaine (UA), qui ont entraîné l’écrasante majorité des 54 Etats membres de plein droit de l’OIF, disposant du droit de vote.

Dès l’annonce officielle de sa candidature depuis l’Elysée, le 23 mai, à l’occasion d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Paul Kagame, Louise Mushikiwabo était donnée largement favorite grâce à ce double parrainage. Son habilité et ses réseaux ont fait le reste.

« Une survivante »
La vie de Louise Mushikiwabo est marquée par toutes les tragédies qui ont secoué le Rwanda le demi-siècle passé. Elle naît en 1961 dans une famille de petits propriétaires terriens, au moment même où commencent les persécutions à l’égard des Tutsi. Elle n’en réussit pas moins à passer le bac et devenir professeure d’anglais. Grâce à une bourse, elle part ensuite en 1986 aux Etats-Unis pour faire des études d’interprétariat. Un exil qui lui sauve la vie.

La plupart des membres de sa famille n’ont pas réussi à échapper, en 1994, aux machettes et aux balles des extrémistes hutu. Son frère Landoald Ndasingwa, grande figure de l’opposition libérale, fut l’une des premières victimes du génocide. « C’est une survivante, elle en a l’efficacité et la détermination », souligne une universitaire qui la connaît bien. Le génocide n’a cessé de la hanter. Avec Jack Kramer, journaliste et ancien marine, elle y a consacré un ample récit, Rwanda Means the Universe : A Native’s Memoir of Blood and Bloodlines, publié en 2006.

En 2008, Louise Mushikiwabo décide finalement de revenir au pays. Après un bref passage en Tunisie comme directrice de la communication de la Banque africaine de développement, elle intègre le gouvernement rwandais, comme ministre de la communication puis comme chef de la diplomatie de Paul Kagame. Fidèle parmi les fidèles de l’homme fort de Kigali même si elle n’a jamais été membre du Front patriotique rwandais, le parti-Etat régnant sans partage, elle serait l’une des rares à bénéficier de sa totale confiance. D’aucuns voient même en elle une possible successeure si le maître du pays – qui selon la Constitution amendée à sa main peut rester au pouvoir jusqu’en 2034 – décidait de se mettre en retrait.

Fortes réticences
Au sein même de l’OIF, les réticences vis-à-vis de la future nouvelle secrétaire générale restent fortes, notamment parmi les hauts fonctionnaires de l’organisation. « Jamais je n’ai été aussi inquiet sur l’avenir la francophonie », soupire l’un d’eux. Certes, comme le répète volontiers l’Elysée pour justifier son choix, « il s’agit d’élire une personne et non un pays ». Mais Louise Mushikiwabo, en portant depuis des années la politique extérieure rwandaise, est totalement identifiée à un régime défiant nombre des principes fondateurs de la francophonie.

Le pouvoir de Kigali n’est en effet guère un exemple en matière de défense des droits fondamentaux de ses citoyens. Les opposants sont traqués, arrêtés, voire exécutés à l’étranger. Mi-septembre, quelque 2 000 prisonniers politiques, dont la célèbre opposante Victoire Ingabire, ont été libérés par anticipation – un geste avant le sommet de la francophonie. « Toutes ces notions de démocratie et de droits humains, ce n’est pas toujours très clair et très précis », se justifiait encore en août Louise Mushikiwabo, interrogée par l’AFP, rappelant « qu’elle ne croit pas aux donneurs de leçons » en matière de démocratie. Depuis, elle a un peu mieux rodé son discours, ce qui ne signifie pas qu’elle ait changé d’opinion.

Le régime rwandais ne s’est pas illustré non plus, ces dernières années, par la défense de la langue française. Il n’a cessé, au contraire, de prendre ses distances, en mettant fin à l’enseignement du français dans les écoles et en adoptant l’anglais comme langue nationale. Si elle manie un français parfait, Louise Mushikiwabo assure qu’il n’y a pas de contradiction entre la francophonie et ce choix de privilégier l’anglais. « C’est aujourd’hui la langue de la Silicon Valley, de la technologie, de la recherche, des réseaux sociaux. C’est une réalité et, par ailleurs, l’essentiel de l’activité économique du Rwanda se fait avec l’Afrique de l’Est », explique-t-elle au Monde. Une vision en accord avec celle du président français, qui se pose en héraut d’une « francophonie ouverte » aussi bien aux langues locales qu’à l’anglais.

Par Marc Semo…

Vues: 519
Article Précédent

Déclaration de Maurice Kamto : Le RDPC et ses alliés convoquent la prudence

Article Suivant

Scrutin présidentiel : Les observateurs appellent au respect des lois

D'autres Articles

Séjour du Président Paul Biya à l’étranger : Le Gouvernement rassure
Actualités

Séjour du Président Paul Biya à l’étranger : Le Gouvernement rassure

5 août 2026
CAN Féminine 2026: Le Cameroun au rendez-vous des quarts de finale
Actualités

CAN Féminine 2026: Le Cameroun au rendez-vous des quarts de finale

5 août 2026
Recensement Général: Le Cameroun opte pour une nouvelle prorogation
Actualités

Recensement Général: Le Cameroun opte pour une nouvelle prorogation

5 août 2026
CAN Féminine 2026: Les Lionnes à l’assaut de leur premier sacre
Actualités

CAN Féminine 2026: Les Lionnes à l’assaut de leur premier sacre

29 juillet 2026
Allocations Familiales: Le gouvernement entame la vérification
Actualités

Allocations Familiales: Le gouvernement entame la vérification

29 juillet 2026
Dépravation des mœurs en ligne: Le MINPROFF condamne
Actualités

Dépravation des mœurs en ligne: Le MINPROFF condamne

29 juillet 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Boutique

  • Meyomessala Hebdo Supplément du 03 Août 2026 Meyomessala Hebdo Supplément du 03 Août 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 27 Juillet 2026 Meyomessala Hebdo du 27 Juillet 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 13 Juillet 2026 Meyomessala Hebdo du 13 Juillet 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo Supplément du 09 Juillet 2026 Meyomessala Hebdo Supplément du 09 Juillet 2026 500 CFA
  • Meyomessala Hebdo du 06 Juillet 2026 Meyomessala Hebdo du 06 Juillet 2026 500 CFA
Flash Infos
5 août 2026
Séjour du Président Paul Biya à l’étranger : Le Gouvernement rassure
5 août 2026
CAN Féminine 2026: Le Cameroun au rendez-vous des quarts de finale
5 août 2026
Recensement Général: Le Cameroun opte pour une nouvelle prorogation
29 juillet 2026
CAN Féminine 2026: Les Lionnes à l’assaut de leur premier sacre
29 juillet 2026
Allocations Familiales: Le gouvernement entame la vérification
29 juillet 2026
Dépravation des mœurs en ligne: Le MINPROFF condamne
22 juillet 2026
Signes distinctifs: Le MINAT somme les ONG à la conformité
22 juillet 2026
Fichier Électoral: ELECAM milite pour l’inclusion des peuples autochtones
22 juillet 2026
Body Filler: Le Minsanté précise le cadre légal
22 juillet 2026
Coupe du Monde: L’Espagne remporte sa deuxième étoile face à l’Argentine

QUI SOMMES NOUS

Meyomessala international est un outil de communication stratégique, axé sur le marketing politique des leaders d’opinion , des acteurs de la société civile africaine ainsi que des acteurs économiques. C’est une publication et une diffusion du Groupe BYSSEN, entreprise de droit camerounais spécialisée dans la communication écrite et cybernétique.

Follow us

Catégories

  • Actualités
  • Chronique
  • Culture
  • Dossiers
  • Economie
  • Flash Infos
  • International
  • Non Classé
  • Politique
  • Santé
  • Société
  • Sports

NEWSLETTER

  • Accueil
  • Qui sommes nous
  • Contact
  • Boutique
  • Panier
  • Afrique Monde

© 2026 Groupe Byssen

error: Content is protected !!
Aucun résultat
Voir tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • Culture
  • Santé
  • Sports
  • International
  • Dossiers
  • Chronique
  • Boutique

© 2026 Groupe Byssen